Chaleurs

 

 

Rétrospective de l'élevage du Pli du Soleil

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Cycle sexuel chez la chienne

 

Généralités

 

Les chaleurs chez la chiennes sont les premières manifestations de la maturation folliculaire qui s’accompagne d’une production d’œstrogènes. Classiquement, les effets des œstrogènes sont : une tuméfaction de la vulve, une augmentation des saignements observables à la commissure vulvaire et l’attirance des mâles vivant dans l’environnement. Chez certaines chiennes les manifestations cliniques seront plus ou moins frustres, d’autres fois exacerbées. Il n’y a là rien de pathologique…

 

Pour ce qui concerne les modifications du comportement, elles correspondent le plus souvent à une séquence de refus de l’accouplement dans un premier temps (pro-œstrus) puis de recherche d’un partenaire sexuel (œstrus) dans un second temps. L’attitude d’une femelle en chaleur est parfois très caractéristique : la chienne est campée sur ses postérieurs, la queue relevée et déviée sur le côté pour permettre plus facilement l’intromission. Le problème est que cette attitude est particulièrement propice à la remise en cause de la hiérarchie : une femelle qui se laisse monter sur le dos pourrait laisser à penser qu’elle a perdu son statut de dominante au sein d’une meute. De même, la présence d’une femelle en chaleurs au sein d’une meute constitue un motif de remise en cause de la hiérarchie au sein du groupe : si la femelle en chaleurs n’est pas la chef de meute, elle représente toutefois – pour un temps donné – une source d’intérêt plus important que la dominante pour les mâles… D’où luttes éventuelles ou synchronisation des chaleurs, la dominante étant alors plus rapidement en chaleurs que prévu. Chez les loups, ce phénomène est plus marqué encore, puisque seule la femelle dominante extériorisera des chaleurs marquées, alors que les autres femelles seront chargées de mettre en place une lactation de pseudo gestation pour l’allaitement des futurs louveteaux.

 

  • L'âge de la puberté se situe entre 6 et 18 mois selon les races pour les mâles comme pour les femelles.

  • L'abstinence totale ne nuit pas au mâle et à la femelle tant sur le plan physique que psychique.

  • Les chaleurs surviennent environ 2 fois par an (tous les 6 mois).

  • le nombre des chaleurs par an importe peu, c'est la régularité de ces chaleurs d'une année sur l'autre qui est plus importante (régularité dans l'intervalle entre les chaleurs et leur déroulement)

  • la chienne n'est fécondable que durant 48h environ

  • certaines chiennes accepteront de se faire saillir en dehors de la période fécondable

  • certaines chiennes très dominantes refuseront le mâles quelle que soit la phase de leur cycle

 

Cycle sexuel chez la chienne

 

 

Phase folliculaire

Pro-œstrus : en général de 5 à 15 jours (mais cela peut aller de 3 à 30 jours)

  • vulve dilatée, début d'œdèmation de la vulve

  • pertes vulvaires sanguines plus ou moins abondantes,

  • phase d'attirance du mâle mais pas d'acceptation de la part de la femelles

  • croissance folliculaire

  • augmentation du taux d'œstrogène

  • pic de l'hormone lutéinisante (LH)

Œstrus : en général de 3 à 10 jours (mais cela peut aller de 3 à 30 jours)

  • vulve moins dilatée, œdèmation maximale de la vulve

  • pertes vulvaires moins importantes

  • phase d'attirance du mâle et acceptation par la femelle

  • augmentation du taux de progestérone

  • ponte ovulaire, maturation du corps jaune et des ovocytes. On compte 48 à 72 h pour que les ovocytes soient fécondables

 

Phase lutéale :

Métœstrus : 2 mois (en général de 50 à 55 jours)

  • vulve normale

  • pertes vulvaires marron au début ou pas de pertes

  • refus du mâle

  • phase du corps jaune sécrétant

  • persistance d'un taux élevé de progestérone

  • gestation et lactation éventuelles

 

Phase de repos sexuel :

Anœstrus : 2 à 9 mois

  • pas de pertes vulvaires

  • refus du mâle

  • taux de base des hormones

FAQ

 

Question : En discutant avec plusieurs éleveurs de petites et moyennes races, j'ai appris qu'ils provoquent le début des chaleurs de leurs chiennes en leur donnant de la cabergoline, molécule utilisée normalement pour supprimer la lactation lors des grossesses nerveuses. Est ce si anodin que cela?

Réponse :

L’induction de l’œstrus peut être obtenue avec différentes molécules. La plus souple à utiliser actuellement est en effet la cabergoline : elle offre l’avantage d’obtenir des résultats intéressants et possède un minimum d’effets toxiques. En fait, tout repose sur le rôle prédominant de la prolactine dans le contrôle des cycles sexuels chez la chienne.

 Chez la plupart des mammifères, la FSH a longtemps été l’hormone la plus utilisée, en association avec les œstrogènes et/ou la progestérone. La LH (ou l’hCG) étant alors utilisée pour provoquer l’ovulation. Chez la chienne, cette hormone (qu’elle soit utilisée sous une forme purifiée – FSH – ou extraite de l’urine de juments – eCG ou PMSG) provoque une réponse folliculaire inadaptée : la production d’œstrogènes est souvent trop importante (soit dans le temps, soit en quantité) et provoque des pyomètres, sinon elle demeure insuffisante… Bilan = les chiennes rentrent bien en chaleurs mais n’ovulent que dans moins de 20% des cas, alors qu’elles présentent dans plus de 50% des cas des complications graves pour leur santé (pyomètre en premier, … mais parfois aussi des aplasies médullaires dont l’issue est bien évidemment toujours mortelles) 

Chez la chienne, la prolactine représente l’hormone clé du contrôle des cycles sexuels. Lors des études de toxicité à long terme des antiprolactiniques (parmi lesquels la cabergoline, mais aussi d’autres molécules), les experts ont noté que les chiennes traitées avaient tendance à revenir en chaleur plus rapidement… mais ont considérée que cet effet secondaire était globalement sans incidence sur l’état de santé des animaux, en particulier en comparaison de l’intérêt du traitement. Plusieurs années plus tard, plusieurs équipes se sont intéressées à cet effet secondaire en considérant qu’il pouvait avoir son intérêt dans d’autres situations. J’ai ainsi fait partie de ceux qui ont évalué les effets de la cabergoline sur l’induction de l’œstrus chez la chienne. Les résultats obtenus au CERREC sont les suivants : le traitement d’induction donne des résultats satisfaisants (chaleurs + ovulation = gestation possible) dans 75% des cas, pour autant qu’il soit réalisé sur des chiennes présentant un anoestrus prolongé (>8 mois) et aucune autre cause (hypothyroïdie ou corps jaune persistant) pouvant expliquer l’absence de chaleurs ; 50% des chiennes rentrent en chaleurs pendant la période des 3 semaines de traitement envisagée, 25% dans les 3 semaines qui suivent, le traitement étant quoi qu’il advienne interrompu à 3 semaines ou dès le 2e jour des chaleurs obtenues. Ce traitement est certes coûteux, mais les résultats sont excellents si l’on considère que l’investissement est plafonné (3 semaines maxi).

 Nous avons également évalué les résultats d’un traitement réalisé avec un objectif légèrement différent : induire des chaleurs plus précocement, de sorte que l’on puisse obtenir chez la chienne 3 œstrus par an (= 3 gestation éventuellement ?) plutôt que 2 uniquement. Je ne discuterais pas ici de la justification – zootechnique ou éthique – d’un tel traitement. Quoi qu’il en soit, s’il est possible sous certaines conditions d’obtenir une induction anticipée de l’œstrus, les insuffisances lutéales et les avortements qui en découlent sont fréquents dans ces cas là… et le traitement s’avère inutile si la chienne était gestante au cycle précédent (absence de réponse). Comme quoi, la nature reste bien faite !...

 Plus récemment, des analogues de GnRH ont été utilisés avec succès pour l’induction de l’œstrus chez la chienne avec une réponse particulièrement rapide (ovulation au 6e jour) lorsqu’ils sont administrés à l’aide d’un implant placé dans la muqueuse vaginale. Ces molécules permettent aujourd’hui d’envisager la synchronisation des chaleurs et éventuellement d’autres biotechnologies liées à la reproduction. Mais il s’agit là d’une voie d’avenir pour la recherche, plus qu’une véritable application possible sur le terrain. Samuel 2005


Question : je suis la propriétaire d'une Léo de bientôt 3 ans mais qui n'a fait que 2 fois ses chaleurs. Entre les premières et les deuxièmes, une pause de dix mois s'est écoulée. Dois-je compter sur le même délai pour les prochaines chaleurs,  dois-je m'y attendre plus tôt, y a-t-il un risque?. Quel est votre avis à ce sujet ?

Réponse :  il n'y a pas de raison particulière à ce que le cycle soit régulier à 10 mois, plutôt qu'à 7 mois... Il n’y a aucun moyen de dire si ce sera le cas ou non.

 Il faut pour autant ne pas s'inquiéter de cet intervalle pour la chienne, cela ne peut que diminuer les risques de tumeurs mammaires ou de métropathies.

Une chienne qui fait des chaleurs tous les 7 mois produit 70 à 80 jours de Progestérone, c'est à dire qu'elle passe près d'un 1/3 de sa vie sous progestérone. Hors la Progestérone est promoteur de cancers, qu'elle soit d'origine naturelle ou externe :

  • Pour les tumeurs, c'est l'imprégnation en progestérone qui crée le risque de tumeurs

  • Pour les pyomètres, c'est la fréquence des cycles qui prédispose au problème. Quand la chienne ovule, la Progestérone produite conduit au développement d'un pyomètre:

Plus les chaleurs sont fréquentes, plus l'utérus est sensibilisé par les œstrogènes produits par l'ovaire. Les chiennes qui font des chaleurs tous les 4 mois sont très exposées!: De même que les chiennes qui prennent de l'âge, puisque l'ovaire a tendance à fonctionner de façon plus irrégulière ou anarchique.

C'est pour cela que l'on considère qu'une chienne de plus de 6 ans à un risque de développer un pyomètre de 60% des cas pour chaque cycle... Cela rend la stérilisation plus intéressante à envisager vu sous cet angle. Samuel

 


Question : est-il vrai que les chiennes ont 2 pontes ovulaires?

Réponse : Les chiennes ovulent effectivement à partir de chacun des deux ovaires, de façon simultanée (à droite, comme à gauche). Ce n’est pas la même situation par exemple chez la femme qui ovule alternativement sur l’un puis l’autre des deux ovaires d’un cycle à l’autre (1 fois à droite, 1 fois à gauche, …). Par contre, tous les ovocytes ne sont pas expulsés de façon synchrone : leur libération est étalée sur une période de quelques heures, ainsi que le confirment des études plus récentes à l’aide de l’imagerie médicale, entre autre… C’est cet étalement dans le temps qui explique le mieux le fait que la chienne peut donner naissance à des produits issus de plusieurs mâles différents, plus qu’une variation dans la durée de survie des spermatozoïdes ou la durée de maturation finales des ovocytes (méiose dans les voies génitales femelles). Samuel


Question : 20 semaines d'écart entre les dernières chaleurs de ma chienne!! Pensez vous qu'elle va garder le même écart ?

Réponse : Les variables  vont de "tous les 4 mois » à « tous les 2 ans pour les Léos ». Une femelle peut modifier la date des ses chaleurs

  • pour des raisons de santé : kyste, tumeurs…,

  • pour des raisons de saison : printemps précoce ou tardif,

  • pour des raisons  de groupe ou des raisons psychologiques : visite d’une femelle  en chaleur ou sur le point de l’être, début des chaleurs de la femelles dominante du groupe ou d’une qui aimerait bien le devenir etc.…

Une femelle ne peut pas provoquer ses chaleurs en dessous de 2 mois, dans ce cas, il s’agit d’un problème de santé.


Question : Une chienne peut elle changer son cycle, en cours de vie?

Réponse : Souvent, en prenant de l’âge, le temps entre le début des chaleurs et l’ovulation s’allonge. Beaucoup de raisons peuvent modifier les chaleurs ou l’ovulation, les hormones sont très facilement perturbées.


Question : Quel est le taux de prolificité d'une chienne Léonberg?

Réponse : Le taux de réussite  pour les saillies est environ de 50% pour les Léonbergs avec une moyenne de 6  à 7 chiots. Il n’a presque  pas changé  depuis  le début de la race en France. Bernadette


 

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