Démodécie

 

 

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Démodécie

(Demodex canis)

 

La démodécie est une pathologie cutanée affectant généralement de jeunes animaux, causée par un acarien : Demodex canis. Bien que cela puisse paraître surprenant pour la plupart d’entre nous, il faut savoir que le même acarien vit la plupart du temps sur le corps de tout chien adulte et sur celui de la plupart des êtres humains, sans causer le moindre dommage ou la moindre irritation.

Le Demodex mesure 0,25 mm de long, et ressemble à un « petit alligator ». Il vit dans les follicules pileux (diverticules de la peau où s’enracinent les poils avant de sortir par le pore), d’où le nom de «follicular mange » – démangeaison folliculaire – utilisé par les anglo-saxons. Chez l’homme le Demodex se trouve généralement dans la peau, le lit de l’œil et les déjections nasales.

Dans tous les cas, la pathogénicité ou l’innocuité du Demodex pour un chien dépend de la capacité de l’animal à maintenir le développement du parasite sous contrôle. La démodécie n’est pas une pathologie des élevages mal tenus ou sales : c’est une maladie du jeune chien présentant un développement limité ou inadapté du système immunitaire, ou encore de l’adulte souffrant d’immuno dépression.

Tous les animaux, quels que soient leur âge et leur état clinique, hébergent des Demodex, mais le parasite se multiplie et développe son pouvoir pathogène chez certains sujets uniquement, provoquant une démodécie. Les chiots nés par césarienne ne sont pas contaminés, ce qui exclue une contamination in utero. Cependant l’atteinte est précoce (elle a lieu dés les 24 premières heures de vie).

 

Pronostic et impact sur la sélection

La démodécie n’est pas une pathologie parasitaire comme les autres : en effet, la dépression immunitaire permettant aux chiots de développer la pathologie est le plus souvent d’origine héréditaire. Tous les chiots sont naturellement contaminés par leur mère, cependant seul un nombre restreint d’entre eux – ceux qui possèdent un système immunitaire déficient – vont développer la maladie. Cette sensibilité possède un support génétique et peut être transmise de générations en générations : il serait donc préférable, en présence d’individus atteints, de retirer les parents ainsi que les collatéraux de la reproduction si l’on souhaite voir les cas de démodécie généralisés disparaître.

 

FAQ

Question : Quel est le cycle de Demodex canis ?

Réponse : Le Demodex passe sa vie entière sur le chien : les œufs y sont pondus par la femelle, éclosent et les larves qui se développent se transforment en nymphes puis en adultes ; le cycle complet s’effectue en 20 à 35 jours.


Question : Comment est transmis Demodex canis ?

Réponse : L’acarien est transmis directement de la mère à ses chiots lors de leur première semaine de vie : le parasite ne peut survivre en dehors de l’animal et la transmission ne s’effectue que par contacts étroits entre individus. Seule la mère et ses chiots ont un contact physique suffisamment étroit : l’élevage et la zone de mise bas ne peuvent être contaminés. Il n’est donc pas nécessaire de traiter l’environnement en cas de démodécie.

Les lésions, lorsqu’elles sont présentes, apparaissent généralement sur la tête du chiot : il s’agit de la région la plus souvent en contact avec la mère, lors des tétées en particulier. En pratique, chaque mère est susceptible de transmettre des Demodex à sa progéniture. Si la plupart des chiots ne semblent pas affectés, c’est parce qu’il sont suffisamment immunisés : seuls les chiots dont l’immunité est déficiente développeront une dermatose.


Question : Quels sont les symptômes de la démodécie ?

Réponse : La démodécie est dite localisée si l’animal développe moins de cinq lésions distinctes. Dans le cas contraire, on parlera de démodécie généralisée, c’est à dire que plus de cinq lésions intéressent l’ensemble des régions du corps. Dans la plupart des cas les lésions apparaissent chez des chiots de quatre mois.

Les lésions de démodécie sont caractérisées par une perte de poils associée à une peau rouge et épaissie, parfois croûteuse, d’aspect gras et suintant. Les parasites vivant préférentiellement dans les follicules, la perte de poils constitue le premier signe évocateur. Les dépilations affectent d’abord le museau, le pourtour des yeux et d’autres zones de la tête.

Dans les formes localisées de démodécie, les lésions circulaires, parfois croûteuses, intéressent préférentiellement le museau. Dans ce type d’atteinte les lésions rétrocèdent généralement spontanément lorsque le chiot prend de l’âge et développe sa propre immunité. Lorsqu’elles persistent, les lésions devront faire l’objet d’un traitement approprié.

Dans les atteintes généralisées, tout le corps présente des lésions : la tête, le cou, l’abdomen et les membres sont atteints. La tête, les flancs et le dos sont dépilés, et la peau souvent enflammée : elle craquelle et un exsudat est libéré par ces plaies, laissant un aspect gras, tant visuellement qu’au toucher. Certains animaux sont malades, déprimés et fiévreux. A ce stade, les surinfections bactériennes sont fréquentes. De tel patients doivent être traités au plus tôt, énergiquement et efficacement.


Question : Comment diagnostiquer la démodécie ?

Réponse : Lorsqu’une démodécie est suspectée, le diagnostic repose sur la réalisation d’un raclage cutané jusqu’à la rosée sanguine ou encore par la réalisation d’une biopsie de peau. Les Demodex sont identifiés au microscope (ils sont trop petits pour être visibles à l’œil nu) : un nombre important de parasites associé à la présence de symptômes cliniques constitue la base d’un diagnostic de certitude.


Question : Comment traiter la démodécie ?

Réponse : Le traitement classique fait appel à des shampooings et des lotions. Fort heureusement, la majorité des démodécies (près de 90 %) sont localisées, et les topiques s’avèrent suffisants. L’application quotidienne d’un onguent contenant 1 % de roténone s’est longtemps avérée efficace ; on lui préfère aujourd’hui celle d’un gel contenant 5 % de peroxyde de benzoyle. Des bains de peroxyde de benzoyle réguliers ainsi qu’une alimentation d’excellente qualité, riche en vitamines et en acides gras, complèteront utilement ce traitement. Dans ce type d’atteinte, les lésions rétrocèdent généralement spontanément lorsque le chiot prend de l’âge et ne justifient pas la mise en place d’un traitement agressif.

Lorsque le chiot développe une démodécie généralisée, un traitement plus intensif est souvent nécessaire. Bien que certaines études démontrent que 30 à 50 % des chiots atteints d’une forme généralisée recouvrent un état normal spontanément (sans traitement), la mise en place d’une thérapie adaptée reste primordiale dans ce type de maladie.

Le traitement de choix consiste en l’application d’amitraz tous les 15 jours. L’amitraz est un organophosphoré soumis à prescription (ordonnance du vétérinaire) et dont l’application doit être soigneuse : pour traiter le chien, l’homme devra mettre des gants en caoutchouc ; le traitement sera de plus réalisé dans un lieu parfaitement ventilé. Il est recommandé de tondre ou de couper le poils des chiens à grosse fourrure afin de favoriser le contact du produit avec la peau. Il sera préférable de shampouiner le chien avec un produit au peroxyde de benzoyle afin d’éliminer le sébum et les éventuels débris cellulaires.

La plupart des traitements nécessitent 4 à 14 applications : après les 3 ou 4 premières, un raclage cutané permettra de vérifier l’élimination du parasite. Les applications seront poursuivies jusqu’à ce que deux raclages successifs (réalisés à 15 jours d’intervalle) s’avèrent négatifs. Certains chiens, comme les chiens de races naines, particulièrement sensibles à l’amitraz, peuvent présenter un épisode de léthargie parfois accompagnée de nausées, voir de vomissements : une solution moins concentrée (diluée de moitié) sera alors utilisée.

Certains chiens ne répondent pas à ce traitement : la fréquence des applications pourra être augmentée, un traitement complémentaire pourra être instauré. Deux molécules, utilisables par voie générale, ont récemment fait la preuve de leur efficacité sur le terrain pour le traitement des démodécies généralisées :

  • l’ivermectine est habituellement utilisée chez les bovins et les ovins, en solution injectable ou en « poor on » ; seul votre vétérinaire pourra déterminer la posologie et le rythme du traitement ; (L’ivermectine ne doit pas être utilisée chez le colley et les races apparentées)

  • la milbémycine, administrée quotidiennement, s’est également avérée être efficace pour 50 % des animaux ne répondant pas au seul traitement à l’amitraz.

Les chiots atteints de démodécie généralisée, sont en général victimes d’infections opportunistes : un traitement antibiotique pourra être prescrit durant les premières semaines. L’administration d’un complexe poly-vitaminé et d’acides gras complètera le traitement.

Parce que le Demodex se développe abondamment chez les chiens présentant un système immunitaire déficient, il sera particulièrement indiqué de vérifier si une pathologie sous-jacente n’est pas responsable d’une baisse immunitaire surtout chez les animaux âgés.


Question : La démodécie peut-elle être transmise à l’homme ?

Réponse : Les différentes espèces de Demodex sont spécifiques de leur hôte : Demodex canis atteint les chiens, alors que Demodex folliculorum affecte l’homme.

 

Les acariens responsable de la démodécie sont transmis par la mère à sa progéniture durant les premiers jours de vie. Les premiers signes de dépilation se développent généralement après quatre mois.

A l’exception de cas rares (individu gravement immunodéprimé), la démodécie est le plus souvent curable, ou tout au moins contrôlable : le traitement est cependant lourd et long…

Les déficiences du système immunitaire à l’origine de l’expression de la maladie peuvent posséder un support héréditaire. Aussi serait-il préférable d’exclure les individus atteints de la reproduction.

 

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