Dysplasie dépistage

 

 

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Textes et FAQ sur la dysplasie

 

Aspects pratiques du dépistage de la dysplasie coxo-fémorale chez le chien

par

Pr. Jean-Pierre GENEVOIS

Professeur de Chirurgie, Département des Animaux de Compagnie, Ecole Nationale.Vétérinaire de Lyon, 1 Avenue Bourgelat, 69280 MARCY L’ETOILE, Membre de la souscommission dysplasie de la SCC, expert de la commission d’appel de la SCC, expert de la FCI pour les appels trans-nationaux concernant la dysplasie des hanches et des coudes.

Texte paru dans la revue Cynophilie Française n° 129 et publié avec l'autorisation de la SCC

 

1- Définition :

La dysplasie coxo-fémorale est définie, de manière officielle comme un « trouble du développement de la hanche engendrant une instabilité de cette articulation ».

Suite aux travaux de G. SMITH et de son équipe à l’université Vétérinaire de Pennsylvanie (années 1990 et suivantes), on sait que tout repose sur l’existence d’une laxité anormale (hyperlaxité) de l’articulation coxo-fémorale.

 Dans certains cas, cette hyperlaxité peut être compensée, lorsque l’animal se déplace, par l’action de la musculature fessière, qui recentre les têtes fémorales au fond des acetabulum. On parle alors d’hyperlaxité passive. Pour la mettre en évidence de manière systématique sur les radiographies, il faut utiliser des procédés particuliers (« radiographies en position forcée, sous anesthésie générale »). L’animal atteint ne subira pas forcément de déformations osseuses ou de processus arthrosique grave. Il va cependant transmettre à sa descendance son hyperlaxité coxo-fémorale. Parmi les descendants, la « compensation » de l’anomalie n’est pas systématique. Dans le cadre de la sélection, l’hyperlaxité passive devrait donc être considérée comme un élément péjoratif, au même titre que la laxité active.

Dans d’autres cas, l’hyperlaxité n’est pas compensée par la musculature fessière, et elle persiste lors de la locomotion. On parle alors de laxité active. Cette dernière débouche, à plus ou moins long terme, sur des anomalies structurelles (déformations osseuses et lésions articulaires) et sur un processus arthrosique.

2- Dépistage

2-1 Le dépistage officiel

Il est uniquement radiographique, et concerne des chiens qui ont terminé leur croissance. L’âge minimal varie de 12 à 16 mois en fonction des clubs pour les chiens de taille « standard », il est généralement de 18 mois chez les races géantes. L’animal est en décubitus dorsal, le bassin bien de face. Les membres postérieurs sont tirés vers l’arrière, parallèles entre eux et avec la colonne vertébrale, les rotules sont « au zénith ». Le cliché doit être identifié dans l’émulsion. Une attestation engageant la responsabilité du vétérinaire quant au contrôle du tatouage ou de l’identification électronique doit être rédigée. Elle doit préciser les conditions de réalisation (anesthésie générale, sédation, animal « vigile ») de la radiographie. La lecture s’effectue par un vétérinaire, désigné par le club de race, qui devient le lecteur « agréé »pour la race concernée. On peut reprocher au procédé standard un certain nombre d’imperfections :

  • l’âge officiel du dépistage fait peser un risque de non-détection des DCF susceptibles de se développer jusqu’à l’âge de 2 (voire 3 ?) ans. Il serait donc souhaitable, pour les reproducteurs de valeur de « confirmer »le résultat un an plus tard (notamment pour les sujets cotés « B »...).

  • l’existence d’une hyperlaxité sans modification des profils articulaires risque d’être masquée sur le cliché standard. Ceci est d’autant plus vrai si le cliché est effectué sur un animal non anesthésié (on observe depuis quelques années une inflation inquiétante du nombre de radiographies effectuées sans anesthésie. Dans la plupart des autres pays européens, cette manière de procéder est assimilée à un processus de fraude) Un certain nombre de chiens qualifiés de « normaux » sont donc dysplasiques (certains auteurs avancent le chiffre de 20% de « faux négatifs » parmi les sujets notés « A »), certains stades de dysplasie sont peut-être sous évalués... 

  • les erreurs de positionnement jouent un rôle plus ou moins important sur l’appréciation portée par le lecteur. En fonction de l’expérience de ce dernier, le problème sera pris en compte (rejet éventuel du film) ou ne le sera pas.

  • au plan de la lutte contre l’affection, la prise en compte du seul résultat individuel de la cotation radiographique, compte tenu des éléments cités plus haut, est assez peu « discriminante ». Ceci explique la lenteur des progrès observés au sein des races les plus atteintes, d’autant que le stade « C » est accepté par beaucoup de clubs pour la reproduction. En France, après examen du cliché, l’animal est placé dans l’une des cinq catégories de la classification FCI (circulaire du 10/04/92). Le lecteur examine la position de la tête fémorale dans la cavité acétabulaire (centrage, coaptation, couverture), l’aspect de l’interligne articulaire (pincement éventuel en zone dorso-latérale), la qualité du rebord acétabulaire cranial , l’importance du recouvrement dorsal, les éventuels remaniements arthrosiques secondaires, et la valeur de l’angle de Norberg-Olsson qui permet de juger de l’importance de la sub-luxation (= du déplacement latéral de la tête fémorale hors de l’acetabulum).

  • stade A = aucun signe de dysplasie : parfaite coaptation entre la tête du fémur et l’acétabulum. Angle de Norberg-Olsson au moins égal à 105°.

  • stade B = état sensiblement normal : correspond à deux possibilités: soit une coaptation de bonne qualité avec un angle de Norberg-Olsson compris entre 100 et 105°, soit une coaptation imparfaite, avec un angle de Norberg-Olsson supérieur à 105°.

  • stade C = dysplasie légère : coaptation imparfaite, avec un angle de Norberg-Olsson compris entre 100 et 105°. Présence éventuelle de légers signes d’arthrose sur l’acetabulum, le col ou la tête fémorale.

  • stade D = dysplasie moyenne : mauvaise coaptation et angle de Norberg-Olsson compris entre 90 et 100°. Modifications possibles du rebord acétabulaire craniolatéral et/ou signes d’arthrose .

  • stade E = dysplasie sévère : sub-luxation ou luxation articulaire, angle de Norberg-Olsson inférieur à 90°, possibilité éventuelle de modifications arthrosiques majeures .

2-2 Le dépistage précoce

Il peut reposer sur un cliché standard. Dans certains cas, ce dernier permet d’affirmer de manière incontestable l’existence d’une DCF chez un animal âgé de quelques mois. Si l’image est normale, il n’est pas possible de se prononcer de manière fiable. Pour éviter tout problème de contestation sur l’identité de l’animal radiographié, il faut penser à identifier de manière infalsifiable (= dans l’émulsion) un cliché de dépistage précoce, même s’il n’est pas « officiel ».

Le dépistage peut être clinique, et faire appel à la mise en évidence d’une hyperlaxité articulaire (test de Bardens, signe du ressaut d’Ortolani...). Le symptôme observé ne peut cependant pas jouer le rôle de preuve lorsque l’affection fait l’objet d’une contestation a posteriori, si le cliché standard de l’animal ne montre aucune anomalie.

Les clichés « en position forcée » permettent d’objectiver l’hyperlaxité articulaire. Seuls deux procédés permettent, à ce jour, de quantifier le déplacement des têtes fémorales.

Le procédé « PennHip » a été mis au point par Gail K. SMITH et publié en 1990. le chien est anesthésié et placé sur le dos : les fémurs sont perpendiculaires à la table, en très légère abduction. Les tibias sont horizontaux et les postérieurs sont manipulés par l’intermédiaire des jarrets. Un premier cliché « en compression » est réalisé en pressant fortement la région du grand trochanter (par l’intermédiaire de coussins de mousse), en direction de l’acetabulum. Le second cliché est réalisé « en distraction ». Pour ce faire, un appareillage, composé de deux colonnes radiotransparentes, dont on peut faire varier l’écartement, est intercalé 5 entre les cuisses de l’animal. L’écartement des barres est réglé en fonction de la distance séparant les deux têtes fémorales sur le cliché de dépistage standard, réalisé préalablement à la manœuvre. En rapprochant les genoux l’un vers l’autre, de part et d’autre des barres du distracteur, ces dernières font contre-appui sous les têtes fémorales, qui sont ainsi déplacées latéralement. L’indice de distraction est alors calculé en mesurant le déplacement du centre de la tête fémorale entre le cliché en compression et le cliché en distraction, puis en divisant cette mesure par le rayon de la tête fémorale. Pour SMITH, lorsque l’indice de laxité articulaire se situe en-dessous d’un indice donné (<0,3), l’animal a de fortes chances d’avoir des hanches normales à l’âge adulte. Cet indice de laxité articulaire n’est fiable qu’à partir de l’âge de seize semaines. Le positionnement de l’animal est plus complexe que celui utilisé dans la technique standard. Aux États-Unis, ce système est breveté. Les « distracteurs » ne peuvent être acquis, et les clichés réalisés, que par des vétérinaires ayant suivi une formation spécifique, et ayant obtenu une « certification ». Les radiographies doivent envoyées à un organisme qui constitue une banque de données des valeurs observées et donne la position du chien vis-à-vis de la valeur moyenne de l’indice de distraction au sein de sa race. En France, la législation face à ce type de brevet reste à définir. Par ailleurs on peut s’interroger sur la pertinence d’une extrapolation des chiffres publiés aux États-Unis, compte tenu de différences éventuelles liées aux souches raciales respectives? Une publication récente a confirmé l’intérêt du procédé dans le cadre de la sélection de reproducteurs à hanche « fermes » au sein d’effectifs (ou de races) à très fort taux de dysplasie.

En Suisse, le professeur Mark FLUCKIGER a mis au point un procédé permettant d’effectuer un cliché en position forcée, sans intervention d’un matériel spécifique. Le chien anesthésié est placé sur le dos, les fémurs sont placés dans un plan perpendiculaire à la table (comme pour le procédé « PennHip »), mais ils sont légèrement tirés en direction caudale, et forment un angle d’environ 60° par rapport à la surface de la table située en arrière de l’animal. Les membres sont maintenus et manipulés à la hauteur du 1/3 distal du tibia. L’opérateur rapproche légèrement les 6 grassets, et les deux postérieurs font l’objet d’une poussée en direction cranio-dorsale (dans l’axe longitudinal des fémurs). Sur le cliché, l’angle maximal entre le segment de droite joignant les TF et l’axe longitidinal des fémurs ne doit pas dépasser 90°. En cas d’hyperlaxité, la TF se déplace dorsalement (comme lors de recherche du signe d’Ortolani), ce qui s’apprécie sur la radiographie en effectuant une mesure de « l’indice de sub-luxation », qui correspond à la distance séparant le centre de la TF et le centre de l’acetabulum, divisée par le rayon de la TF. L’utilisation des procédés de radiographie « en position forcée » n’est pas reconnue dans le cadre du dépistage officiel de la dysplasie. Compte tenu de la forte héritabilité des critères de laxité (ou de fermeté) coxo-fémorale, il semble par contre intéressant d’utiliser ces techniques (réserve faite sur l’aspect législatif cité plus haut pour le procédé PennHip) dans le cadre de la sélection de reproducteurs à hanches « fermes » au sein des races les plus concernées par l’affection.

3- Résultats

L’importance exacte de l’affection au sein de chaque race est mal connue. Peu de chiffres sont disponibles. Leur pertinence est discutable car ils ne concernent que les animaux pour lesquels un cliché de dépistage est soumis à une lecture officielle. Une comparaison rapide entre le nombre de naissances annuelles déclarées (publié par la SCC) et le nombre de clichés examinés annuellement au sein de chaque race concernée dans le cadre du dépistage systématique montre qu’un nombre très réduit d’animaux (11% en moyenne sur un échantillon de 14 races, avec un maximum de 24%) fait l’objet d’un examen officiel. Par ailleurs de nombreux clichés s’arrêtent au stade du cabinet vétérinaire : lorsqu’il est manifeste que l’animal est fortement dysplasique, ces clichés ne sont pas envoyés à la lecture. Les animaux correspondants ne sont donc pas pris en compte dans les chiffres « officiels ». Les pourcentages de dysplasie au sein de chaque race, tels qu’ils émanent de l’OFA (Orthopedic Foundation for Animals : http//www.offa.org) aux USA , ou de lecteurs agréés dans les 7 pays européens, sont donc vraisemblablement inférieurs à la réalité. En France, sur un échantillon de 27 races ayant fait l’objet de plus de 100 lectures, 4 ont un taux de DCF dépisté situé entre 4 et 11%, 8 ont un taux de DCF dépisté situé entre 14 et 18%, 10 ont un taux de DCF dépisté situé entre 21 et 29%, 4 ont un taux de DCF dépisté situé entre 30 et 40%, une race a un taux de DCF dépisté supérieur à 60%.

4- Conclusion

Bien que la lutte contre la DCF soit ancienne, bien des progrès restent encore à accomplir. Le dépistage, pour être aussi fiable que possible, doit être effectué sous anesthésie ou tranquillisation poussée. Les lecteurs doivent respecter les critères FCI de la classification. Un individu classé « A » qui présente dans sa descendance un fort taux d’animaux dysplasiques est certainement un « porteur négatif » qu’il vaudrait mieux écarter de la reproduction (d’où l’intérêt du suivi de descendance). Les progrès vis-à-vis de la diminution du nombre d’individus atteints au sein des races les plus touchées nécessitent beaucoup d’efforts et de sacrifices. Bien que lents, ils sont possibles lorsqu’une politique cohérente de sélection est établie sur le long terme, l’exemple des résultats obtenus dans les pays scandinaves est là pour le démontrer.

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Extraits ou commentaires

 

Dr Schramme de la Caroline du Nord

Le Dr Schramme de la Caroline du Nord fait le point sur la dysplasie, au 12ème congrès de la société européenne des chirurgiens traumatologues et orthopédistes vétérinaires (septembre 2004 à Munich).

En résumé : en 2004, il n'y a aucune technique chirurgicale préventive utile et non-mutilante pouvant effectivement prévenir l'évolution vers l'arthrose.

  • Ne pas succomber à la publicité en matière de prévention chirurgicale de la dysplasie de hanche équivaut à:

    • soustraire votre chien à une mutilation absolument inutile

    • soustraire votre portefeuille à un allègement superflu"

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Dr Gail K. Smith University of Pennsilvania

 

Quelques points forts du Dr Gail K. Smith VMD, PhD du Department Chairman, Clinical Studies, University of Pennsilvania, Philadelphia, USA commentés par Gérard

....Risk of the OA of CHD can be diminished via environmental manipulation, such as diet, or it can be reduced or eradicated through appropriate selection of breeding candidates.¨ 

Donc, le risque de voir survenir une dysplasie de hanche peut être réduit en agissant sur la nutrition (via la réduction de la vitesse de croissance...) voire en sélectionnant de manière rigoureuse les reproducteurs.

....For example, it has been shown that dogs carrying the genes for hip dysplasia, i.e., genotypically abnormal, could appear phenotypically normal even beyond 8 years of age if fed a ‘protective diet. 

Donc, même si les gènes codant pour la dysplasie sont présents chez un chien, ce dernier peut ne pas présenter de problèmes à l'âge de 8 ans si la nutrition a été adéquate

....To date no surgical method in man or dog has been shown definitively to prevent hip OA. 

Ce que je viens déjà de dire: aucune chirurgie préventive efficace n'existe

....New research from a life span study indicates that 2 years of age is too young to predict with accuracy the hip phenotype at end of life. 

Ceci est très très intéressant: les études semblent donc indiquer que même un âge de 2 ans est trop jeune pour pouvoir prédire avec exactitude si la hanche va développer une arthrose à la fin: or, ce n'est que l'arthrose qui pose problème; un chien dysplasique peut très bien ne pas faire une arthrose invalidante par après    COMME CHEZ NOUS HUMAINS

 

 ....A few surgical techniques have been advanced as having efficacy to prevent hip DJD in dogs showing overt hip laxity. Such methods are recommended prior to the development of DJD. These include triple pelvic osteotomy (TPO), femoral neck lengthening procedure (FNL), and more recently, juvenile pubic symphysiodesis (JPS). It is this author’s opinion that none of these methods has been adequately studied to warrant widespread use for DJD prevention. The methods are at best ‘investigational’

Ceci rejoint ce que j'ai dit au sujet de la chirurgie préventive. Gérard

 

Témoignages

 

De toute façons, nous savons tous que s’il y a un problème :

  • En tant que propriétaire de la femelle, c’est le mâle qui l’a passé
  • En tant que propriétaire du mâle, il n’y a aucun doute, c’est la faute de la femelle
  • Si on regarde près le pedigree le problème vient de la x ...ème génération qui appartient à un inconnu ou à son ennemi juré
  • En tant que français, même chose, en regardant le pedigree, on voit bien qu’il y a un étranger malsain qui se ballade par là
  • En tant que belge……..idem
  • En tant que suisse………idem
  • En tant que ?????????...........idem

Nous pouvons donc apporter nos témoignages en toute tranquillité d'esprit!!!!!mais ceux qui seront sur cette page  n'engagent en aucun cas ma responsabilité.

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Cette page est faite surtout pour les nouveaux maîtres qui ont un jeune Léonberg en croissance. Leur éleveur leur a surement dit que la croissance du Léo est spectaculaire entre 5 et 9 mois. C'est la période où les aplombs seront le plus fragiles, la démarche la plus bizarre. C'est aussi la période où il ne faut pas hésiter à mettre un chien au repos pendant quelques jours  au moindre signe de petite boiterie. C'est aussi la période où il ne faut pas s'affoler, ne pas se laisser influencer pas le premier passant qui vous affirmera que la démarche de votre chien est anormale.

Je reprends ce que j'ai dit dans les généralités : Les différents points  exposés ci-dessous peuvent indiquer  une dysplasie possible dans beaucoup de races, mais ils sont très courants chez le jeune Léonberg  en croissance. Rassurez vous, il ne sera pas obligatoirement dysplasique en présentant ces symptômes avant 18 mois, date à laquelle une radio des hanches peut être faite et présentée au lecteur officiel de la race    

  • démarche chaloupée

  • boiteries

  • plainte lors de certains mouvements

  • démarrage à froid difficile

  • fatigabilité anormale

Dans la plupart des cas, si vous ne lui faites pas faire des excès,  le jeune Léo deviendra un adulte normal avec de bonnes hanches.

Si, à 18 mois,  votre chien est vraiment dysplasique, je peux affirmer que celle ci est rarement invalidante chez un Léonberg (peut être à cause  de sa morphologie qui s'inscrit dans un rectangle avec un arrière qui n'est pas surbaissé). j'ai vue des femelles D et E de 10 ans, non opérées,  qui trottaient sans problème apparent lors d'une Nationale d'Elevage.

Si votre vétérinaire pense, peut être à juste raison, qu'une intervention est nécessaire, il ne verra pas d'inconvénient à ce que vous confrontiez plusieurs avis avant de prendre une décision aussi grave.

  • Demandez plusieurs avis vétérinaires dont celui de votre éleveur, en principe, il doit connaître les Léonbergs
  • En cas de suspicion de dysplasie des hanches, demandez son avis au lecteur officiel du club:  Dr Mignot

 

C'est le combat de "David et Goliath"...

Un véto "ordinaire" bénéficie d'une auréole au-dessus de sa tête.... Lorsqu'on arrive à la porte d'un "Mr le Professeur", avec son chien dans les bras, qu'on devra peut-être euthanasier pour cause de dysplasie non viable, c'est "dieu" lui-même à qui l'on a affaire...

Jivago, notre 1er mâle Leo, avait la queue déviée. (!) Sur recommandation, nous allons voir Mr le Professeur  ""CH"", spécialiste des os installé dans notre région. Nous patientons dans la salle du même nom quand un grand Mr, genre rugbyman, vient vers nous et nous demande pourquoi nous sommes là...Un instant, j'ai voulu lui dire que c'était pour commander une pizza mais ...Nous lui disons notre inquiétude pour cette queue déviée, (Jivago avait alors 9 mois).Il nous répond que s'il n'y avait que ce problème, ce ne serait rien...!!!

ANGOISSE !!!

Apres lectures radios, il nous annonce que ce chien ne peut reproduire, que le plus sage serait de le rendre à l'éleveur en vue d'euthanasie...

De retour a la maison, nous contactons notre éleveur qui essaie de calmer le jeu en nous expliquant que certains vétos s'endettaient lourdement pour du matériel performant, et, de ce fait, avaient des besoins de rentabilité...D'où la tentation éventuelle de "bistourisation systématique" Vers ses 20 mois, les nouvelles radios de Jivago ont été lues par le Dr Blondeleau  : B.B.

Il a vécu 11 ans....

Et si nous n'avions pas été épaulés...??? A...

Rencontre

J’ai rencontré dans la salle d’attente du vétérinaire (premier vaccin contre la rage) une personne, qui était là avec un chien d’une autre race et qui regardait d’un œil critique mon jeune chiot. Il m’a parlé de ses compétences dans le monde canin (je crois me souvenir qu’il faisait du dressage) puis il est revenu sur mon chien pour lequel il a affirmé : « il n’est pas dans le standard, sa couleur n’est pas conforme, il doit avoir des problèmes d’aplombs, on vous a vendu de la M……. ! »  Moi qui étais toute à la joie d’avoir mon bébé, j’ai pris de plein fouet toutes ces critiques. J’avais bien vu que le vétérinaire essayait de me rassurer tout en me disant très honnêtement qu’il ne pouvait rien affirmer, il n’avait pas l’habitude de cette race.

Je n’en ai pas parlé aussitôt à mon éleveur pour qu’il ne soit pas déçu, lui qui était si content de sa portée.

J’ai gardé cela comme une blessure à l’intérieur de moi-même. J’avais mis une croix sur la confirmation, (après tout ce n’est pas très important) je l’aimais très fort même s’il n’était pas beau. Je regardais grandir chaque jour mon bébé en étant de plus en plus inquiète, il était très serré à l’arrière, quelquefois, les pattes se croisaient quand il courrait Puis un jour j’ai craqué, mon éleveur ne semblait pas voir ses défauts, il me disait qu'il était en croissance, il répondait par la négative chaque fois que je lui parlais de compléments….je lui ai dit mon inquiétude, je m’étais documentée et je lui ai parlé d’opération, si c'était encore temps, j’étais prête à tout faire pour sa santé…..

Mon éleveur a eu beaucoup de mal à me rassurer. Ce sont nos liens d’amitié qui s’étaient crées entre temps qui ont évité que je fasse des bêtises

A 18 mois nous avons fait faire la radio des hanches : pas de dysplasie, résultat A avec un petit mot de félicitation de la part du lecteur. (petit mot qui m’a fait très chaud au cœur.)

Nous avons tenté les expositions et là à ma grande surprise puis à ma grande joie, mon chien a fait plusieurs excellents classés.

Avec le recul, je ne comprends toujours pas comment j’ai pu donner autant d’importance à cette conversation avec cet inconnu.  E...

 

FAQ

 

FAQ

Question : Sur 100 Léonbergs dysplasiques j'ai lu que l'on pouvait dire que 38 l'étaient  par hérédité et que 62 l'étaient par l'influence du milieu dans lequel ils vivent. Maintenant, quelle est la cause de ces 62  dysplasiques? les chocs ou une activité physique inadaptée? On sait prévenir mais quels sont réellement les causes?

Réponse : Pour les 62 autres, les causes peuvent être liées à la méconnaissance des besoins de la race par le propriétaire de la mère de la portée mou par les erreurs commises par le propriétaire. Par exemple, une mère fatiguée par des portées rapprochées ou trop âgée..., qui ne pourra pas transmettre un bon potentiel génétique. Une portée élevée dans un espace trop réduit plus facilement sujette à des problèmes sanitaires ou  sans possibilité de conjuguer harmonieusement la prise de poids avec le développement des muscles et une bonne qualité d'os. Une alimentation trop ou pas assez riche en fonction de l'activité du jeune chien, des compléments vitaminés mal dosés (trop ou trop peu)  les sauts, le sport  trop tôt….Les Léos sont hétérogènes, on n’élève pas de la même façon un futur adulte de très grande taille et un autre de taille moyenne, un Léo à croissance rapide et un autre à croissance lente (l’idéal !  L’éleveur doit assumer une bonne base, ce qui n'est pas toujours le cas,  puis conseiller, mais souvent son travail d’information est réduit à néant par un propriétaire qui n’en fait qu’à sa tête ou par un vétérinaire qui impose un régime restrictif sur un chiot en croissance sans connaissance précise de la race. Bernadette


Question : Y a-t il une différence de résultats entre une radio avec anesthésie et une radio sans anesthésie?

Réponse : "22% des dysplasies, stade C, D et E sont détectées lorsque la radiographie est réalisée avec anesthésie, au lieu de 9% quand elle est effectuée chez des animaux vigiles" La semaine vétérinaire, n° 1266 21/04/2007. le tout est de savoir si vous voulez obtenir un renseignement fiable sur vos reproducteurs ou si vous préférez mettre le plus de chiens possibles à la reproduction.


 

Question : j'ai lu sur le site du club de race  que "le laboratoire Antagène conduit actuellement une recherche en vue de permettre le dépistage de la dysplasie coxo – fémorale par simple prélèvement de salive. Il s’agit bien entendu d’un protocole de recherche en cours d’expérimentation. " Qu'en est-il actuellement

Réponse1 : Antagène était venu à la nationale d'élevage une année pour faire un prélèvement buccal anonyme chez les léos, (avec accord de leurs maîtres). Je pense que cet article a été inséré à ce moment là. Les marqueurs génétiques n’ont pas encore été identifiés. En la matière, il faut bien considérer que la recherche peut prendre plusieurs années avant qu’un test fiable puisse sortir sur le marché… (écrit en avril 2006)

Si ce test était fiable :

  • les vétérinaires pourraient le  faire  avant d’opérer un chien « préventivement » ( Symphysiodèse pubienne juvénile)

  •  cela permettrait de dépister les chiens opérés ou ceux dont les radios sont truquées

  • cela pourrait avantageusement remplacer la radio obligatoire pour les reproducteurs et permettrait de faire la différence entre la dysplasie d’ordre génétique (30% seulement des chiens dysplasiques) et celle acquise.

  • Cela permettrait aussi à l’éleveur de ne plus être considéré par la loi comme responsable des erreurs du propriétaire. Bernadette

 

Réponse 2: Sachant que d’une part la dysplasie coxo-fémorale admet une étiologie multifactorielle (ce n’est donc pas seulement la génétique qui compte… mais le milieu dans lequel évolue le chien tel que sa nutrition et son degré et son type d’activité physique) et que d’autre part tout chien dysplasique ne fait pas nécessairement une ostéoarthrite/-ose symptomatique au cours de sa vie, la discussion quant à l’intérêt pratique d’un tel test de dépistage demeure ouverte. C’est cette considération qui, je pense, fait toute la différence avec par exemple le test ADN pour dépister la cystinurie de type I chez le Terre-Neuve et le Landseer issu du même laboratoire. Car à quoi bon dépister une prédisposition génétique et vivre avec une certaine inquiétude si on ne sait même pas si le chien atteint va effectivement en souffrir un jour ou s’il ne sera que « porteur sain ». L’intérêt sera peut-être la constitution d’un pool de chiens reproducteurs sans ce déficit génétique…Gérard


 

Question : j’ai un Léonberg de 3 mois, mon vétérinaire me dit de le rendre à l’éleveur car il a « une démarche chaloupée », il doit être dysplasique. Mon éleveur me dit que c’est trop tôt pour le savoir.

Réponse : Si votre vétérinaire annonce une dysplasie seulement sur une démarche chaloupée, cela doit être le premier Léo qu'il voit pour faire ce diagnostic!

Le  Léonberg a naturellement une démarche chaloupée pendant toute sa croissance et quelque fois plus, cela ne veut pas dire qu’il est dysplasique

Le dépistage de la dysplasie ne se fait pas avant l’âge de 18 mois chez le Léo (croissance !)

Un seul lecteur est habilité pour dire si le chien est dysplasique, c’est le lecteur officiel de la race. Pour le Léonberg, pour l’instant, c’est le Dr Blondeleau

Je ne sais pas comment  ce différent va évoluer, mais je suppose que si vous redonnez le chiot, vous allez rechercher rapidement un deuxième Léo et le diagnostic du véto aura de grandes chances d’être identique puisque c’est une caractéristique de la race !


Question : la radio de dysplasie, sans anesthésie et sans tranquillisant, peut elle  être dangereuse pour un chien ?

Réponse : En fait, la RX sans anesthésie ou sédation profonde n'est dangereuse pour le chien que si le vétérinaire y va de force (ce que je pense il ne pourra pas ou ne voudra pas faire en face d'un molosse ... mais qui sait?), dans le cas d'un chien de petite race ou de taille moyenne. L'anesthésie voire la sédation est surtout destinée à "vaincre" la résistance musculaire et donc aussi tendineuse et articulaire du chien se trouvant dans une position très inconfortable et je pense aussi douloureuse (si effectuée jusqu'au bout (d'où ma remarque sur les races de taille moyenne ou petite). Une RX n'est fiable que si elle est faite en-dehors de toute résistance de la part du chien ... En ce sens, une RX sans relâchement musculaire est de la tricherie pure vu qu'elle n'est pas adéquate pour détecter une dysplasie tout en permettant de donner son degré de gravité...Gérard


Question : En quoi un radio de dysplasie est elle utile ? Y a –t-il une seule méthode de recherche? 

Réponse : Aujourd’hui, il existe d’autres méthodes permettant de faire un diagnostic de dysplasie de la hanche (ou plutôt d’une prédisposition au développement ultérieur d’une dysplasie)… Car en fait, lorsqu’il y a véritablement dysplasie ET atteinte de l’intégrité de l’articulation, c'est-à-dire arthrose et signes cliniques, il n’y a plus aucun doute possible, que la radio ait été réalisée dans une position ou une autre, avec ou sans anesthésie. L’examen de dépistage vise à déterminer si l’articulation est suffisamment bien conformée pour que la congruence entre les surface articulaire soit suffisante pour limiter le développement de l’arthrose. Car en fin de compte, ce qui importe c’est bien de savoir si l’animal est susceptible de souffrir au fur et à mesure qu’il vieillit… ou s’il aura le droit de vivre avec tout le confort d’une hanche bien fonctionnelle (même si elle est moins bien formée que l’on aurait pu le souhaiter).

Ainsi, la laxité ligamentaire est-elle considérée comme le facteur déterminant de l’évolution de l’articulation. Si la laxité est trop importante, le risque de développement anormal (=arthrose car les surface ne coulissent pas parfaitement l’une contre l’autre) est important. Si les surfaces restent parfaitement collées l’une contre l’autre, elles ne frotteront pas de façon anormale et le chien vivra confortablement pendant toute sa vie.

Les nouvelles techniques de dépistage consistent à juger au mieux du degré de laxité de la hanche. Il s’agit de la technique PenHIP (Université de Pensilvanie pour ceux qui ont développé la technique, et HIP pour « hanche » en anglais) et des adaptations successives qu’elle a subit. L’objectif est de contourner les défauts de la technique de radiographie classique dont tout le monde sait aujourd’hui qu’elle est facilement « modelable » (absence d’anesthésie pour limiter la relaxation musculaire, correction de la position de l’animal en fonction des résultats observés sur une précédente radiographie, de telle sorte que les défauts de congruence sont artificiellement masqués, mise en compression volontaire de l’articulation plutôt qu’en élongation maximale, …).

L’intérêt de cette technique est l’extraordinaire héritabilité que l’on observe pour les résultats obtenus : le caractère « potentiellement dysplasique » devient alors sélectionnable comme le seraient des caractères morphologiques, alors que la lecture de l’angle de Norberg Olson ne permet pas d’obtenir plus de 20% de valeur génétique transmise…Samuel


Question : Ma chienne est en chaleur plus tôt que prévu. Entre temps j'avais pris rendez-vous pour les radios des hanches, rendez-vous pris de façon à être en dehors des périodes de chaleurs puisque on m'avait dit que cela pouvait avoir une influence sur le résultat. Pouvez-vous me dire si selon vous je risque d'avoir un résultat différent si je fais les radios 2 semaines après la fin des chaleurs?

Réponse : La dysplasie coxo-fémorale est une conséquence pathologique d’une laxité excessive du ligament rond qui maintient la tête fémorale dans la cavité acétabulaire. Hors, en période de chaleurs, l’imprégnation hormonale prédominante (imprégnation oestrogénique) est propice au relâchement d’un certain nombre de tissus ; à l’occasion de la mise bas, c’est elle qui autorise le relâchement de la symphyse pubienne (« ouverture du bassin ») en coopération avec la relaxine (cette hormone tient d’ailleurs son nom directement de l’effet qu’elle produit).

Plusieurs auteurs se sont donc intéressés au lien qu’il pouvait y avoir entre la dysplasie coxo-fémorale et les œstrogènes. En 1975, deux équipes ont démontré qu’une dose excessive d’œstrogènes pendant la croissance pouvait entraîner une dysplasie coxo-fémorale :

  • Kasstrom H, Suzuki K, Olsson SE, Gustafsson PO. Growth and remodeling of the hip joint and proximal femur in adolescent dogs. A scintimetric investigation with special reference to hip dysplasia and estradiol induced changes. Acta Radiol Suppl 1975;344:75-80
  • Gustafsson PO. Estradiol induced skeletal changes. The long term effect of prenatal and postnatal administration in beagles. Acta Radiol Suppl 1975;344:53-67)

Néanmoins, les doses utilisées étaient loin d’être physiologiques, et les mêmes effets n’ont pas été observés spontanément pendant la croissance.

Ce qui est certain aujourd’hui, c’est que les œstrogènes modifient la charge en eau des cartilages et des ligaments… Un effet, au moins temporaire, au niveau de l’articulation de la hanche ne peut donc pas être exclu. Néanmoins, même s’il est d’usage aujourd’hui de ne pas réaliser des radiographies de dépistage à ce moment, il n’existe aucune publication scientifique qui vienne confirmer cette hypothèse. Cette absence ne remet pour autant pas en cause ma conviction personnelle sur ce point…

En dehors de ces éléments, il serait toutefois plus intéressant de militer pour le respect d’autres prescriptions. En particulier, le respect d’une anesthésie profonde lors de la réalisation de l’examen me parait souhaitable. A la fois pour des raisons éthiques vis-à-vis de l’animal radiographiée (une sub-luxation de la hanche n’est pas vraiment un examen dénué de toute manifestation douloureuse), mais également pour les mêmes raisons qui conduisent la plupart des propriétaires à envisager cet examen sans anesthésie en France. En effet, il est évident aujourd’hui que l’absence d’anesthésie contribue à une amélioration de la qualification (B donne A, C donne B, …), et donc … Dans de telles conditions, la réalisation, et surtout l’interprétation d’un résultat radiographique n’a plus aucun intérêt dans le cadre d’une amélioration génétique à long terme. Il n’y a plus que le mercantilisme de chacun…Samuel (2005)


Question : ma chienne a eu ses radios à proximité de la date de ses chaleurs. Résultats, pas de signe de laxité, (signe d'Ortolani) pas de signe d'arthrose mais l'angle est inférieur à 105° et la tête est déconcentrée donc elle est classée  dysplasie D. Est-ce que la proximité des chaleurs a aussi une influence sur l’angle ?

Réponse : Dès lors que la chienne est sous imprégnation oestrogénique, c'est-à-dire au moment des chaleurs (je ne saurais pas dire si l’influence est plus précoce sur la laxité ligamentaire que sur l’expression des signes extérieurs de chaleurs, mais je pense que l’organe cible est vraisemblablement le plus sensible…) ainsi que 7 à 9 semaines après la fin des chaleurs.


Question : J'ai lu avec un grand étonnement l'incidence que peut avoir une stérilisation précoce sur les résultats de dysplasie de la hanche. Chez nous il y a obligation de radiographier tous les chiots dans le but de continuer à élever avec telle ou telle lignée, si la plupart des chiens sont stérilisés très tôt (comme c'est le cas actuellement), je me dis que nos exigences n'ont plus aucune valeur….

Réponse : Pas forcément « plus aucune valeur », … mais il doit être tenu compte dans les programmes de sélection de cet effet possible. L’autre solution consiste à utiliser précocement d’autres techniques,telles que celle qui repose sur l’estimation de degré de laxité du ligament rond, par exemple, … plus connue sous le nom de PENHIP (pour « Pensylvania University » & « Hip Dysplasia »). Plus fiables et plus « héritables » surtout que la radiographie. Dans ce cas, on obtient une meilleure estimation de la valeur génétique de l’individu. Samuel (2008)


Question : je suis de ceux qui pensaient qu'il vaut mieux faire la radio sans anesthésie pour éviter les fausses manœuvres qui, sans résistance naturelle, pouvaient causer des dégâts !!! Faut que je rectifie donc ma copie ! Merci de cet éclairage

Réponse : Avant de causer des dégâts, il vous faudra faire beaucoup de musculation : les tensions exercées sur le ligament rond sont bien au-delà de ce que la plupart des gens imaginent… A l’inverse, les douleurs musculaires et les contractures occasionnées lors de la tentative de sub-luxation sont particulièrement traumatisantes pour l’animal. Au mieux, il s’en sortira avec un mauvais souvenir (et une belle appréhension future du vétérinaire) ; … au pire, je vous laisse imaginer ce que vous pourriez ressentir à la place du chien dont ont manipule la hanche de la sorte (le principe étant bien de positionner l’articulation en subluxation).


Question : On m'avait dit que les grands modèles étaient plus susceptibles d'être dysplasique que les petits ... J'ignore si c'est vrai, mais en tout cas je suis contente, j'ai le retour de lecture des hanches de mon léonberg, c'est un grand modèle et pourtant il est A!

Réponse : Génétiquement parlant, il n’y a pas plus de risques sur les grands modèles que sur les petits. Par contre, il y a plus de risque d’avoir un chien mal nourrit  et mal géré par l’éleveur et/ou le maître si c’est un futur grand chien. Il a  besoin d'un peu plus d'attention depuis la naissance jusqu’à la fin de la croissance et cela n’est pas bien compatible avec une rentabilité financière ou de la négligence. Bernadette


Question :ce matin je viens de voir un bébé Léonberg de 4 mois , la propriétaire était déçue car son chien était déjà atteint de la dysplasie

Réponse : A 4 mois ce n'est pas possible de dire qu'un Léonberg est atteint de dysplasie sauf si les têtes sont déformées. Par contre le bébé peut être très laxe mais en grandissant il peut reprendre une position tout a fait convenable sauf si les maîtres ne le laissent pas suffisamment dormir ou lui font faire trop d'exercices. C'est pour cela que le dépistage officiel de la dysplasie ne se fait qu'à partir de 18 mois. Si vous revoyez les maîtres dites leur de consulter mon site.  Bernadette


Question : Faut il intervenir très tôt sur un Léonberg pour éviter une dysplasie de la hanche?

Réponse : A ce jour, il n’y a aucune véritable urgence à intervenir chirurgicalement. De même, certains traitement lourds instaurés très précocement (dès l’âge de 4-6 mois par exemple) n’ont pas encore démontré qu’ils représentaient un réel avantage tant pour l’évolution de l’animal (absence de contrôles témoins) que par rapport aux autres techniques actuellement proposées (TOB par exemple) !...


Question : Est ce que la dysplasie des hanches est très invalidante?

Réponse :  On la retrouve dans presque toutes les races, c'est la seule dysplasie qui soit reconnue comme vice rédhibitoire. A cause ou grâce à la structure du corps qui n'est pas surbaissé à l'arrière,  elle est peu invalidante chez le Léonberg. Le club du berger Australien arrive à la même conclusion : "A cause de la structure du corps-70% du poids sur l'avant- elle est peu invalidante" (Cynomag n° 65 p 42)


Questions : Le chien est il plus souvent malade ou est il mieux soigné?

Réponse : le chien présente sensiblement les mêmes pathologies que nous les humains, tant en ce qui concerne la pathologie congénitale (tel que spondylopathie congénitale; sténoses canalaires; etc.),  la dégénérescence ("l'usure naturelle" due au vieillissement) avec les hernies discales (quasi identiques à ce qui se passe chez l'homme), la spondylopathie, etc. de même que la pathologie traumatique avec les fractures, les luxations et les subluxations ainsi que les distorsions. Le diagnostic de toutes ces lésions repose sur un examen neurologique poussé et bien codifié et le chien peut même bénéficier des examens complémentaires identiques à ceux de la médecine humaine (hors sécu sociale, hélas): RX, Scanner, Résonance magnétique, Scintigraphie, Electromyographie, Potentiels évoqués etc. Le traitement médical et chirurgical est également similaire, d'ailleurs beaucoup de nouvelles techniques que l'on utilise chez l'homme ont été développées sur des chiens  Gérard


Question : Une personne me dit qu'elle a guéri son chien dysplasique en lui faisant faire de longues promenades

Réponse 1: Une dysplasie ne se soigne pas avec de la marche… sinon on ferait gambader les petits vieux pour éviter l’arthrose.

Réponse 2 : la dysplasie coxo-fémorale du chien est une entité pathologique qui se rapproche très étroitement de la dysplasie de la hanche chez l'homme.

A titre d'exemple, je vous cite un extrait du Textbook of Small Animal Surgery de Slatter de 2002 (pages 2016 et 2017): "Comparison to the human condition .... Canine hip dysplasia has many similarities to its human counterpart ... these similarities include hip joint laxity, subluxation and chondro-osseous dysplasia ... the crucial phenotypic characteristics of canine hip dysplasia (delayed femoral capital ossification, hip joint laxity and subluxation) are present during the natural development of the dysplastic human hip ... ". 

Bien entendu, il est hors de question de vouloir conseiller qui que ce soit sans savoir exactement dans quelle situation clinique et surtout radiologique se trouve la hanche et donc le chien !!! 

À titre d'indication tout à fait générale, je peux dire que  l'évolution naturelle et les modalités thérapeutiques sont quasiment identiques chez l'homme et le chien. Voilà pourquoi une guérison spontanée d'une dysplasie de la hanche ne me paraît guère possible et encore moins une guérison suite à de LONGUES promenades qui sont en fait absolument contre-indiquées dans cette condition pathologique. Le traitement conservateur à long terme de la dysplasie de la hanche consiste à 

  •  contrôler étroitement l'apport nutritif et le poids corporel qui en résulte: c'est ainsi que nous pouvons lire dans le Textbook: "It is important do counsel clients that maximal growth rate does not maximize the adult size of the patient but does increase the risk for developing skeletal diseases ... Other recommandations include switching from groth formulas to adult formulas when 80% of adult size is achieved and avoiding treats or supplements (particularly vitamin C and calcium) ..." 

  • de l'exercice contrôlé et de la rééducation physique sans cependant en faire trop, ce qui est fortement nuisible à la hanche dysplasique ... Je cite de nouveau le Textbook: "... The client is discouraged from allowing the patient to perform vigorous activity, such as running, jumping and rough play with other dogs. Instead, during times when clinical signs are mild or absent, the patient can be motivated to swim, go on controlled walks, go up and down stairs or slight inclines, or perform repetitions of stand-sit commands. Therapy occurs at intervals and levels that do not cause patient discomfort and is reduced or stopped if significant pain or lameness is noticed. Most programs recognize the importance of starting out slowly and gradually increasing levels of activity to the maximum tolerated by the patient ..." 

  •  le traitement médicamenteux     
    Gérard


Question : J'ai fait faire une radio de hanches à mon berger allemand. Il est dysplasique B à droite, D à gauche. Le véto montre du doigt les grands-parents, sur son LOF, qui ont "dysplasie acceptée", sans précision, c'est-à-dire C.

réponse : la mention « acceptée » ne signifie pas forcément qu’il s’agisse d’un stade « C », mais simplement que l’animal avait été accepté pour la reproduction au titre des résultats de son examen dysplasique…


Question :Ma chienne a été en chaleurs récemment. J'ai pris rendez vous pour une radio des hanches, mais je voudrais savoir si cela peut avoir une influence sur le résultat.

Réponse : La dysplasie coxo-fémorale est une conséquence pathologique d’une laxité excessive du ligament rond qui maintient la tête fémorale dans la cavité acétabulaire. Hors, en période de chaleurs, l’imprégnation hormonale prédominante (imprégnation oestrogénique) est propice au relâchement d’un certain nombre de tissus ; à l’occasion de la mise bas, c’est elle qui autorise le relâchement de la symphyse pubienne (« ouverture du bassin ») en coopération avec la relaxine (cette hormone tient d’ailleurs son nom directement de l’effet qu’elle produit).

Plusieurs auteurs se sont donc intéressés au lien qu’il pouvait y avoir entre la dysplasie coxo-fémorale et les oestrogènes. En 1975, deux équipes ont démontré qu’une dose excessive d’oestrogènes pendant la croissance pouvait entraîner une dysplasie coxo-fémorale :

  • Kasstrom H, Suzuki K, Olsson SE, Gustafsson PO. Growth and remodeling of the hip joint and proximal femur in adolescent dogs. A scintimetric investigation with special reference to hip dysplasia and estradiol induced changes. Acta Radiol Suppl 1975;344:75-80

  • Gustafsson PO. Estradiol induced skeletal changes. The long term effect of prenatal and postnatal administration in beagles. Acta Radiol Suppl 1975;344:53-67)

  • Néanmoins, les doses utilisées étaient loin d’être physiologiques, et les mêmes effets n’ont pas été observés spontanément pendant la croissance.

Ce qui est certain aujourd’hui, c’est que les œstrogènes modifient la charge en eau des cartilages et des ligaments… Un effet, au moins temporaire, au niveau de l’articulation de la hanche ne peut donc pas être exclu. Néanmoins, même s’il est d’usage aujourd’hui de ne pas réaliser des radiographies de dépistage à ce moment, il n’existe aucune publication scientifique qui vienne confirmer cette hypothèse. Cette absence ne remet pour autant pas en cause ma conviction personnelle sur ce point…

En dehors de ces éléments, il serait toutefois plus intéressant de militer pour le respect d’autres prescriptions. En particulier, le respect d’une anesthésie profonde lors de la réalisation de l’examen me parait souhaitable. A la fois pour des raisons éthiques vis-à-vis de l’animal radiographiée (une subluxation de la hanche n’est pas vraiment un examen dénué de toute manifestation douloureuse), mais également pour les mêmes raisons qui conduisent la plupart des propriétaires à envisager cet examen sans anesthésie en France. En effet, il est évident aujourd’hui que l’absence d’anesthésie contribue à une amélioration de la qualification (B donne A, C donne B, …), et donc … Dans de telles conditions, la réalisation, et surtout l’interprétation d’un résultat radiographique n’a plus aucun intérêt dans le cadre d’une amélioration génétique à long terme. Il n’y a plus que le mercantilisme de chacun  Samuel


Question : je suis de ceux  qui pensaient qu'il vaut mieux faire la radio sans anesthésie pour éviter les fausses manœuvres qui, sans résistance naturelle, pouvaient causer des dégâts

Réponse : Avant de causer des dégâts, il vous faudra faire beaucoup de musculation : les tensions exercées sur le ligament rond sont bien au-delà de ce que la plupart des gens imaginent… A l’inverse, les douleurs musculaires et les contractures occasionnées lors de la tentative de subluxation sont particulièrement traumatisantes pour l’animal. Au mieux, il s’en sortira avec un mauvais souvenir (et une belle appréhension future du vétérinaire) ; … au pire, je vous laisse imaginer ce que vous pourriez ressentir à la place du chien dont ont manipule la hanche de la sorte (le principe étant bien de positionner l’articulation en subluxation).


Question : Pour vous qui avez une grande race, les études de Bellinghurst sont  très intéressantes. Il a travaillé sur des Danois et des Terre Neuve. Il a prouvé qu'un chiot radiographié D à 6 mois car élevé dans de mauvaises conditions alimentaires, pouvait finir exempt à 18 mois avec sa méthode.

Réponse :  je ne sais pas si sa méthode est valable, je suppose que vous parler de la Diet Barf?  mais ce n'est pas par hasard que la radiographie d'un Léonberg ne se fait pas avant 18 mois. ( les problèmes possibles de laxité  du jeune chien sont en forte régression à cet âge) Bernadette


Question : Mon jeune chien a un claquement des hanches quand il marche. Mon vétérinaire dit que ce n'est rien mais quelqu'un d'autre m'a dit que c'était la dysplasie

Réponse : Votre vétérinaire n'est pas inquiet, vous devriez lui faire confiance. La radio des hanches ne se fait pas avant 18 mois pour le Léo. Pour calmer votre inquiétude, vous pouvez présenter votre chien : 

  • à un vétérinaire ostéopathe s'il s’agit d’un petit déboîtement qui risque de donner une dysplasie par usure par la suite si rien n’est fait.

  • à un vétérinaire homéopathe si c'est un problème de ligaments.

  De toutes façons, je laisserais le chien au repos complet.

   A titre indicatif, on peut entendre le claquement sur les femelles à la fin de la gestation. Bernadette


Question :Lors de mon premier envoi  la lecture de dysplasie de mon chien était  AC. Un an après je l'ai faite refaire et il est AA. Est ce que le Club va accepter de changer les résultats? S'il n'y a qu'une seule lecture, est ce qu'il pourrait y avoir une modification de cette décision?

Réponse :

Pour la France, le comité du Club Français du Léonberg a voté à la majorité que la première lecture de dysplasie envoyée sera la bonne à partir du 01 janvier 2003. Il n’y aura pas d’autres possibilité de lecture. Avant ce vote, il était possible de refaire une autre lecture et elle était publiée. Après cette date,  dans les années qui suivront, s'il y a un nouveau vote il peut y avoir d'autres consignes

Je ne sais pas ce qui a motivé cette décision. La loi française n’autorisant pas la divulgation des discussions par les intervenants en dehors du rapport de la réunion. (C’est valable pour tout type de réunion, conseils de classe, réunion de comités industriels, réunion du comité du club,……).

Je ne donne donc que mon avis  à tire personnel

  • Je ne sais pas si c’est une demande de la SCC, dans ce cas, le club ne peut rien faire.

  • A titre personnel, la possibilité de publier plusieurs lectures

    • permettait  de faire la différence entre une laxité du grand chien pendant sa croissance qui évoluerait dans un sens positif et un chien atteint de malformation ou d’arthrose et qui ne pourrait évoluer que vers du négatif.

    • permettait aussi de refaire la radio avec un matériel plus performant, un chien mieux positionné, etc.

    • permettait de se faire une idée de l'évolution d'un chien  dans le cas de la reproduction (à condition que les lectures multiples restent bien accessibles à l'information)

    • devrait comporter la  publication de la mention du protocole utilisé  lors de la radio (avec ou sans anesthésie, tranquillisant, etc.)

  • Toujours à tire personnel, une seule et unique lecture 

    • présente un avantage :

      • une seule anesthésie pour le chien

  • présente des inconvénients

    • Si cette décision est prise pour éviter des fraudes ? à mon avis il y a une multitude de possibilités autres et il y aura toujours de maîtres et des vétérinaire prêt à trouver la faille et à se faire une clientèle grâce au bouche à oreille.

    • Les maîtres de Léos seront de plus en plus tentés de faire des reproductions sans lecture ( la SCC ne l’interdit pas !)

    • Il y aura de plus en plus de difficultés à avoir des propriétaires qui respecteront les règlements du club.

    • Il y aura de plus en plus de maîtres qui contourneront les règlements au moment où cela les dérange.

  • Pour votre deuxième question :

    •  Il ne faut pas oublier que les dirigeants d'un club sont élus et que le comité est là pour représenter ses adhérents.

    • Si vous voulez qu'une décision soit modifiée, il faut en informer le (ou les) dirigeant(s). S'ils  reçoivent un nombre suffisant de demandes, et si cela dépend d'eux (beaucoup de modifications sont demandées par la SCC ou par la FCI) cela peut entraîner une remise en question d’une décision, L’assemblée générale du club  peut aussi servir à cela, à condition que le sujet soit à l’ordre du jour.

    • Si vous estimez que le comité ne répond pas aux demandes de ses adhérents, il faut vous présenter aux élections


Question :  Qu'est ce qui me garantit qu'un chien  qui reproduit sans mention de radio ne soit pas dysplasique?

Réponse : RIEN!

Pour la SCC, seule la confirmation compte pour que les chiots puissent posséder un certificat de naissance.

Lorsque les personnes font une demande d’affixe, elles s’engagent par écrit auprès du club, à respecter certaines recommandations si elles veulent bénéficier de l’aide au placement des chiots. Entre autre, ne faire que du chien LOF et n’utiliser  que des reproducteurs A, B, C sous certaines conditions.

Lorsque vous choisissez un reproducteur, cela ne se fait pas au denier moment. Il faut prendre le temps de recevoir ses papiers au complet et de vérifier  par exemple le degré de dysplasie du chien ou de ses ascendants ou collatéraux et  vérifier l’édition des résultats dans la revue si vous avez un doute. .

Sur les certificats de naissance français il y a la mentions des dysplasie A,B,C des reproducteurs enregistrés en France.

S’il n’y a pas de mention, cela veut dire qu’un des chiens de la généalogie :

·         il vit  ou vivait à l’étranger, son résultat n’est pas inscrit mais il est souvent visible sur la Database ou à défaut on peut le demander à Michel

·       il est D  ou E, son résultat n’est pas inscrit

·        il n’est pas radiographié pour x raisons

·         ayant eu de mauvais résultats, son maître vous fait croire qu’il n’a pas voulu le faire endormir, qu’il a perdu la radio, qu’il ne s’entend pas avec le lecteur, que son vétérinaire a lu et que cela lui a suffit etc. ( je cite des cas vrais)

A par le premier cas, rien ne vous permet de savoir pourquoi un chien n’apparaît pas sur les résultats, ce sont les risques de l’élevage et le choix du reproducteur est sous votre entière responsabilité. Si vous avez un doute, rien ne vous oblige à choisir une lignée plutôt qu’une autre, mais il ne faut jamais oublier qu’il n’y a pas de chiens parfaits !!!

A ma connaissance, en France, un club n’a pas plus de pouvoir juridique qu’un particulier pour obliger une personne à respecter un minimum de règles de bon sens qui permettront d’avoir des chiens en meilleure santé et avec une vie correcte. Quand il y a un non respect des recommandations, l’exclusion n’empêchera pas la personne de faire de la production hors club avec ou sans papiers et de continuer les actions négatives qui avaient justifié son exclusion.

Personnellement je pense que la diffusion la plus large possible d’informations et de conseils sont la meilleure aide  


Question : J'ai vu un Léo qui a les pattes qui "tricotaient". C'est un chien dysplasique?

Réponse  :

Les pattes qui tricotent ne veulent pas dire que le chien est atteint.

C’est vraiment en regardant les radios que l’on comprend.

Visuellement, chez le Léo cela n’est pas évident ni pendant la croissance ni après

 Lorsque vous arrivez chez un vétérinaire qui n’a pas eu de Léos dans sa clientèle et qui a appris lors de ses études que le premier signe de dysplasie chez le grand chien ( berger allemand !) c’est une démarche chaloupée et qu’elle peut être dépisté avant 6 mois, vous comprenez les dégâts que cela va entraîner !!!!!!!!!!!

Si vous faîtes reproduire une femelle dysplasique, indépendamment des problèmes de transmission, vous risquez un déboîtage des têtes de fémur et/ou une paralysie du train arrière au moment de la distension ligamentaire à l’approche de la mise bas

Un Léo dysplasique peut même gambader à 10 ans. J’ai admiré à Cluny, il y a quelques années, 2 femelles  de 10 ans, dysplasie  D et E  qui n’étaient absolument pas gênées par  leur résultat. Leur maître non plus, qui les a fait reproduire avec des conséquences beaucoup plus invalidantes pour la descendance et des propriétaires très mécontents.


Question : Petite info, d'près votre expérience:: la vente des chiots issus d'une chienne A/B ou B/B pose t'il un problème auprès de clients?

Réponse :  

Le Club conseille d’utiliser des léos confirmés et radiographiés. A B ou C Il est conseillé de croiser un C avec un A, puisque, à partir de C vous avez une dysplasie légère.

La SCC demande seulement la confirmation pour la reproduction des léos. Vous avez donc en toute légalité des chiens dysplasie D et E qui peuvent reproduire, cela ne sera pas inscrit sur leur pedigree puisque n’est inscrit que les résultats A B ou C.

Ce manque de mention peut prêter à confusion avec les chiens étrangers dont les résultats ne sont pas inscrits sur le pedigree français.

Pour les futurs propriétaires des chiots, certains préfèrent des reproducteurs A croisés avec A. J’en ai vu d’autres préférer des croisements ou le mâle était B mais refuser des croisements où la femelle était B. ils n’ont jamais pu m’expliquer cela ! Scientifiquement cela ne présente aucune différence

Beaucoup de personnes n’attachent pas d’importance aux résultats au moment de l’achat du chiot mais détaillent le certificat de naissance au moindre petit bobo sur les pattes de leur chien

 

 

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