Coeur

 

 

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A propos des Maladies Cardiaques

Par le Dr Samuel Buff

 

Une subdivision relativement simple des maladies du cœur peut être faite selon que l’on considère les malformations cardiaques (les défauts de naissance du cœur ou des principaux vaisseaux sanguins) et les maladies acquises du cœur.

Les malformations - également appelées «  défauts congénitaux » du cœur - sont présentes lors de la naissance, et seraient pour la plupart liées à des prédispositions génétiques. Les maladies acquises font référence à un problème qui n'est pas le présent (comme un cadeau) à la naissance, mais qui est "acquis" au cours de la vie. Beaucoup de maladies acquises ont une base génétique, mais l’état futur de l’animal n'est pas évident avant que le chien n’ait évolué, qu’il soit entièrement « mûr ».

Le Léonberg, comme d’autres races, est notamment enclin au développement d’une maladie acquise qui affecte le muscle cardiaque, et que l’on dénomme du nom savant de cardiomyopathie dilatée (CMD).

 

Fonctionnement Normal du Cœur

 

Le cœur d’un chien est normalement constitué de quatre chambres couvertes par une membrane mince (le péricarde). Le sang retourne au cœur via des veines qui se vident dans deux réservoirs de sang (l’atrium gauche et l’atrium droit). Deux chambres musculaires pompent le sang vers le corps (le ventricule gauche) et vers les poumons (le ventricule droit). Les actions de remplissage et de pompage du cœur sont coordonnées par un système électrique qui agit comme un stimulateur cardiaque (le nœud sinusal) placé au niveau de l’atrium droit. L'activation électrique des cellules du muscle cardiaque stimule leur contraction individuelle et celle de la chambre entière.

Les contractions coordonnées et la relaxation du cœur sont responsables de l’augmentation de la pression dans les artères et de la circulation du sang dans tout le corps. Le déplacement du sang dans les différentes chambres du cœur est maintenu dans une seule direction par une série de valves qui servent de « clapet anti-retour ». Il y a quatre valves : l’une est placée entre l’atrium gauche et le ventricule gauche (la valve mitrale) et une autre est située entre l’atrium droit et le ventricule droit (la valve tricuspide) ; il existe également deux valves complémentaires placées à la sortie de chaque ventricule (la valve aortique et la valve pulmonaire).

Les maladies du cœur impliquent un ou plusieurs de ces composants structurels : le péricarde (affections péricardiques), le muscle du cœur (affections myocardiques), les valves du cœur (affections valvulaires), le système électrique (arythmies), ou les vaisseaux sanguins (maladies vasculaires).

 

Maladies Congénitales du Cœur

 

Les maladies congénitales du cœur (cardiomyopathies congénitales) incluent un certain nombre de malformations spécifiques du cœur et des gros vaisseaux quittant le cœur (l'aorte et l'artère pulmonaire). Quoique les défauts congénitaux du cœur ne soient pas fréquents chez le Léonberg comparé à d'autres races, un certain nombre de malformations ont été observées par des cardiologues vétérinaires au cours des dernières années. Les exemples de défauts congénitaux du cœur incluent :

  • des malformations (dysplasie) des valves atrio-ventriculaires (valve mitrale, valve tricuspide) ;

  • des malformations des gros vaisseaux menant à une obstruction du flux sanguin (sténose aortique, sténose pulmonaire) ;

  • des défauts des septa cardiaques (défaut du septum atrial, défaut du septum ventriculaire) ;

  • un développement incorrect des gros vaisseaux ou d'autres structures vasculaires (comme la persistante anormale de l’arc aortique droit) ;

  • d'autres désordres congénitaux, complexes et multiples, du péricarde ou des vaisseaux sanguins (comme la Tétralogie de Fallot).

Détection

L'utilisation prudente du stéthoscope (l'auscultation cardiaque) devrait permettre au vétérinaire d’identifier pratiquement tous les défauts congénitaux du cœur. L'auscultation est très importante, particulièrement lors des visites réalisées à l’âge de sept à 16 semaines : elle permet de mettre alors en évidence un bruit caractéristique de « murmure » du cœur (il est particulièrement rare qu’une cardiomyopathie congénitale soit présente sans murmure). Toutefois, les murmures sont rarement présents dès la naissance, et échappent souvent à la détection lors des premiers examens. Toute la difficulté réside donc dans la nécessaire distinction qui doit être faite entre un murmure doux et innocent (celui d’un cœur de chiot) de celui qui est causé par une cardiomyopathie congénitale. Les murmures innocents du cœur du chiot deviennent de plus en plus doux et disparaissent dès lors que celui-ci a atteint l’âge de 4 mois : si un murmure persiste au-delà de cet âge, il faudra consulter un vétérinaire cardiologue.

Base héréditaire

Il n'y a aucun doute que beaucoup, si non la majorité des cas de cardiomyopathie congénitale ont une base génétique. Le travail du Dr. D. Patterson dans les années 1960-70 établis clairement la base génétique des cardiomyopathies congénitales dans un certain nombre de races. Le mode de transmission est rarement direct et il peut être difficile de déterminer si le père, la mère, ou les deux parents sont porteurs. En 2005 il n'existe aucun test qui permette, sur le sang ou un prélèvement de tissu, de savoir si un animal est porteur. Si une cardiomyopathie congénitale est confirmée pour un chien, ce chien ne devrait par précaution jamais être mis à la reproduction, même si le défaut peut être corrigé chirurgicalement…

Dans certains pays, et selon les races, il existe des organismes chargés de recueillir et de consigner toutes les informations concernant les cardiomyopathies congénitales chez le chien. Quelques organisations de race enregistrent également de façon informelle des chiens en exigeant une lettre décrivant les résultats d'un examen échocardiographique (+/- un examen Doppler) réalisé par un spécialiste. Dans le système américain OFA par exemple, des chiens peuvent être provisoirement approuvés en tant que chiots, mais devront être âgés d’au moins 12 mois au moment de la certification finale (délivrance d’un certificat) avant d’être reconnus indemnes de maladie congénitale du cœur. Des formes spécifiques sont employées par certaines organisations d'enregistrement. Les examens peuvent varier d'une auscultation simple du cœur avec un stéthoscope aux études plus détaillées comme l’échocardiographie ou l'électrocardiographie ambulatoire (Holter ECG).

 

Congénital contre génétique ?

 

Il est crucial de distinguer un défaut congénital du cœur - un désordre présent dés la naissance – d’une maladie du cœur acquise. Alors que les spécialistes sont pratiquement certains que différentes affections acquises du cœur ont une base génétique sous-jacente, comme c’est le cas pour la cardiomyopathie dilatée, ces maladies ne peuvent pour autant pas être considérées comme un défaut congénital du cœur. Pour cette raison, la plupart des organismes internationaux d'enregistrement, comme l'OFA, n'inscrivent pas les cardiomyopathies au chapitre des maladies congénitales du cœur. Quelques organisations établissent donc des bureaux d'enregistrement séparés pour les affections congénitales et pour les maladies acquises.

 

Maladies de cœur Acquises

 Considérations Générales

 

Les maladies du cœur acquises incluent une variété de désordres. Ceux-ci comprennent les maladies :

  • du péricarde (la poche qui entoure l'extérieur du cœur) ;

  • des valves du cœur (dégénération des valves, infection des valves ou endocardites) ;

  • du myocarde (maladie du muscle du cœur) ;

  • de la formation d'impulsion et du système de conduction correspondant (activité électrique incorrecte du cœur, aussi appelé arythmie cardiaque) ;

  • des vaisseaux sanguins (par exemple, lors de dirofilariose, la présence du parasite dans le cœur endommage les vaisseaux sanguins et plus particulièrement les artères pulmonaires).

La pathologie cardiaque peut aussi se développer secondairement à un problème situé ailleurs dans le corps, par exemple :

  • une anémie modérée à sévère peut mener à l'agrandissement du cœur et peut précipiter l'arrêt du cœur chez un chien présentant une atteinte sous-jacente (comme une cardiomyopathie) ;

  • l'hypertension que peut entraîner une atteinte chronique des reins peut causer un épaississement du muscle cardiaque (qui s'hypertrophie) ;

  • une hypothyroïdie très sévère (réellement sévère, pas les formes habituelles) peut diminuer la fonctionnalité du muscle cardiaque. Toutefois, il n'existe aucune preuve qu’une cardiomyopathie puisse être causée par une hypothyroïdie (en fait, la preuve publiée est bien celle du contraire) ;

  • l'administration excessive d'hormones thyroïdiennes peut augmenter la demande du travail cardiaque, agrandir le cœur et causer des rythmes rapides ou irréguliers de celui-ci. Les chiens pour lesquels le risque est le plus grand sont ceux qui consomment régulièrement des doses quotidiennes relativement hautes (des doses excédant 0.75 mg deux fois par jour). Ce risque est prévenu en demandant que la concentration sanguine de thyroxine soit vérifiée périodiquement (une fois qu'une dose stable de suppléments thyroïdiens a été établie naturellement) ;

  • des tumeurs de la poitrine peuvent enfin comprimer le cœur et détériorer son fonctionnement.

Les signes cliniques de ces affections sont tout à fait variables et une revue complète de chaque désordre est au-delà de la portée de cette discussion. Les chiens qui présentent une atteinte peu grave peuvent paraître complètement normaux. Les signes les plus fréquents d’une atteinte du cœur incluent une fatigabilité et une intolérance à l’effort, une respiration difficile ou une détresse respiratoire, l'incapacité de se sentir à l'aise au moment de se coucher, de la toux, des défaillances, voire des épisodes d’écroulement.

AUCUN de ces symptômes n'est pour autant spécifique d’une maladie du cœur, mais un bilan de la fonction cardiaque doit dans ces cas être considéré sérieusement. Le diagnostic de ces différentes affections pourra être fait par une combinaison d'examens physiques, des radios, l'échographie du cœur (échocardiographie), l'électrocardiogramme et des essais en laboratoire (d'habitude des analyses de sang).

 

Cardiomyopathie dilatée (forme classique)

 

La cardiomyopathie dilatée correspond à une maladie du muscle cardiaque génétiquement prédisposé. Cette maladie du muscle cardiaque est dite "primaire", c'est-à-dire qu’elle ne peut pas être expliquée par un autre problème médical ou cardiaque. Par exemple, la cardiomyopathie dilatée n'est pas liée à un désordre endocrinien (les hormones), à un défaut du régime alimentaire, à un rétrécissement des artères coronaires, ou à un problème de valves…

La cardiomyopathie dilatée concerne de nombreuses espèces animales aussi bien que l’homme. L'anomalie essentielle lors de cardiomyopathie dilatée est l'incapacité de la cellule cardiaque à se contracter normalement. Les chambres du cœur se dilatent et la taille de l’organe augmente alors de façon anormale. La meilleure façon d'identifier cette contractilité insuffisante du muscle est l'examen échographique du cœur (échocardiographie) : la mesure de la « fraction de raccourcissement » permet de quantifier la capacité du cœur à se contracter.

L’origine précise de cette incapacité à se contracter normalement est encore inconnue, mais elle est plus certainement liée à la présence de certains gènes. D'autres facteurs (par exemple, le sexe, l'âge, ou la lignée) influencent probablement l’initiation, le développement, ou la sévérité de la cardiomyopathie dilatée. Ces facteurs, encore mal compris, peuvent expliquer la variabilité des observations réalisées pour cette maladie. En 2005, le mode de transmission n'a pas été définitivement établi, et il n'existe pas non plus de test sanguin ou tissulaire permettant d’identifier des individus affectés ou porteurs de la maladie. Cette situation est donc particulièrement contrariante, tant pour les éleveurs que pour les vétérinaires.

La maladie peut se développer à n'importe quel âge (de moins de 6 mois à plus de 10 ans). Il n'y a aucune méthode simple permettant d'identifier des chiens légèrement affectés : de nombreux chiens par ailleurs en excellente santé continuent donc de développer la maladie et ce, parfois avec une carrière de reproduction rondement menée.

 

Cardiomyopathie dilatée (forme discrète)

 

Des diminutions très subtiles de la capacité de contraction du muscle cardiaque ont peu de chances d'être détectées lors d’un examen clinique de routine, et les chiens atteints représentent des « porteurs sains » de la maladie. Ces faibles disfonctionnements du muscle cardiaque ne seront détectés que par l’usage d’examens plus sophistiqués, comme l’échocardiographie, et resteront inapparents pour d'autres méthodes ordinaires (l'examen du cœur à l’aide d’un stéthoscope, des radios, l'électrocardiogramme ordinaire). Cette situation est qualifiée de cardiomyopathie dilatée discrète (discrète parce que quelque chose y demeure obscur ou caché à la vue). La cardiomyopathie dilatée discrète correspond donc à la situation suivante : un animal apparemment sain avec la preuve échocardiographique d’une contraction du muscle cardiaque réduite.

La pratique du criblage (dépistage systématique) de la cardiomyopathie dilatée pourrait facilement devenir populaire, mais soulève quelques soucis parmi les cardiologues vétérinaires et les sélectionneurs. Certes, il n'existe plus aucun doute qu’une cardiomyopathie dilatée modérée à avancée peut facilement être détectée par échocardiographie. Cependant, la situation est plus difficile pour les cas de maladie occulte. La plupart des études échographiques du ventricule gauche dépendent seulement de deux mesures pour estimer la fonctionnalité du cœur (il s’agit des dimensions ventriculaires gauches au moment de la diastole - la phase de remplissage du ventricule - et de la dimension ventriculaire à la fin de la systole - après la contraction du ventricule). Les chiens de la plupart des races présentent une fraction de raccourcissement (la valeur diastolique, moins la valeur systolique, divisée par la valeur diastolique) supérieure à 25 %. Ainsi, si la dimension diastolique est de 40 mm et la dimension systolique de 30 mm, la fraction de raccourcissement est de 10/40 soit 25 %. Les valeurs de moins de 25 % sont souvent considérées comme suspectes. En fait, il semble plus raisonnable de ne retenir que des valeurs d’au moins 28 % à 30 % comme limites les plus basses d’une normalité garantie.

Quelle ne fut donc pas la consternation de nombreux propriétaire de Dobermans lorsqu’ils ont ainsi découverts par centaines, voire par milliers, que leur chien présentait une fraction de raccourcissement ventriculaire gauche inférieure à 25 % !

En fait, l’Université de Davis (Californie) a constaté que la moyenne de la fraction de raccourcissement des Dobermans examinés était approximativement de 26 % en employant l'approche d’un axe « court » et de seulement 22.5 % en employant celle du plus grand axe (nombreux étaient alors les chiens apparemment sains qui présentaient une fraction de raccourcissement < 25 %). Ces données écho-cardiographiques ont été interprétées de différentes façons par les spécialistes. Pour certains, ces résultats indiquent qu'un grand pourcentage de Dobermans sains est en fait atteint de cardiomyopathie dilatée… Pour d’autres, cela suggère que les valeurs habituellement employées pour d'autres races ne pouvaient pas être retenues pour le Doberman. Cette situation a également été observée pour d’autres races de plus grand format pour lesquelles les valeurs moyennes de la fraction de raccourcissement sont souvent proches de 22 – 25 % chez des individus sains.

Un autre souci apparaît si l’on considère les méthodes d’évaluation couramment utilisées qui font toutes appel à une dimension simple pour caractériser la contraction d'une structure tridimensionnelle. Quand d'autres modèles échographiques de la fonction ventriculaire gauche sont employés pour caractériser la contraction du cœur, quelques chiens avec les fractions de raccourcissement basses deviennent normaux. Ces résultats ont suscité quelque débat parmi des cardiologues et, en 2005,  il n'y a pas d'étude définitive publiée dans la littérature scientifique pour répondre à cette question.

Ainsi, lorsqu’un chien "cliniquement sain" présente une fraction de raccourcissement basse (moins de 18 %) et des arythmies ventriculaires relativement fréquentes, la plupart des cardiologues conviendront qu’il est sans aucun doute atteint de cardiomyopathie dilatée. Cependant, un chien dont le rythme cardiaque est normal, dont les dimensions des chambres sont normales et qui possède une fraction de raccourcissement ventriculaire dans la gamme de 20 – 25 %, ne peut être considéré que comme « suspect » d’être atteint… Le classement définitif ne pourrait être établi qu’à la suite d’un second examen (6 à 12 mois plus tard), et considéré sain s’il ne montre aucune progression évidente de n'importe quelle atteinte.

La maladie acquise la plus importance chez la race Léonberg pourrait bien être la cardiomyopathie dilatée. L'existence de cas confirme les inquiétudes issues de l’analyse des résultats de l'enquête santé qui avait été réalisée au cours de l’année 2000.

Les cas de cardiomyopathie dilatée rencontrés au cours de l’enquête menée avec le concours du Dr. P. KERVEILLANT et de l’Ecole Nationale Vétérinaire de LYON, et parfaitement confirmés, concernent pour l'essentiel des individus jeunes (2 à 4 ans tout au plus). Cela laisse à penser malheureusement que les individus plus âgés souffrant éventuellement de cette pathologie n'ont soit pas été présenté ("plus en état d'être transportés"), soit qu'ils sont éventuellement "déjà décédés" … des suites d'une telle affection.

Une proportion non négligeable d'individu présente également des valeurs que nous avons qualifiées de "suspectes" : la fréquence de raccourcissement est sensiblement modifiée (<28-30%), mais de façon encore insuffisante pour être considérée comme strictement pathologique. Elles pourraient correspondre à un sujet sain qui présenterait des valeurs anormalement faibles ; elles ne permettent toutefois pas d'exclure l'hypothèse d'une cardiomyopathie dilatée en cours d'évolution (individus qui pourraient bien être un jour cliniquement atteints, d'ici quelques mois, peut être quelques années)

Si l'on tient compte du fait que l'évolution des cas de cardiomyopathie dilatée se fait systématiquement vers une aggravation de la situation à plus ou moins long terme, il est nécessaire d'envisager une réévaluation des sujets "suspects" l'année suivante Seule cette évaluation à plus long terme devrait permettre de juger de l'opportunité ou non d'une modification pour le Léonberg de la norme permettant de distinguer les individus parfaitement indemnes des individus qui évolueront à terme vers une atteinte clinique (ainsi qu’il a été fait pour le Doberman).

Ainsi, il nous sera peut-être donné de constater que des individus a priori "suspects" n'évoluent pas au cours des examens successivement réalisés. Ceux-ci devront alors être considérés comme indemnes, et permettront de faire évoluer la norme retenue. Si à l'inverse, tous les individus "suspect", mais non encore atteints, évoluent vers une dégradation des mesures réalisées, il nous faudra bien considérer que la norme n'a pas lieu d'être révisée, et qu'elle constitue le véritable critère discriminatoire.

Il convient donc de poursuivre l’étude préliminaire  entreprise sur une période d'au moins 2 ou 3 ans afin d'y voire plus clair, car il serait désastreux pour la race de vouloir trop précipiter les choses.

La difficulté consiste donc auà filtrer convenablement les individus atteints, sous peine de les voire reproduire et disséminer la pathologie au sein de la race, sans pour autant perdre la variabilité génétique. En l'état actuel des éléments dont nous disposons, il nous parait seulement possible d'écarter de la reproduction les individus les plus atteints en proposant qu'un premier examen soit réalisé dans le jeune âge. Toutefois, il faut être parfaitement conscient que l'"habilitation" d'un reproducteur (mâle ou femelle) ne pourrait être maintenue qu'à l'issu d'une réévaluation de l'individu à un moment et dans des conditions qui restent encore à définir.

Si une cardiomyopathie dilatée devait être diagnostiquée, quelle serait donc la meilleure marche à suivre ? Premièrement, il faudra considérer le degré de confiance du diagnostic : s’il est certain (FR < 18% par exemple), la mise à la reproduction n’est plus conseillée. L’initiation d’un traitement pour des chiens cliniquement sains exigera également une considération prudente. La question d’une thérapie "prophylactique" demeure non résolue. Certes, les drogues utilisées semblent ralentir efficacement l’évolution de maladie du muscle cardiaque, et il semble aujourd’hui y avoir suffisamment de recherche en laboratoire pour recommander une telle thérapie dans les cas confirmés. Pour autant, il n'existe encore aucune étude concernant les bénéfices à long terme de telles thérapies. D’une façon générale, l’opportunité d’un traitement ou de précautions particulières devra donc être discutée avec un vétérinaire.

La situation est  loin d'être simple, et il ne serait pas souhaitable de renouveler les expériences malheureuses qui ont été observées pour ce qui concerne d’autres races ou d’autres pathologie : PRUDENCE, et surtout PAS DE CONCLUSION HATIVE

 

Mort Subite

 

Témoignages et divers

 

Il semblerait que les insuffisances cardiaques touchent 10% des chiens toutes races confondues.

A partir de 7 ans, toujours toutes races confondues, 1 chien sur 4 peut souffrir d’une insuffisance cardiaque congestive

Source : http://www.boehringer-ingelheim.fr/

 

 

FAQ

 

Question : Quels examens sont nécessaires pour dépister une éventuelle cardiomyopathie si on veut le faire très sérieusement?

Réponse : Il y a moyen de caractériser des paramètres qui permettent de mettre en évidence une éventuelle cardiopathie au travers de prises de sang, d’échographies du cœur et d’enregistrements Holter. Ce dernier examen nécessite de tondre une petite partie du poil pour poser les électrodes permettant l’enregistrement du rythme cardiaque sur 24 heures. L'appareil est ensuite maintenu par un bandage


Question : Une jeune femelle est morte d' un arrêt cardiaque instantané en pleine exposition.

Réponse : le stress des expositions est important pour un chien et s’il a une malformation cardiaque cela peut lui être fatal. Il faut penser aussi à la mort subite identique à celle que nous appelons "mort blanche" ou "mort subite des nourrissons" cela arrive aussi pour les chiens et il n'y a aucune malformation cardiaque


Question : lors d'une insémination, mon chien était tellement excité en revenant voir la femelle qu'il a eu un malaise. Le vétérinaire a fait des tests (notamment un enregistrement Holter) et m'a dit de ne pas m'inquiéter qu'il s'agit de syncopes neurocardiogéniques. Qu'est ce que cela veut dire?

Réponse : le synonyme de la syncope neuro cardiogénique c'est la syncope vagale, le chien "tourne de l'œil!". Il s'agit d'une brève perte de connaissance non pas liée au cœur mais à un "ordre" neurologique (stress, excitation...). Les syncopes vagales sont particulièrement spectaculaires mais ne présentent pas de danger pour le patient  et, en général, ne nécessitent pas de traitement spécifique.

 

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