Insuffisance lutéale

 

 

Rétrospective de l'élevage du Pli du Soleil

Accueil ] Remonter ] Capucine ] Diabolo ] Nos portées ] Portée F H ] Portée I ] Portées M N ] Portée R ] Portée S ] Portées T ] Portées U V ] Valki ] A Nuance ] A Ouzame ] B.Pitchoum ] China Quzco ] D Raphan/Ricci ] Good Luck ] Généalogies ] Comportement ]

 

Accueil
Remonter

Insuffisance lutéale

 

 

  • Principale cause hormonale d'interruption spontanée de la gestation

  • Interruption prématurée du fonctionnement du corps jaune

    • chute du taux de progestérone

    • avortement secondaire

  • Prévalence supérieure chez les grandes races et inter-œstrus courts

  •  Incidence encore mal connue

    • parfois largement sous-estimée

    • représenterait près de 12% des gestations dans certaines races

  • Infertilité affectant la même femelle

  • absence de contagiosité

  • résorption fœtale plus fréquente que l’avortement

 

  • Diagnostic suggéré par exclusion

    • avortement certain (diagnostic de gestation précoce, échographie, dosage de relaxine)

    •  exclure toute autre cause d’interruption de la gestation (bactéries, virus, nutrition, endocrinologie, médicamenteuses …) interférences

  • Diagnostic de suspicion
    • suivi régulier de la concentration plasmatique de progestérone
      • dosage quantitatif
      • 1 ou 2 fois par semaine
      • dès la 2e-3e semaine et jusqu'au terme
  • Traitement
    • traitement substitutif possible
  • progestérone naturelle souvent prescrite par voie orale souvent plus simple, malgré certaines contraintes (ex. administration toutes les 6 à 8 heures)
  • attention aux utilisations abusives
  • effets secondaires parfois importants
  • nausée, agitation
  • risque d’avortement (rétrocontrôle négatif)
  • jamais d’automédication !...

 

 

FAQ

 

Question : qu’est ce que l’Utrogestan ? Avez-vous déjà utilisé ce produit ?

Réponse : L’Utrogestan® est la première spécialité commercialisée contenant de la progestérone micronisée. Il existe aujourd’hui d’autres spécialités équivalentes… Généralement, il est préconisé d’utiliser des gélules contenant 100 mg de progestérone, plutôt que 200 mg, de telle sorte que les posologies puissent être modulées plus facilement. La « dose d’attaque » généralement conseillée lors de l’instauration du traitement est de 1 gélule pour 30 kg de poids vif, administrée toutes les 8 heures. En fonction de l’importance de la décroissance du taux de progestérone sanguin observé, les vétérinaires prescrivent d’emblée une dose plus importante (2x100 mg / 8 heures, par exemple). A l’occasion du premier contrôle de la progestéronémie réalisé 3-4 jours après l’instauration du traitement (la prise de sang étant toujours réalisée juste avant l’administration de la gélule, jamais après – même pour 2 ou 5 minutes), le vétérinaire sera éventuellement amené à ajuster soit la posologie (en augmentant le nombre de gélules administrées), soit le rythme d’administration (en passant à 1 x toutes les 6 heures – attention, délai de rigueur). Il est généralement plus efficace (et surtout moins gênant pour l’animal – moins d’effets secondaires) d’augmenter le rythme d’administration que le nombre de gélules !

Aujourd’hui, ces dosages ont été validés par plusieurs études de la cinétique d’élimination de la progestérone chez la chienne. Il  n’est pas raisonnable d’administrer plus de 300 mg à une chienne – même si elle est d’un gabarit particulièrement grand – sous peine de voir se produire des manifestations secondaires. De même, il est parfois nécessaire d’utiliser d’autres molécules, dont l’action diffère par la voie d’injection, la durée d’efficacité, et les protocoles à mettre en œuvre pour le déclenchement de la mise bas…

Quoiqu’il en soit, j’attire l’attention de ceux qui envisageraient de recourir à de tels traitements, sans suivi vétérinaire, sur le fait qu’il n’y a pas matière à improviser avec le traitement d’une insuffisance lutéale : un traitement mal conduit peut entraîner à la fois la chienne et les chiots sur une pente dangereuse !


 Question : Notre chienne X… Elle était portante de plusieurs bébés que nous avions vus à plusieurs  reprises pendant les échographies. Pour éviter des chutes de progestérone, (elle nous avait fait ce problème déjà à deux reprises), notre vétérinaire  lui a donné un traitement hormonal à partir de 4 semaines de gestation.  L’état de santé de la chienne s’est dégradé entre la 4eme et la 5eme semaine, pour finir au début de la 8eme semaine avec la résorption de tous les chiots. X… a beaucoup souffert et nous avons eu très peur. Elle s’est très bien remise.  Nous voulions savoir absolument d’où venaient ces problèmes. Après plusieurs recherches par contrôle sanguin, test, herpes, frottis, etc.… les résultats étant tous négatifs, nous sommes persuadés que c’est le traitement contre la  chute de la progestérone qui a tué les chiots et a failli également tuer X…. 

 

Réponse : Je constate en effet que l'insuffisance lutéale est observée de plus en plus souvent dans certaines races, et pratiquement pas dans d'autres... Le fait que l'on ait une corrélation importante avec certains facteurs de lignée peut amener à considérer la question du support génétique de cette affection (comme pour l'hypothyroïdie): en traitant des chiennes qui devaient avorter, ne favorisons nous pas la sélection de caractères qui n'auraient pas du être perpétrés ?

Le débat pourrait ici être ouvert à notre espèce, pour laquelle l'intervalle de génération plus long (20 ans en moyenne contre 3 ans chez le chien) nous contraint aujourd'hui encore à spéculer sur les risques encourus lors du recours intensif aux techniques de procréation médicalement assistée.
Depuis le 24 février 1982 et la naissance à l'hôpital Antoine-Béclère (Clamart) d'Amandine - premier bébé-éprouvette français -
100 000 bébés sont nés en France par fécondation in vitro (FIV) : chaque année, on enregistre 45 000 FIV et 10 000 naissances, sans pour autant savoir encore quel peut être l'impact de cette technique sur l'aptitude à procréer de la génération suivante chez l'homme !...

Toutefois, le problème de X… est légèrement différent. En l'état, il ne me semble pas que le diagnostic d'insuffisance lutéale ait été confirmé: le traitement à l'aide de progestérone a semble-t-il été instauré, mais vous ne faite pas  mention de dosages préalables permettant d'objectiver une chute du taux de progestérone, ni de contrôles réguliers permettant d'ajuster la posologie et le rythme d'administration (?)...

Ce dont je suis sûr, c'est qu'une administration de progestérone n'est pas dénuée de tout effet secondaire. Les doses qui sont proposées ont été établies sur la base d'une étude précise de la cinétique d'élimination de la progestérone chez la chienne, mais les variabilités individuelles qui ont été observées lors de cette étude  ont confirmé qu'il était important de maintenir un contrôle - au moins hebdomadaire - de la progestéronémie.  

  • D'une part pour éviter qu'un surdosage ne soit observé: il conduit généralement à des manifestations secondaires parmi lesquelles de la nausée, de l'agitation, de l'inquiétude, des vomissements et/ou une tendance à boire comme un trou (polydipsie)... Un surdosage s'accompagne parfois - lorsqu'il est chronique - d'un défaut de migration des testicules chez les chiots qui ont subit une imprégnation hormonale excessive par l'intermédiaire de leur mère...

  • D'autre part, l'instauration d'une supplémentation à base de progestérone (ou toute autre molécule progestative) conduit plus ou moins rapidement l'ovaire à diminuer son activité: il s'agit d'un phénomène de rétrocontrôle contre lequel il n'est pas possible de lutter... un peu comme si l'ovaire qui voit que l'on bosse pour lui décidait qu'il n'y a plus lieu de se fatiguer! Il en découle une accélération de la diminution du taux de progestérone.

Si la chienne est régulièrement contrôlée, les doses administrées et la fréquence de traitement peuvent être ajustées de telles sortes que les concentrations sanguines de progestérone restent suffisamment fortes pour maintenir la gestation et suffisamment faibles pour ne pas entraîner les complications citées ci-dessus. En l'absence de contrôle, il arrive que la progestérone (celle produite par l'ovaire) diminue plus rapidement que l'on pouvait s'y attendre et que celle que l'on administre soit insuffisante pour maintenir la gestation: il y a alors avortement!...

Il convient donc de se poser plusieurs questions importantes.

  • Le traitement se justifie-t-il par l'état de la chienne (présomption d'insuffisance lutéale suffisamment forte = dosage de progestérone en diminution trop rapide) et l'intérêt d'obtenir une portée de cette chienne?

  • La mise en place éventuelle d'un traitement sera-t-elle assortie d'une véritable politique d'observation de la descendance et de sélection (le cas échéant, si une fille présente les mêmes troubles, sera-t-elle traitée ou exclue de la reproduction)?

  • Enfin, l'instauration d'un traitement sera-t-il assortie d'une surveillance régulière ou bien consistera-t-elle à administrer un produit à l'aveugle pendant toute la durée de la gestation?...


Question : Ma chienne a perdu sa portée à 10 jours du terme. Pourquoi?

Réponse :  Il peut y avoir plusieurs raisons pour qu'elle avorte

  • Insuffisance lutéale

  • Problème infectieux

  • Dégradation de l'état de santé

  • etc.

 

Système reproducteur, reproduction et chiots

Reflexions
ADN
Alimentation
Alimentation : préférences
Allergies
Allures
Antiparasitaires
Aoûtats
Ascaridiose
Atonie utérine
AVC
Avortement
Avortement 2
Bébés  nageurs
Boiteries
Borréliose
Cancer Tumeur
Carcinome Ossau
Carcinome Rumba
Castration
Césarienne
Chaleurs
Chenilles
Cheyletielloses
Chiot anasarque
Chiot anomalies
Chiot comportement
Chiot constantes
Chiot intégration
Chiot poids
Chiots FAQ
Choix d'un vétérinaire
Coccidiose
Coeur
Cœur de Blue
Coeur contrôles 1
Coeur contrôles 2
Comportement parental
Conjonctivite
Consanguinité
consommation
Coronavirus
Coup de chaleur
Croissance osseuse
Cystite
Démodécie
Dentition
Dépigmentation
Dépilation
Dérives races
Dermatologie
Diabète
Diarrhées
Dilatation torsion
Dilatation torsion 2
Dilatation torsion Blue
Doigt cassé
Durée de vie
Dysplasie
Dysplasie dépistage
Dysplasie stats.
Dysplasie triple ostéotomie
Dysurie
Echanges
Eclampsie
Ehrlichiose
Embolie
Entorse
Epilepsie
Epillet
Ergots
Ethique
Fentes palatines
Fourreau
Gale
Garde
Gastrectomie
Génétique couleurs
Génétique tests
Génétique introduction
Génotype
Gestation conseils
Gestation diagnostic
Gestation oui ou non
Gestation Schounga
Gestation Tistou
Gestation Tsiouydi
Giardiose
Glandes anales
Griffes  phanères 2
Grossesse nerveuse
Haendel croissance-1
Haendel croissance-2
Haendel croissance-3
Haendel difficultés pour se lever
Hématologie
Hématomes
Hépatite
Hépatozoonose
Hérédité
Hernie discale
Hernie ombilicale
Herpès Virose
Homéopathie
Hormones
Hot Spot
Hygiène
Hypertension
Implant
Incontinence
Innovations
Iinsémination
Insuffisance  lutéale
Intoxications
Invagination
Kystes
Kystes ovariens
Lait toxique
Leishmaniose
Leptospirose
Mal des transports
Maladie de Carré
Maladies  émergentes
Maladies génétiques
Male fertilité
Mamelles
Mammite
Mauvaise haleine
Méningite
Mise bas (1)
Mise bas (2)
Mise bas (3)
Mise bas Tistou
Morsure de chien-1
Morsure de chien-2
Mort subite
Mouches
Moustiques
Mue
Mycoplasmes
Myosite
Nécrose
Néosporose
Neurologie
Neuropathie
Nez et cavités nasales
Obéissance
Ocytocine
Oreilles
Oslérose
ostéochondrite
Ostéochondrome
Ostéopathie
Ostéosarcome
Ostéo.Gaurus
Ostéo. Gaurus 2
Othématome
Othématome de Blue
Ovariectomie
Pancréas
Parvovirose
Path. infectieuse
Path. parasitaire
Petits accidents
Phénotype
Phéromones
Piqûres
Piroplasmose
Pneumothorax
Poids  léonbergs
Poids et taille
Poids de Vijay
poils phanères
Pollution
Poumon
Poux
prognathisme
Progression
Progression 2
Prostate
Prothèses
Pseudo-gestation Ualougo
Puces
Pyodermite
Pyomètre
Rage
Rate
Reins
Rémanence ovarienne
Saillies
Santé au Pli
Sélection
Soins
Soins Collection
Soins Protections
Spermogramme
Squelette
Standard Léonberg
Statistitiques santé
Stérilisation
Suivi chaleurs
Suivi  chaleurs cas
Surpoids ou amaigrissement
Symphysiodèse dysplasie
Syndrome wobbler
Teigne
Tendinite
Testicules
Tétanos
Tête
Thyroïde
Tiques
Torsion utérine
Toux
Toux de chenil
Toxocarose
Toxoplasmose
Trachée
Transpiration
Troubles digestifs
Trousse d'urgence
Tumeur cutanée
Tumeur mammaire
Tumeur Schounga
Tumeur Tendresse
Tumeur Valki
Urgences
Vaccinations
Vaginites
Vermifuges
Vieillissement
Vieillissement Ni-T-Chang
Vieillissement Nostalgie
Vieillissement Tristan
Vieillissement Blue
Vieillissement Don Gio
virus
yeux
Yeux et annexes

Copyright.© Le Pli du Soleil. Tous droits réservés