Herpès Virose

 

 

Rétrospective de l'élevage du Pli du Soleil

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Herpès Virose Canine

 

Généralités

Cette affection a été identifiée en 1965 aux Etats-Unis. Elle est très répandue dans l'espèce canine. Elle n'est ennuyeuse que pour les animaux destinés à la reproduction

C'est un virus reconnu comme responsable d'avortement et de mortalité des nouveaux nés. Un très grand nombre d'élevages sont touchés (on avance le nombre de 80%) . C'est une pathologie qui se réactive en période de stress, de fatigue, de mauvaises conditions d'élevage....sinon en temps normal le chien est séronégatif. On peut quelquefois voir des petits boutons d'herpès sur la muqueuse vulvaire ou vaginale de la chienne

Facteurs de dissémination :

  • accouplements avec  des animaux contaminés

  • le mucus vaginal, le sperme, la salive, les urines, les selles, la toux.....

  • de la mère à ses petits

    • lors de l'accouchement par les voies naturelles

    • par inhalation de salive de la mère

    • par les sécrétions nasales de la mère

  • non isolement des femelles qui avortent ou qui mettent bas, et « flairages » des sécrétions vaginales par d’autres chiens

  • confinement

  • mauvaises conditions d’élevage

Conséquence :

  • avortements, souvent pendant le premier mois

  • mortalité des nouveau-nés

  • L'herpès interagit avec d'autres maladies : 

    • maladies respiratoires comme la  toux de chenil

    • Mycoplasmose

  • les mères contaminées donnent des chiots contaminés qui peuvent être des porteurs sains

Symptômes

  • souvent inapparents chez l'adulte qui est porteur sain

  • quelques fois des petits nodules de 2 à 3mm de diamètre sur les muqueuses génitales. les lésions douloureuses peuvent expliquer un refus de saillie

  • la contamination est plus fréquent au moment de la mise bas

  • les chiots peuvent devenir apathiques, ne tètent plus, s'isolent, poussent des cris plaintifs en continu, présentent des troubles nerveux (port de la tête en arrière, pédalage des membres), vomissements, diarrhées .

  • D'autres chiots peuvent mourir brutalement sans signes précurseurs

  • l'ensemble de la portée est souvent atteinte

  • le virus entraîne souvent la mort entre 3 et 15 jours

  • les chiots qui survivent peuvent garder des séquelles (troubles de l'équilibre...)

Prophylaxie

  • recherche sérologique chez tous les adultes à 3 semaines d'intervalles

  • recherche sérologique au moment de l'avortement

  • recherche sérologique au début des chaleurs

  • accouplements avec des reproducteurs testés régulièrement

  • généralisation de l’insémination artificielle pour protéger le mâle (attention le virus est résistant au froid, même dans la semence congelée)

  • vaccination des futures mères au début des chaleurs et 10 jours avant la mise bas

  • possibilité d’isoler les chiennes qui avortent (infirmerie)

  • existence d’un local de maternité séparé, voire plusieurs (grands élevages)

  • autopsie des cadavres des nouveau-nés (ne pas attendre plus de 24h)

  • maintenir la portée à température élevée (28° minimum)  pendant les 15 premiers jours

  • injection de sérum sur les chiots à risques

  • locaux espacés, bien ventilés, non humides

  • Désinfecter les locaux

 

 

 Herpès chez l'humain

(Dr Gérard  Holbach)

Voici quelques précisions sur l'herpes simplex hominis. D'abord quelques mots sur la transmission de l'HSV (=Herpes Simplex Virus avec deux types HSV1 et HSV2):   

  • L'homme est le seul réservoir pour les HSV et la contagion est strictement interhumaine.

  • L'infection à HSV1 touche le plus souvent la moitié supérieure du corps, en particulier la région céphalique (herpès orolabial, oculaire), bien que des infections HSV2 soient possibles dans cette région.

  • HSV2 est responsable des lésions de la partie inférieure du corps (organes génitaux, fesses) et des infections néonatales.

Dans la population générale, 60 à 80 % des herpès génitaux sont dus à HSV2.    HSV1 se transmet par contact direct (le plus souvent oral) avec un sujet excrétant du virus lors d'une primo-infection, d'une récurrence ou d'une excrétion virale asymptomatique présente aussi dans la salive. L'excrétion virale qui suit une primo-infection orale dure 8 à 20 jours. Elle est plus élevée dans les premières heures de la formation des vésicules herpétiques. La transmission d'HSV2 se fait par contact génital (et aussi par contact orogénital). La probabilité de transmission  après un contact est inconnue, mais elle est beaucoup plus probable si les symptômes cliniques sont présents, qu'il s'agisse d'une primo-infection ou d'une récurrence. Cependant, l'excrétion asymptomatique du virus HSV2 est un facteur majeur de sa transmission. Selon des études prospectives sur des couples hétérosexuels, le taux annuel de transmission d'HSV2 était de 10 % et la transmission est plus fréquente dans le sens homme -femme (19%) que dans le sens femme-homme (4,5%). Par ailleurs, 70 % des contagions surviennent en période d'excrétion virale totalement asymptomatique!! De plus, une infection HSV1 antérieure a un effet protecteur relatif vis-à-vis de la transmission d'HSV2 par antigénicité croisée.

Herpès orolabial

Il est très fréquent dans le monde.

Dans les pays développés, 20 % des enfants de moins de 5 ans et 40 à 60 % des adultes de 20 à 40 ans sont infectés par HSV1.

Cette prévalence est plus élevée dans les pays en voie de développement: 70 à 80 %.  En FRANCE, 70 % des adultes sont séropositifs pour HSV1 

La primo-infection orofaciale est  asymptomatique dans 90% des cas et patente dans les 10 % restants. Le plus souvent elle est bénigne.

Herpès génital

En termes de santé publique, l'impact de l'herpès génital est probablement sous-estimé, et pourtant toutes les données récentes dans les pays développés montrent une progression de la maladie depuis une vingtaine d'années: environ 107 millions de personnes sont infectées dans le monde. En Europe, l'herpès génital est estimé à 6 300 000 cas et en FRANCE, il touche environ 2 millions de personnes (600 000 poussées annuelles). 80 % !!! des personnes infectées le sont de façon asymptomatique ou non reconnue par le patient lui-même et/ou par le médecin, et seulement 20 % des  personnes infectées sont effectivement reconnues comme ayant un herpès génital. L'acquisition d'HSV2 se fait à partir de l'âge de 15 ans, et les facteurs de risque sont liés principalement à la sexualité ...

Une séropositivité HSV2 est un marqueur de l'infection herpétique génitale, toujours susceptible de réactivation. Les études de séroprévalence donnent donc une idée beaucoup plus proche de la réalité de l'épidémie: dans la population générale, les taux sont de 20 à 30 % pour la tranche d'âge des 15-29 ans, et de 35 à 60 % pour les 60 ans. En FRANCE, le taux de séropositivité HSV2 dans la population générale est de 15 à 17 %. Le taux passe à 57 % chez les consultants de MST (=maladies sexuellement transmissibles).  

Dans une étude prospective australienne portant sur une cohorte de 3306 femmes enceintes, le taux est de 11,3 %.La fréquence des formes symptomatiques varie de 20 à 60 % selon les études.

Herpès néonatal

C'est une maladie heureusement rare: en FRANCE, son incidence est estimée à 0,3 à 1 pour 10 000 nouveau-nés, soit environ 20 cas par an. HSV2 est largement prépondérant (75 %); la contamination du nouveau-né a lieu lors de son passage dans la filière génitale d'une femme excrétrice du virus au moment de l'accouchement.

 

 

HERPES VIROSE CANINE

Dr Samuel Buff

 

L'herpes virose canine est une maladie infectieuse, contagieuse et inoculable, due au développement et à la multiplication d’un alpha herpes virus. L'herpes virus canin (CHV) a été retrouvé dans presque tous les pays du monde et représente aujourd'hui une réelle préoccupation des éleveurs de chien.

L'herpes virose canine se traduit chez les chiots de moins de deux semaines par une infection aiguë qui se généralise et entraîne rapidement la mort. « Les chiots étaient bien ce matin, puis ils se sont arrêtés de manger et sont morts avant que je ne puisse faire quelque chose ». En revanche, les chiots plus âgés et les adultes ne présentent qu'une infection inapparente ou localisée à l'appareil génital ou respiratoire. Les femelles atteintes connaissent une baisse de la prolificité, des avortements et de la stérilité.

Une des caractéristiques des herpes virus est leur capacité à causer une infection latente à la suite d'une primo-infection. Ce portage latent perdure toute la vie de l'animal, et le virus peut être réactivé à tout moment à la faveur d'un stress. Le CHV persiste donc au sein de l'élevage, pouvant être à l'origine de pertes économiques importantes (stérilité, diminution de la taille des portées, avortements, mortinatalité, …).

Le portage latent et l’infection à vie

L'infection des chiots sensibles par le CHV se fait par voie nasale ou orale. Le virus se développe d'abord dans la muqueuse nasale ou pharyngée. L'invasion virale se propage ensuite, par le sang, à tous les organes cibles comme le rein, la rate ou les nœuds lymphatiques.

Le portage latent, c’est-à-dire la capacité du virus à persister chez son hôte de manière asymptomatique, est une des caractéristiques de tous les virus herpes. Si les défenses immunitaires sont suffisantes pour contrôler l'infection, le virus rentre en latence en s'intégrant à l'ADN cellulaire, probablement au niveau des ganglions nerveux. Chez l'adulte, la persistance de l'infection latente a été confirmée par réactivation de l’infection après traitement aux corticostéroïdes. Même si le mécanisme précis de la persistance virale et sa localisation n'ont toujours pas été élucidés, l’infection par le CHV doit être considérée comme une infection à vie.

L’infection par le CHV peut se réactiver périodiquement après l’infection primaire à la faveur du froid, d’un stress, de l’œstrus ou de la mise bas, d’une immunodépression consécutive à une infection virale (parvovirose, coronavirose, maladie de Carré) ou bactérienne (Clostridium perfringens), ou encore de l’administration de fortes doses de corticoïdes et donner lieu à des infections récurrentes. Celles-ci passeront cependant inaperçues si elles accompagnent une infection par un agent plus pathogène, comme c’est souvent le cas : virus entéritiques, Bordetella bronchiseptica, Parainfluenza, …

Les différents symptômes de la maladie

L'âge du chien au moment de l'infection détermine donc en grande partie l'apparition des symptômes. La mortalité n'a été observée que chez des chiots de moins de 4 semaines, tandis que les infections expérimentales d'individus de plus de 3 semaines n'ont jamais entraîné que des symptômes localisés.

La gravité des signes cliniques chez le chiot est due à leur température corporelle inférieure à celle des adultes durant les 3 premières semaines (leur thermorégulation est imparfaite). Il est d'ailleurs possible de freiner la réplication virale et de diminuer la mortalité en augmentant artificiellement la température des chiots. Au contraire, on observe une infection généralisé mortelle dès que la température des chiots est abaissée en refroidissant la maternité.

L’infection néonatale aiguë est la forme la plus grave, et se traduit par la mortalité la plus élevée. Elle touche les chiots jusqu'à l’âge de 3 semaines. La contamination peut se faire: in utero, juste avant la mise bas, lors de la mise bas, par contact avec les secrétions vaginales de la mère, enfin, par contact avec les secrétions d'autres chiens infectés. La transmission par contact avec un soigneur ayant manipulé un animal infecté a également été invoquée.

La période d’incubation de l’infection néonatale varie en fonction du mode de contamination des produits. Si la contamination a lieu pendant la gestation ou lors de la mise bas, les premiers signes cliniques apparaissent entre 6 jours et 2 semaines après la naissance. Si la contamination a lieu par contact direct, les symptômes débutent 4 à 6 jours après la mise bas. Expérimentalement, l’incubation est toujours de plus de 4 jours.

Les signes digestifs apparaissent les premiers : selles peu abondantes, sans odeur et de couleur verdâtre, nausée et vomissements après les repas. Les douleurs abdominales sont d’apparition brutale : elles se manifestent à la moindre pression, et sont associées à des gémissements continus. La respiration devient courte et rapide, avec quelquefois des périodes d’essoufflement. Puis suit une incoordination des mouvements qui traduit une atteinte nerveuse : les sujets chancellent et perdent l’équilibre. Sur certains chiots, on peut observer des pétéchies sur la peau, en région abdominale ainsi que sur le pharynx. L’infection évolue sous forme apyrétique (absence de fièvre). Durant son évolution, on peut observer une perte de poids importante, quoique le plus souvent l’appétit des chiots reste conservé jusqu’à l’apparition de la douleur abdominale.

L’évolution vers la mort dure généralement 24 à 48 heures et ne dépasse que très rarement 4 à 5 jours. Le pronostic de l’infection néonatale aiguë est toujours sombre : le taux de létalité est élevé ; les animaux qui guérissent gardent généralement de graves séquelles, et tous restent porteurs du virus. La gravité de l’atteinte est déterminée par la quantité d’anticorps transmis par la mère. Les chiots ayant reçu un titre élevé sont protégés contre la forme grave de l’herpes virose, mais ils peuvent développer une infection inapparente ou latente.

Chez les adultes (chez le mâle comme chez la femelle), le CHV peut provoquer l’apparition sur les muqueuses génitales de papules ou de granulations difficiles à mettre en évidence sans un examen attentif :

chez les lices, les lésions papulo-vésiculeuses de la muqueuse vaginale évoluent généralement en 15-20 jours vers l’ulcération, puis régressent en deux semaines ; elles peuvent réapparaître à la faveur du pro-œstrus suivant ;

chez les étalons, les papules et nodules lymphoïdes présents sur la muqueuse prépuciale régressent plus rapidement (quelques jours seulement) et les périodes de réactivation virale restent encore indéterminées.

Lors de la contamination d’une femelle gestante, ou de la réactivation d’une infection latente à la faveur d’une gestation, le virus migre vers l’utérus où il peut provoquer des avortements, des naissances prématurées ou une mortalité embryonnaire avec momification. L’épisode d’infertilité n’affecte habituellement qu’une à deux saisons de chaleurs, l’infection provoquant chez la mère l’apparition transitoire d’anticorps faiblement protecteurs permettant de mener à bien une gestation et de conférer à la portée une protection passive de courte durée mais suffisante pour prévenir une forme septicémique.

Chez l’animal jeune ou immunodéprimé, l’infection herpétique peut provoquer une rhinite et une pharyngite parfois accompagnées d’une conjonctivite. Le CHV ne doit pourtant être considéré que comme un agent secondaire de sortie, et non comme un facteur déclenchant du syndrome « toux de chenil ». L’apparition de lésions génitales chez individus reproducteurs à l’occasion d’un épisode de toux de chenil doit faire suspecter la participation du CHV. Lors de réponse immunitaire adéquate, le virus est éliminé ou ne provoque qu’une infection inapparente.

Notion de pathologie de groupe

Le CHV est répandu dans le monde entier. Il a été décrit aux Etats-Unis, en Europe, en Afrique, en Australie et au Japon. Cependant, peu d’études ou d’enquêtes sérologiques permettent de connaître avec précision la prévalence de l’infection herpétique en élevage canine.

En 1979, la prévalence des animaux séropositifs était estimée entre 0,5 % et 6 % pour les chiens de particuliers, et entre 15 et 28 % pour les chiens vivant en collectivité. Plus récemment, les résultats sérologiques obtenus confirment que le CHV serait impliqué dans 43 à 48 % des cas d’infertilité ou de mortalité néonatale. Enfin, même si l’herpes virus ne constitue pas le seul facteur d’infertilité en élevage canin, 68 % des élevages comptant des individus sérologiquement positifs connaissent des difficultés de reproduction.

Les modes de transmission

Le CHV étant très fragile dans le milieu extérieur, la contamination se fait essentiellement par contact direct et très accessoirement par contact avec des objets souillés ou en atmosphère confinée.

Les modes de contamination sont la voie vénérienne, la voie transplacentaire et la voie oro-nasale. Cette dernière est prépondérante et c’est principalement par cette voie que les chiots nouveau-nés s’infectent, lors du passage dans la filière pelvienne.

Les matières virulentes sont constituées par les secrétions nasales (jusqu’à 15 jours après l’infection), les secrétions génitales (jusqu’à 20 jours après l’infection chez le mâle et 16 jours chez la femelle), le fœtus et les enveloppes fœtales lors d’avortement, ainsi que la plupart des excrétions chez les chiots malades.

La transmission vénérienne ne doit pour autant pas être négligée, en particulier chez l’adulte : de même que les enzooties d’herpes virose ne sont pas systématiquement précédées de symptômes respiratoires, il n’est en effet pas rare de constater dans des élevages abritant plusieurs races dans des locaux communs, des atteintes herpétiques limitées à une seule race. La contamination vénérienne s’effectue au cours d’une monte naturelle lorsqu’un étalon infecté et porteur de lésions génitales saillit une femelle indemne. Le virus peut également se transmettre d’une femelle infectée à un étalon indemne qui deviendra à son tour potentiellement contaminant lors des saillies suivantes. L’étalon n’est potentiellement contagieux qu’en période de réactivation virale : celle-ci se traduit le plus souvent par l’apparition des lésions génitales. Chez la femelle, on observe généralement une réactivation virale systématique au moment du pro-œstrus.

Comme la plupart des herpes virus, le CHV est souvent qualifié d’opportuniste, puisque son pouvoir pathogène s’exprime de préférence chez des individus sans défense, qu’ils soient immatures, immunodéprimés ou débilités. Les deux périodes d’extrême sensibilité à l’infection sont les 3 dernières semaines de la gestation et les 3 premières semaines de vie du chiot. En dehors de ces périodes, tout facteur influençant la réponse immunitaire modifiera la forme clinique et l’expression de la pathologie : c’est ainsi le cas des anticorps d’origine maternelle chez le chiot (colostrum), ou des facteurs à l’origine de stress (malnutrition, variations de température, transports intempestifs, la surpopulation, introduction de nouveaux individus au sein de l’effectif déjà en place, …).

Poser le diagnostic

La coexistence d’une mortalité importante chez les chiots de moins de deux semaines, et de troubles de la reproduction ou de signes respiratoires est évocatrice d’un contexte herpétique. Cependant, même si les symptômes observés lors d’herpes virose chez les jeunes chiots sont parfois évocateurs (plaintes, pédalage et douleur abdominale), il ne sont malheureusement pas spécifiques et rendent le diagnostic clinique délicat. Après avoir écarté les causes évidentes de mortalité, toutes les causes infectieuses devront être retenues.

Lors de mortalité néonatale, il est indispensable d’avoir recours à l’autopsie et au diagnostic de laboratoire : les lésions observée peuvent orienter le diagnostic, mais l’isolement viral constitue la méthode de choix pour un diagnostic de certitude (c’est une technique délicate, et la fragilité du virus demande que les conditions d’acheminement vers le laboratoire soient respectées).

Encore aujourd’hui, la technique de référence est la sérologie. L’intérêt de cette méthode est d’apprécier la circulation du virus dans l’élevage, mais elle n’est d’aucune aide chez les chiots, car ceux-ci n’ont généralement pas le temps de développer des anticorps avant de mourir. Un résultat positif chez une femelle venant d’avorter ou de perdre sa portée doit faire suspecter l’herpes virose, surtout si cette chienne était négative auparavant. En l’absence de commémoratif évoquant une atteinte herpétique, l’interprétation des sérologies herpes est généralement rendue délicate par l’aptitude que détient le CHV à disparaître de la circulation sanguine (Cf. notion de latence) :

  • une sérologie positive confirme systématiquement que l’individu est contaminé (il est alors porteur à vie du CHV) et contaminant le jour de l’examen ;

  • une sérologie négative ne permet cependant pas de conclure que l’individu testé n’est pas porteur du CHV : elle permet seulement de confirmer que le jour de l’examen, l’animal n’était pas contaminant pour ses partenaires (absence de circulation du virus dans le sang).

Prévention et traitement de l’herpes virose

Il n’existe aucun traitement efficace de l’herpes virose. A l’heure actuelle, les seules mesures à mettre en place ont un caractère préventif. La première est la sérothérapie, qui doit être effectuée avant l’apparition des symptômes : cela suppose que l’on dispose d’un sérum positif, qui sera administré par voie intra-péritonéale, à raison de 1 ou 2 ml pendant les deux premiers jours. La meilleure méthode de conservation d’un sérum est la congélation.

La seconde et la plus importante consiste à réchauffer les chiots en maintenant leur température rectale à 37°C afin de limiter la réplication virale qui est maximale entre 35 et 36°C. Bien évidemment, les normes d’ambiance seront adaptées aux capacités de thermorégulation du chiot : à la naissance, la température du nid de mise bas sera d’environ 31°C, pour baisser ensuite régulièrement jusqu'à 22°C à la troisième semaine. En fait, il importera plus utilement de vérifier la température des chiots au moins deux fois par jour, plutôt que de se contenter de conditions de chauffage plus ou moins satisfaisantes.

Si l’on constate dans une portée le refroidissement d’un ou plusieurs sujets, il faudra effectuer un réchauffement très progressif sur 1 à 3 heures, à l’aide de bouillottes ou de couvertures chauffantes. Un réchauffement trop rapide entraîne un surmenage cardiaque et pulmonaire souvent fatal. Une couveuse pourra être utilisée, à condition qu’une humidité de 55 à 65 % soit maintenue.

Dans les élevages ou le CHV a été isolé, l’éradication de la maladie est actuellement impossible, à moins de renouveler complètement le cheptel ou de changer de race ! Cette attitude ne peut bien évidemment pas être recommandée, car l’herpes virose a tendance à se contrôler d’elle-même et il semble difficile de préconiser de reconstituer un cheptel indemne en raison de la fréquence de l’infection et des aléas du dépistage sérologique en quarantaine.

Ainsi, lorsqu’une femelle est contaminée lors d’une première gestation, elle pourra transmettre une quantité importante de virus à sa portée ; cette même chienne pourra néanmoins transmettre à ses portées ultérieures des anticorps protecteurs qui les rendront moins vulnérables : c’est sur ce principe que de nouveaux vaccins sont aujourd’hui développés.

En attendant, les efforts doivent se porter sur la prévention des formes aiguës de la maladie, et sur la limitation de la propagation de l’infection. Le pic d’excrétion virale étant maximum dans les 6 semaines qui encadrent la mise bas, il semble raisonnable d’envisager d’isoler pendant cette période les chiennes infectées et leurs chiots, sinon du reste de l’élevage, au moins des femelles séronégatives qui seraient en cours de gestation.

L’accouplement constitue la seconde période à risque, à la fois pour l’étalon et la lice. Une sage précaution consiste à extérioriser complètement les bulbes érectiles hors du fourreau avant la saillie pour vérifier l’absence de lésions papuleuses, et à éviter de contraindre à la saillie ou au prélèvement un étalon qui présenterait des douleurs génitales d’origine indéterminée. La désinfection de l’appareil génital des partenaires s’avère malheureusement décevante et risque même de s’avérer spermicide.

En tout état de cause, le recours à l’insémination artificielle constitue la meilleure des précautions, surtout lorsque l’un des partenaires est réputé contaminé :

  • s’il s’agit de la femelle, l’utilisation systématique de l’insémination artificielle permettra d’écarter tout risque de contamination par voie sexuelle de l’étalon utilisé ;

  • s’il s’agit du mâle, l’insémination artificielle permettra de limiter au mieux la dissémination de l’infection herpétique, mais le CHV se multipliant dans la muqueuse urétrale, la contamination de l’éjaculât reste possible ;

  • dans les deux cas, il convient de se souvenir que la contamination par voie oro-nasale est possible lorsque les individus sont maintenus ensembles au sein de l’élevage.

Même si ces mesures palliatives ne servent dans un premier temps qu’à « limiter les dégâts », c’est-à-dire la mortalité des chiots, elles s’avèrent particulièrement efficaces à long terme.

Les signes cliniques de l’herpes virose canine sont très variés et dépendant de l’âge. Qu’il s’agisse de primo-infection ou de réactivation virale, l’infection à herpes virus est le plus souvent discrète chez les chiots de plus de trois semaine et les adultes, alors que l’on observe souvent une forme septicémique mortelle chez les chiots nouveau-nés ; ces deux formes sont elles-mêmes variables en gravité.

L’impact pathogène réel du CHV en élevage canin reste très discuté. En effet, si le taux de séropositifs semble très élevé au sein d’une population ciblée, il est bien acquis que les infections inapparentes sont fréquentes, même si le rôle des réactivations reste mal cerné.

Quoi qu’il en soit, le taux élevé de séropositivités en élevage indique que les éleveurs doivent apprendre à vivre avec l’herpes virus canin, sans espérer une hypothétique éradication de la pathologie par le recours à un vaccin ou par la sélection d’animaux indemnes.

Enfin, le phénomène de latence est fondamental pour comprendre le cycle épidémiologique du CHV : un chien infecté le reste toute sa vie et représente une source potentielle de virus pour l’ensemble de l’élevage.

 

Réflexions personnelles

 

Le 21/11/2006 : "journée de sensibilisation à l'herpès  : L’herpès touche 17 millions de Français, 75% de ces malades s’ignorent... car ils ne sont pas diagnostiqués. Ils risquent ainsi à tout moment de transmettre le virus à leur entourage". Cette journée a pour objet de nous sensibiliser à un virus particulièrement contagieux, avec, partout en France, des débats, des rencontres avec des spécialistes, des expositions et autres animations

 

 

On n’entend pratiquement plus parler de l’herpès au niveau canin alors  qu’on en parle de plus en plus au niveau humain.  (voir la journée de sensibilisation du 21/11/2006 )

Je me pose quelques questions :

  • Est-ce que cela est rentré dans la routine ?
  • Est-ce que le vaccin a eu du succès et est il utilisé  ou au contraire a -t-il fait un flop commercial?
  • Je sais que plusieurs vétérinaires ne sont pas pour le proposer,  pourquoi ?
  • Est-ce que le battage médiatique pour la vaccination des chiens était une façon de faire tester un vaccin par le plus grand nombre pour voir les améliorations à apporter et si besoin pouvoir le transposer à l’échelon humain ?
  • Est-ce qu’il s’agissait vraiment d’une épidémie ou au contraire est ce que l’herpès est latent » normalement » et serait un révélateur d’une faiblesse dans l’élevage ou dans la santé de l’animal lorsqu’il entre en activité. La recherche devant se faire dans ce cas vers le point faible momentané ?
  • ……

Témoignages

 

je viens malheureusement d'être confronté pour la première fois au terrible virus de l'herpès canin et nous avons perdu toute une portée. Il ne s'agissait pas d'une transmission vaginale mais bien respiratoire (donc probablement rapportée d'une expo par un autre chien), mes chiens ont commencé à éternuer (pas de toux) et bien que la maman et les bébés étaient isolés, le virus est quand même passé et nous avons perdu tous les chiots entre 12 et 17 jours. F...

 

 

FAQ

Question : Ma chienne vient de mettre bas par césarienne de 4 chiots dont 3 morts nés. A première vue, mon vétérinaire parle d'herpès pourtant j'avais fait vacciner la mère.

Réponse : L’herpes virus n’entraîne une mortalité chez les chiots qu’au-delà d’une période d’incubation de 4 jours. Une mortalité dans le cadre de la mise bas ne peut donc pas être due à cette cause. La vaccination quand à elle n’a jamais empêché une contamination : elle limite la mortalité des chiots durant les 3 premières semaines de vie en augmentant la quantité d’anticorps protecteurs que la mère peut transmettre au travers du colostrum. Sans plus de commémoratifs, il m’est malheureusement impossible de préciser la cause éventuelle de cette mortalité, ni celles qui ont pu entraîner la dystocie (et la césarienne). Samuel (2008)


Question :Je viens de lire dans un magasine que  "on peut par ailleurs limiter la mortalité des chiots infectés. C'est notamment le cas du placement dans des incubateurs à température élevée ( 35° C et 50 % d'humidité relative), qui perme de les faire passer le plus rapidement possible d'une température corporelle  de 35° C à la naissance à une température de 37° C, à laquelle la multiplication du virus est impossible."  Est ce qu'il faut toujours avoir une pièce à 35°minimum?

Réponse : On parle d’un incubateur, pour des chiots malades. L’éleveur a rarement ce genre de matériel (les vétos aussi !) et la mère n’est pas dedans !!!.

Si la température de la pièce est trop élevée et si le taux d’humidité n’est pas contrôlé, c’est dangereux pour la chienne et pour les chiots

Attention à ne pas faire de confusion entre la température corporelle et celle de la pièce. Cela donne  environ 31° maxi,  pour maintenir un chiot à sa température corporelle de 35,5° . C’est la température du chiot qui est importante, pour l’obtenir elle dépendra du type de local. La température du chiot est de 35,5°C à la naissance. 36,5°C à 1 semaine. 38°C à la 3ème semaine. Si la température corporelle du chiot descend à 35°C le chiot ne peut plus téter seul, en dessous de 34°C il est rejeté par sa mère, à 22°C il est amorphe.

Pour réchauffer un chiot il faut le faire très progressivement sur 1 à 3 h, pour éviter les risques cardiaques et pulmonaires.

Il faut aussi une bonne Hygrométrie, environ 60%. En dessous il y a des risques pulmonaires, au dessus des risques d’infections sauf s’il y a eu un début de déshydratation. ( on pince la peau de la nuque pour voir si elle revient assez vite)


 Question : Est-ce qu'un chien peut avoir des boutons d'herpès autour de la gueule?

 Réponse :  chez le chien il n'y a que de l'herpès génital. Les boutons autour de la gueule du chiot s'assimile à une poussée d'acnée


Question : Est-ce qu’une portée  peut être décimée par l’herpes virose à l’âge de15 jours ? Ils allaient bien avant. Sur 9 chiots il n’en reste plus qu’un de vivant actuellement.

Réponse : Oui, la mortalité liée à l’herpes virus peut être observée jusqu’à l’âge d’environ 3 semaines. Attention toutefois à ne pas conclure abusivement que les chiots sont morts d’herpes parce que la sérologie de la mère serait positive : plus de 80% des chiens sont porteurs de cette affection, sans pour autant que 80% des chiennes donnent naissance à des chiots en danger. Pour confirmer une mortalité due à l’herpes virus chez le chiot, il faut naturellement procéder à une autopsie et demander qu’une PCR soit réalisée sur un certain nombre d’organes. Seule la confirmation de la présence du virus en très grande quantité permettra de préciser le diagnostic.

L’avantage de ce virus est sa sensibilité à l’augmentation de la température : à chaque degré de température corporelle gagné, le taux de réplication diminue d’un facteur de 1000x. L’inconvénient pour le chiot est qu’il est incapable de réguler seul sa température corporelle avant l’âge de 3 semaines environ… D’où un risque important jusqu’à cet âge là ! Lorsqu’il y a problème, on observe le plus souvent des difficultés inhérentes au contrôle des conditions d’hébergement des chiots (absence de chauffage, présence de courants d’air, …) et une diminution anormale de la température corporelle. Il s’en suit une multiplication importante du virus en 4 jours (jamais moins) et un atteinte neurologique conduisant le plus souvent au décès des chiots concernés. Samuel


Question : j'ai fait faire des tests, ma chienne est à 100% malade de l'herpès virose. Son bébé n'a rien. est ce que je dois les faire stériliser?

Réponse :  Il est surprenant qu’un chien adulte soit « malade » de l’herpes virus canin : tout au plus, les symptômes sont généralement de petites pustules en regard de la muqueuse vaginale, parfois associées à une légère toux (composante de la toux de chenil). Plus vraisemblablement, un examen sérologique ou une PCR ont démontré que la chienne était soit porteuse du virus (PCR positive), soit qu’elle avait été en contact récemment (sérologie positive) avec le virus (dans ce dernier cas, il y a tout à penser qu’elle est également porteuse). Ce résultat n’a d’ailleurs rien d’étonnant : plus les chiens vieillissent, plus ils ont de chance de s’être contaminés avec ce virus qui touche aujourd’hui presque la totalité des populations canines vivant en groupe ou participant à des regroupements… Pour ce qui est de la plus jeune, il y a plus de chance qu’elle n’ait pas encore été contaminée, ou bien que la sérologie n’ait pas encore augmenté. Pour l’une comme pour l’autre, je ne vois aucune obligation à faire stériliser pour cause d’herpes. Il faut simplement apprendre à gérer la reproduction, et surtout les risques pour les chiots. Si on procédait de la même façon pour la parvovirose par exemple, qui tue bien mieux les chiots actuellement que l’herpes virus, on devrait stériliser ou euthanasier la quasi-totalité de la population canine !... Samuel


Question : Ma chienne a de l'herpès, je perds les 3/4 des chiots. Comment faire d'autres portées sans risque?

Réponse : Ce qui est important, c’est de prendre en compte le fait qu’elle est (comme beaucoup d’autres chiennes, sinon toutes celles qui vivent en collectivité ou ont des échanges avec des groupes de chiens) porteuse du virus. A ce titre, elle sera toujours au moment de la gestation et à l’issue de la mise bas, une source de contamination pour ses chiots.

Si vous ne parvenez pas à gérer les conditions de vie des chiots convenablement, en particulier pour ce qui concerne leur température corporelle, il y aura de la mortalité. Vous pouvez, éventuellement, associer une meilleur gestion de ces conditions avec l’utilisation du vaccin herpes pour diminuer les risques de mortalité des chiots dans les 2-3 premières semaines de vie… 

Si vous ne parvenez pas à gérer les conditions de vie des chiots convenablement, il vaudrait mieux renoncer à faire de l’élevage.


Question : Ma chienne est en chaleur et je voudrais la faire saillir  J’ai toujours  mis mes chiots sous des lampes à chauffer.  Donc, si je chauffe bien les chiots, il n’est pas nécessaire de vacciner contre l’herpes virose ?

 Réponse : Le « vaccin » est plus un booster temporaire de l’immunité maternelle qu’une véritable protection pour le chiot. Au travers de la production d’anticorps chez la mère et le transfert de l’immunité colostrale, l’objectif est de réduire la mortalité des chiots exposés à une hypothermie… Si les conditions d’hébergement sont satisfaisantes, je ne vois pas pourquoi (ni comment) les chiots développeraient une herpes virose. D’autre part, le « vaccin » n’empêche ni les chiennes ni leurs chiots de se contaminer. Les chiots survivent mais sont toujours porteurs latents. Ils pourront transmettre la maladie, ou l’exprimer si le taux d’anticorps transmis est insuffisant ou les conditions d’hébergement particulièrement déficientes.

Il n’existe aucune preuve – encore à l’heure actuelle – que l’herpes virus serait seul responsable d’infertilité. S’il est aujourd’hui clair qu’il favorise l’expression d’autres agents pathogènes, tels que les mycoplasmes, en affaiblissant le niveau des défenses de la chiennes, il n’a jamais été démontré que l’herpes pouvait à lui seul entraîner dans les conditions naturelles un avortement ou un défaut de conception… Mais nombreux sont les éleveurs – et les vétérinaires – à envisager la vaccination pour traiter l’infertilité observée sur leurs chiennes. Samuel


Question : si on lave les affaires (linges, draps, etc.) à 90 degré, ça va pour tuer ce virus. ? 

Réponse. C’est un virus sensible à la chaleur.et il faut utiliser des désinfectants, javel ou autres


Question : En demandant une sérologie des 2 futurs reproducteurs 15 jours avant la saillie et en refusant ceux qui sont positifs, on devrait résoudre le problème ?

 

Réponse : Si la sérologie est positive, cela signifie effectivement que l’animal a été récemment exposé au virus herpes (la réponse immunitaire étant de mauvaise qualité pour ce type de virus, on peut effectivement conclure à une exposition récente – surtout si une seconde sérologie confirme que le titre augmente). L’exclusion d’un accouplement et le recours à l’IA permettent de limiter les contaminations (pour autant que le mâle n’ait pas l’occasion de renifler de trop près la chienne, la contamination par voie nasale n’étant pas exclue). Toutefois, la protection de la femelle ne peut être totalement garantie : le virus pouvant être transmis avec la semence !

Si la sérologie est négative, cela ne signifie pas forcément que le risque de contamination est exclu. En effet, l’animal peut être aujourd’hui excréteur du virus – donc contaminant pour ses congénères – et ne pas avoir encore développé de réponse immunitaire mesurable. Dans ce cas, l’accouplement, mais aussi la simple visite de courtoisie, peuvent être à l’origine d’une contamination.

Enfin, un animal qui aurait été exposé au virus herpes et serait devenu séropositif à un moment, peut très bien redevenir négatif… On parle alors de porteurs sains, le plus souvent asymptomatiques, chez qui le virus est généralement en dormance, c'est-à-dire enfouis très profondément dans les différents organes cibles, attendant un coup de fatigue pour ressurgir. De tels « coups de fatigue » peuvent être dus à un voyage pour aller en exposition ou pour rendre visite à un prétendant, un stress particulier (14 juillet, « situation familiale » tendue, … un épisode de diarrhée, une toux, …), un accident nécessitant la réalisation d’un traitement anti-inflammatoire (diminution de l’immunité), … les chaleurs ou la mise-bas, … et plein d’autres situations encore. 

Aujourd’hui, il ne me parait pas si utile d’écarter de la reproduction les chiens porteurs d’herpes. D’une part parce que lorsque l’on se dote de techniques plus sensibles pour détecter tous les animaux contaminés (séropositifs ou non), on s’aperçoit que la quasi-totalité des chiens présentés en expositions sont atteints. D’autre part, parce que s’ils sont s’ils sont séronégatifs, il n’y a aucun moyen de s’assurer qu’aucun risque n’ait été pris. Bien évidemment, s’ils sont séropositifs, il conviendra de ne pas prendre de risques inutiles… Samuel


Question : on devrait rechercher les porteurs d’herpes et interdire leur utilisation pour la reproduction. Qu'en pensez vous?

Réponse : Ce qui m’inquiète derrière de telles mesures, c’est les raisons pour lesquelles elles sont prises. Le plus souvent, il s’agit moins d’un souhait d’exclure raisonnablement un risque donné (les examens sont alors réalisés sur les deux partenaires) que de faire une mauvaise publicité à certains étalons. Il existe aujourd’hui bien d’autres agents plus graves que l’herpes pour lesquels de telles mesures préventives ne sont pour ainsi dire jamais prises : la brucellose canine en particulier, mais peut-être aussi les mycoplasmoses…

De plus, il faut être réaliste !! si on parle de 70 à 80 % du cheptel touché  en France et peut être encore plus en Allemagne (où l’insémination n’avait pas bonne réputation) cela veut dire que sur 10 chiens, il y en a 7 ou 8 de malades. Dans ce cas, pensez vous honnêtement  que vous êtes le seul bastion indemne ? Est ce que chacun d’entre vous a été faire tester ses chiens au moment des chaleurs pour les femelles, après la visite des chiens invités, au retour des expos….Cela ne concerne pas que les élevages et les chiens qui reproduisent, cela concerne tous les chiens et tous les propriétaires.  Cela veut dire aussi qu’actuellement, pendant que nous discutons, au moins 80% de nos léos ont de l’herpès. Il me semble avoir déjà parlé plusieurs fois des maladies transmissibles et avoir dit que le seul chien que l’on peut essayer de protéger, c’est le mâle en utilisant l’insémination. L’herpès n’est pas une maladie récente mais il y a depuis peu un vaccin, donc les labos ouvrent les vannes de l’information (un peu tardivement) Nos chiens, vaccinés,  permettront de savoir dans quelques temps s’il n’y a pas trop d’effets secondaires (à plus ou moins long terme).


Question : Est-ce que les autres chiens de la maison risquent d'attraper cette maladie ?  

Réponse : Si vous avez l’herpès chez vous, il faut savoir que tout votre élevage est touché et que les chiots survivants seront porteur sains.

L’herpès n’est pas actif tout le temps. Les chiens vivent très bien avec mais contaminent les futurs reproducteurs lors de contacts, en exposition,  au club d’éducation, dans la rue…Si l’essentiel de la contamination se fait au moment de l’accouplement, la contamination par voie nasale n’est pas exclue.( chien qui renifle son congénère par exemple) Les chiots peuvent être contaminés par leur mère.

Plus de 80% des chiens sont porteurs de cette affection,


Question : Qu'est ce qu'il faut faire quand on a un mâle et qu'il est demandé en saillie? exiger de l'éleveur un test sur l'herpès ou le vaccin?

Réponse : A la rigueur, faire une saillie par insémination.  Seul le mâle peut être protégé grâce à cela.


Question : Vous le prendrez comment si le propriétaire du mâle exige que votre femelle soit contrôlée pour l'herpès?

Réponse : je demanderai le même examen au propriétaire du mâle


Question : Peut-on vacciner une chienne qui présente au moment de ses chaleurs de l'herpès, ou qui vient juste d'en avoir ? Et peut-on la faire porter sans aucun risque pour ses chiots ou bien vaut-il mieux attendre ses prochaines chaleurs ? Un chien peut-il attraper de l'herpès en allant juste en expo ou au club d'éducation ? 

Réponse : Il ne me semble pas y avoir dans le dossier technique de contre-indication particulière à la vaccination d’une chienne présentant de l’herpès clinique au moment de ses chaleurs.

La « vaccination » n’induit qu’une réponse immunitaire de courte durée : elle doit être réalisée environ 10 jours après les chaleurs et aux environs des 6-7 e semaines pour donner lieu à un transfert d’anticorps suffisants pour protéger le chiot par le colostrum. Il n’est pas question de vacciner une chienne aujourd’hui et d’espérer voire sa portée protégée aux prochaines chaleurs. De même, une seule injection ne suffit pas à entraîner la production d’une quantité suffisante d’anticorps…

 

Pour ce qui concerne le mode de contamination, les études confirment aujourd’hui que le risque de transmission par voie oro-nasale pourrait bien être plus important que la transmission par voie sexuelle. C’est la raison pour laquelle il est aujourd’hui illusoire d’envisager une éradication de l’herpès canin : les animaux qui vont en exposition (ou tout autre forme de rassemblement) resteront toujours les plus exposés au risque de contamination et les éleveurs devront bien apprendre à faire avec ce problème…


Question :  Quand doit-on faire les tests pour les MST ? (Brucellose, Herpès...)

Réponse : L’Herpes virose est une affection beaucoup plus fréquente au sein de la population canine : près de 80% des chiens aujourd’hui contrôlés sont sérologiquement positifs, ce qui signifie qu’ils ont été en contact avec le virus dans l’année. Le mode de contamination prédominant est la voie oro-nasale, même si la contamination par voie sexuelle est possible : il suffit que les chiens se reniflent les partie génitales ou « se disent bonjour » d’un peu près pour qu’ils puissent être contaminés.

L’herpes virus est beaucoup moins grave pour l’élevage que certains veulent bien le laisser entendre. Il entraîne une mortalité des chiots entre le 4e (jamais avant) et le 21e jour (très rarement plus tard), qui peut toujours être évitée par le contrôle et la régulation de la température corporelle des chiots (thermomètre pour vérifier matin et soir que le chiot est à plus de 37°C et à moins de 38,5°C – autres problèmes dans ce cas là – et bouillottes, lampes chauffantes, convecteurs, radiants, … bref tout dispositif permettant d’assurer un minimum de chauffage). Bref, les chiots meurent s’ils ont froid, parce que dans ces conditions, le virus peut librement se développer (pour chaque degré en dessous de 37°C, le virus se multiplie 1000 fois plus rapidement).

L’herpes virus pourrait également entraîner des momifications fœtales tardives… mais il n’existe aucune étude qui confirme clairement un rôle direct quelconque dans des épisodes d’infertilité : tout au plus peut il être responsable d’un terrain favorable à l’expression d’autres pathogènes (ex. mycoplasmes).

L’examen sérologique permet donc de confirmer qu’un chien a été en contact avec le virus : il ne reflète pas le niveau de circulation du virus, c'est-à-dire le risque pour le chien d’être contaminant pour son environnement. Si le résultat est négatif, on peut conclure que l’animal n’a pas été récemment (dans l’année) en contact avec le virus, et qu’il n’a pas été suffisamment fatigué (même transitoirement) pour permettre sa re-circulation dans l’organisme si la contamination a eu lieu il y a plus d’un an. Même avec une sérologie négative, l’animal pourrait éventuellement être contaminant s’il devait souffrir d’une altération très récente de ses ressources immunitaires (gros coup de fatigue par exemple, autre maladie, surmenage, … maltraitance) : le virus circule ; le chien est contaminant ; mais sa sérologie est toujours négative parce que cela dure depuis moins de 15 jours… Si la sérologie est positive, le chien a tout simplement été en contact avec le virus dans l’année : ou bien l’animal a été contaminé par un autre à l’occasion d’une visite, d’une exposition, … ou bien d’un rapport sexuel ; ou bien il a été contaminé il y a plus longtemps, le virus était jusque là en « dormance », mais il a pu se multiplier à la faveur d’une diminution transitoire de l’immunité.

La multiplication du virus ne peut pas être empêchée par le vaccin : celui-ci permet juste le développement d’une immunité maternelle permettant aux chiots maintenus dans des conditions inappropriées (chiots qui « ont froid » ou qui sont « mal soignés ») de survivre à la contamination d’origine maternelle. S’il permet parfois une récupération des paramètres de reproduction (diminution du nombre de cas d’infertilité dans certains élevages), celle-ci n’est que transitoire, l’agent réellement pathogène n’étant pas éliminé convenablement

Bilan : la réalisation d’une sérologie herpes permet juste de satisfaire l’ego du propriétaire (« j’ai un chien qui est négatif ») sans que cela ne présente un réel intérêt pour l’élevage (tous les chiens sont plus ou moins porteurs, comme il existe des bactéries dans le vagin d’une chienne, ou sur la peau de tout animal, … et le problème de l’herpes virose est principalement relatif à la gestion – ou plutôt l’absence de gestion – des conditions d’élevage des chiots)… Samuel 2005

 

 

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