Leptospirose

 

 

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Leptospirose

ou maladie de Stuttgart

 

 

La leptospirose est une maladie répandue sur la totalité du globe et qui touche aussi bien l'animal que l'homme.  Il peut y avoir une forme rénale (urémie, jaunisse) et une forme digestive (vomissements, diarrhées hémorragiques). En 2010, l'émergence de nouvelles formes (ou de formes sous diagnostiquées auparavant?) comme le LPHS (syndrome hémorragique pulmonaire) vient compliquer sa gestion en raison de son expression clinique déjà très variée.

Un siècle après la découvert de l'agent pathogène par Arthur M. Stimson, les chercheurs de l'Institut Pasteur de paris découvrent le premier gène de virulence de l'agent de la leptospirose (juillet 2007)

LA LEPTOSPIROSE chez l'homme

LA LEPTOSPIROSE chez l'animal

Agent responsable

Bactérie à gram-négative, ordre des Spirochaetales,  groupes de leptospires (avec plus de 200 espèces différentes connues actuellement, classées en 23 sérogroupes différents et 244 sérovars.).

  •  les saprophytes (trois espèces)

  •  les pathogènes (sept espèces)

  • groupe intermédiaire (deux espèces).

Pour le genre Leptospira (L) 

  • L. biflexa, saprophyte

  • L. interrogans, pathogène (20 sérogroupes et 200 sérovars.)

Tous les sérovars (sérotype) et tous les sérogroupes (ensemble de plusieurs sérotypes possédant en commun un facteur caractéristique) pathogènes pour les animaux peuvent être également pathogènes pour l’homme

La transmission

L’homme est contaminé :

  • directement (contact d’un rongeur ou de ses excréments, surtout l'urine), 

  • indirectement (contact avec de l’eau souillée)

 

L'animal est contaminé

  • directement (contact avec de l'urine souillée, accouplement,  ingestion d'un placenta ou de tissus infectés, morsure)

  • indirectement (contact avec de l'eau souillée, aliments contaminés, litières)

La maladie a  régressé en Europe de l'ouest, sauf en Grande-Bretagne  et en  France (principalement la Basse-Normandie, la Champagne-Ardenne et les Pays de la Loire.)

 
Variant de leptospire ou sérogroupes hôte primaire chien chat homme
L. autumnalis souris °   °
L. bataviae chien, rat, souris ° ° °
L. bratislava rat, cochon, cheval °   °
L. canicola chien ° ° °
L. ictéro-haemorrhagiae (responsable des leptospiroses les plus graves.) rat ° ° °
L. hardjo vache °   °
L. pomona vache, cochon ° ° °
L. australis        
L. grippotyphosa        
L. pyrogenes        
L. sejroë        

Les formes graves peuvent s’observer avec tous les sérogroupes même si le sérogroupe L. icterohemorrhagiae est responsable des leptospiroses les plus graves. Tous les sérogroupes et tous les sérovars pathogènes pour les animaux peuvent être également pathogènes pour l’homme

 

L'infection (Physiopathologie)

Voie de contamination chez l'homme

  • la peau,  (le plus souvent)

  • les écorchures ou excoriations ( perte des couches supérieures de la peau)
  • les muqueuses (plus rare)

  • les voies respiratoire ou digestive (très rare)

Voie de contamination  chez l'animal

  • la peau

  • les muqueuses

 

 La multiplication est rapide dès que la bactérie atteint le système circulatoire et le sang. Elle se dissémine alors dans divers organes, tels que les reins, le foie, la rate, mais aussi le système nerveux, les yeux ou encore le tractus génital. malgré le traitement, les leptospires persistent plusieurs semaines dans les reins et sont excrétées pendant plusieurs mois dans les urines.

Le gel limite la survie de l'agent infectieux dans le milieu extérieur : les infections seront plus fréquentes l'été et l'automne, quand les températures sont plus clémentes.

  • lésions de vascularite (atteinte inflammatoire des vaisseaux sanguins )
  • lésions pétéchiales  (taches pourprées),
  • hémorragies alvéolaires
  • atteinte des reins
  • atteinte du foie (jaunisse)

 

Des manifestations chroniques, telles que l’uvéite, peuvent s’observer après des infections modérées ou sévères .

Le temps d’incubation est généralement de 5 à 14 jours mais peut atteindre plus de 30 jours

  •  L. canicola et L. grippotyphosa produisent des lésions volontiers rénales, plus rarement hépatiques

  • L. pomona  et L. ictéro-haemorrhagiae entraînent une pathologie hépatique marquée.

  • les chiots de moins de six mois développent plus souvent des atteintes hépatiques, indépendamment du variant en cause

Les leptospires attaquent les reins, le foie, les poumon (LPSH). Les séquelles varient en fonction de l'animal atteint et du sérotype en cause. La durée de la vie de l'animal peut donc être raccourcie. Si l'insuffisance rénale aiguë reste la principale manifestation , une atteinte multi-organique est souvent rapportée

Les symptômes

Quelques symptômes d'une leptospirose subaiguë chez l'homme

  • fièvre (38° à 40 °)
  • syndrome grippal (hors épidémie de grippe)
    • asthénie
    • abattement
    • maux de tête persistants
  • troubles digestifs
    • nausées,
    • douleurs abdominales
    • vomissements
  • myalgies intenses, (région lombaire et mollets)
  • saignement de nez

Quelques symptômes d'une leptospirose subaiguë chez l'animal

  • fièvre,

  • anorexie,

  • abattement,

  • diarrhées

  • vomissements,

  • déshydratation et aussi une soif intense.

  • douleurs musculaires et hépatiques (le chien répugne à se mouvoir)

l'évolution rejoint la forme aiguë, l'ictère s'installe. Les défaillances fonctionnelles s'installent à mesure, en deux à trois semaines les lésions rénales sont irréversibles.

Quelques symptômes d'une leptospirose aiguë chez l'homme

  • atteinte hépatique
  • atteinte rénale
  • formes méningées,
  • formes cardiaques
  • formes respiratoires.
  • anomalies du bilan hépatique et de la bandelette urinaire
  • thrombopénie 

 

Quelques symptômes d'une leptospirose aiguë chez l'animal

  • fièvre  ( 39° à 40°C),
  • abattement
  • raideurs musculaires.
  • vomissements causant une déshydratation marquée.
  • plus la pathologie s'aggrave, plus l'animal est diminué, choqué, en hypothermie et plus les lésions hépatiques se mettent en place.
  • Un ictère flamboyant se développe (les muqueuses prennent alors une teinte jaune orangée marquée).
  • insuffisance respiratoire
  • troubles de la coagulation
Chez l'homme

Les formes inapparentes sont  très fréquentes et il s’agit globalement d’une maladie peu grave.

Les humains sont généralement des hôtes accidentels et il n’a jamais été prouvé qu’ils pouvaient être une source importante d’infection, même si certains peuvent excréter des leptospires par leurs urines pendant plus de 1 an.

chez l'animal

Malgré le risque élevé de mortalité, la majeure partie des leptospiroses sont subaiguës ou chroniques. les chiens souvent asymptomatiques, peuvent alors excréter la bactérie de manière intermittente pendant plusieurs mois voire des années.

 

  En dehors des symptômes habituels de la  maladie, on  notera que des atteintes chez l'homme, le chevaux et les bovins peuvent être rapportées chez le chien :  uvéite, méningite, troubles cardiaques. La  fonction de reproduction peut également être  atteinte…

Le diagnostic

Chez l'homme

Le diagnostic est difficile. Il peut être évoqué en recoupant des signes cliniques  (variés, souvent discrets) et biologiques (peu spécifiques) compatibles.

Le diagnostic de certitude est obtenu plusieurs semaines plus tard, par une sérologie répétée 15 jours à 3 semaines après la première. 

 

Chez l'animal

Un test sanguin est possible. L’échantillon suspect subit un test d’agglutination. Chaque sérotype peut être testé et on détermine alors le taux d’anticorps spécifique pour chaque variant. Le test est positif si le titre est suffisant. Le variant est alors strictement identifié. Il faut rappeler que ces tests peuvent rester négatifs durant les 10 premiers jours de la maladie. (l'incubation variant entre 5 et 10 jours)

 Plusieurs prélèvements seront parfois nécessaires au diagnostic et à la détermination du sérotype. Il faut également tenir compte des précédentes vaccinations dans l’interprétation des résultats sérologiques.

Les chiens atteints de leptospirose tant chronique, qu’aiguë, sécrète le leptospire dans leurs urines. Aussi la mise en culture d’un échantillon d’urine permet également le diagnostic. Cependant, comme l’excrétion est intermittente, plusieurs tests seront ici encore nécessaires.

Le traitement

chez l'homme

Traitement curatif : antibiothérapie précoce par amoxicilline ou tétracyclines en cas d’allergie

La guérison spontanée est la règle.

 

La durée de la persistance des anticorps est inconnue et ceux-ci protègent donc seulement contre un seul type de sérovar.

chez l'animal

Si la maladie est dépistée assez tôt, elle peut très souvent être combattue avec succès par antibiotiques. Dans le cas contraire, l'animal pourra en mourir.

Le traitement associe les antibiotiques à la réanimation et au contrôle des vomissements. Les atteintes rénales et hépatiques seront également prises en compte. La pénicilline ou une molécule dérivée, constitue un excellent choix en première intention. La doxycycline est souvent utilisée en relais pour limiter les effets secondaires d’un traitement souvent long. La réhydratation intraveineuse ou sous cutanée corrige les pertes dés que les problèmes hépatiques et rénaux sont contrôlés.

Vaccination et prévention

chez l'homme

Vaccination au cas par cas possible pour les professions à risque (contre L. icterohaemorraghiae)

  • égoutiers

  • employés de station d’épuration

  • employés d’entretien des canaux, berges, voies navigables et voieries

  •  activités de pisciculture en eau douce

  • piégeurs

  • gardes-chasse

  • gardes-pêche

  • employés d’animalerie

  • vétérinaires

  • employés des abattoirs

Précaution à prendre

  • dératisation

  • port de gants, de lunettes anti projections, de bottes, de cuissardes et de vêtements protecteurs.

  • désinfection de toute plaie et pansement imperméable

 

chez l'animal

Plusieurs vaccins sont disponibles sur le marché. Souvent responsables de réactions post-vaccinales, ils ne concernent que les variants L. canicola et L. ictéro-haemorrhagiae. Ces deux sérotypes sont aujourd'hui extrêmement rares, alors que des sérotypes comme L. grippotyphosa, L. pomona ou L. bratislava ont pris le relais et sont plus souvent isolés chez le chien.

On a constaté que des souches de bactéries provenant de vaches et de cochons sont responsables d'une renaissance de la leptospirose. 

 Bien qu'il existe une certaine immunité croisée entre les différents variants, celle-ci ne suffit pas à assurer une totale protection. De nouveaux vaccins associant les sérotypes L. grippotyphosa et L. pomona devraient très probablement voir le jour dans l’avenir.

La vaccination n’offrirait que 6 à 8 mois de protection. Aussi, eu égard aux réactions vaccinales, certains confrères réservent la vaccination aux seuls chiens à risques, préférant alors un rappel bi-annuel.

Les chiots sont rarement vaccinés avant l’âge de 8 semaines. Il faut garder à l’esprit que la leptospirose est une maladie grave tant par ses symptômes que par ses séquelles. Seul votre vétérinaire est à même de juger si il faut ou non vacciner.

Parce qu’ils ne manifestent aucun symptôme, et qu’ils sont plus rarement atteints, les chats ne disposent d’aucune vaccination préventive.

La prévention doit interdire tout possible contact de l’animal avec une source possible de leptospires : eau stagnante, animaux réservoirs ou porteurs chroniques, tant domestiques que sauvages. L’homme pouvant être contaminé, la manipulation de l’animal malade, mais aussi le contact avec ses urines devra être limité et sécurisé.

L'eau stagnante est le milieu le plus propice au développement des leptospires. Les épisodes endémiques ont lieu souvent pendant les périodes humides (automne) et à proximité d'une source d'eau. Pour l'homme, c'est comme pour les chiens: plus on y reste longtemps plus on s'expose à l'infection

Chaque année, plusieurs dizaines de personnes sont régulièrement hospitalisées parce qu’elles n’ont pas pris de précautions suffisantes


Activités à risques :

  • baignades en été dans les lacs...

  • pêche

  • canoë-kayak, rafting, autres sports d’eau douce

  • chasseurs

  • propriétaires d’animaux de compagnie et notamment de rongeurs (rats, souris, cobayes etc.)

 

 

Témoignage

 

Nous avons vécu 20 mois de bonheur avec Cachou des Sources du Val des Usiers. Une chienne exceptionnelle, vigoureuse, en excellente forme physique, pleine de vie et infatigable joueuse.

Hélas, en ce début de mai, il nous a semblé  qu'elle se fatiguait un peu plus vite, qu'elle se reposait un peu plus souvent que d'habitude. Nous avons mis ce très léger changement sur le compte des premiers beaux jours de printemps, puis sur la fatigue occasionnée par nos vacances de fin avril. Le changement était tellement léger qu'on s'est aussi simplement dit qu'elle se calmait ... enfin un peu à l'approche de ses deux ans ! Et comme elle continuait à jouer, qu'elle résistait très bien en promenade et qu'elle mangeait comme une ogresse, nous avons laissé filé les jours.

J'ai toujours était très disponible pour mes chiens, très vigilante et je ne me trouve pas de négligence dans cette triste anecdote. Contre les tiques, elle était protégée avec un collier Excalibor, plus pipettes Frontline.

 

Fin mai, le jeudi 21, je découvre sur sa couverture une tique morte. Puis, un petite plaie que je désinfecte sur sa jambe. Samedi matin, cette petite plaie ne s'étant pas résorbée, je fonce chez le vétérinaire pour lui montrer. J'hésite et finis par lui parler d'une éventuelle fatigue, très légère. Le vétérinaire me rassure sur la plaie : aucun rapport avec la tique. En revanche, il lui fait une prise de sang et là : il me parle d'un probable début de piroplasmose (80% de chance que le diagnostic soit juste). Il lui fait une injection de Carbesia, puissant médicament tuant les piroplasmes présents dans le sang.

De retour à la maison, nous surveillons Cachou de très près. Son état se dégrade : elle est fatiguée, ne mange plus (et ne mangera plus jamais). 8 heures après l'injection : alors que nous attendions une amélioration, son état s'est dégradé. Que se passe-t-il ? L'enfer commence à ce moment là. Le lendemain, dimanche. J'amène Cachou chez le vétérinaire de garde (spécialiste de léos qui plus est). Là, on me dit d'attendre, on me parle de déshydratation. Le surlendemain, je ramène Cachou qui ne veut plus boire, plus manger. Là, les résultats de la prise de sang sont catastrophiques : son taux de transaminase est de 8 000. Du jamais vu. Il m'est trop douloureux d'évoquer les journées qui ont suivi. Journées passées entre attente, espoir, désespoir, son état se dégradant d'heure en heure. Le cauchemar. Le jeudi soir, trop faible, elle est partie rejoindre le royaume de ceux qui sont trop tôt partis.

Que s'est-t-il passé ? Bien qu'elle ait été vaccinée, Cachou a contracté une leptospirose. Comment ? En buvant dans une flaque, en marchant dans une flaque ? Nous n'avons rien vu, nous ne nous sommes doutés de rien.

Les vétérinaires voyant que le Carbésia n'agissait pas, ont vite compris qu'il se passait autre chose. Sans attendre les résultats d'analyse de lepto. (trop longs),  ils ont administré de puissants antibiotiques à large spectre pour éliminer tous les leptospires et ça aurait pu marcher si le foie n'avait pas été aussi atteint.

Le nœud du problème c'est que le Carbésia a fonctionné, et en tuant tous les piroplasmes, le foie déjà malade de la leptospirose (car nous l'avons su après, il s'agissait bien d'une lepto confirmée par les résultats d'analyse) le foie donc s'est trouvé trop engorgé, complètement saturé par ce trop plein de saletés à filtrer d'un coup, et c'est ça qui a fait partir notre princesse. Les reins n'étaient pas bloqués, le système respiratoire non plus.

Trois vétérinaires ont suivi Cachou pendant cette funeste semaine et les trois m'ont dit avoir rencontré un cas aussi complexe qu'une à deux fois dans leur carrière. L'Est de la France est une région à forte contamination pour la lepto.  Marie cachouleo@live.fr

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Je conseille aussi de lire le témoignage de Gérard sur la Borréliose

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L’effet du carbésia sur les piroplasmes me fait penser à la question qui a été posée : j'ai une chienne Léonberg qui a fait un empoisonnement à la suite de l'administration d'un vermifuge.

 

 

FAQ

 

Question : Pourquoi faut il vacciner le chien contre la leptospirose puisque cela ne semble pas bien efficace?

Réponse : Les  vaccins ne comportent que 2 valences (Leptospira canicola,  & L icterohaemorrhagiae) , alors que dans certaines régions françaises, le sud-ouest en particulier, ce sont d’autres réservoirs qui touchent la population canine.

Il faut aller chercher le bénéfice au-delà de l’espèce canine et reprendre la réflexion qui a prédominé lors du choix des valences vaccinales.

Celles-ci ont été déterminées en fonction du risque de pathogénicité pour l’homme : c'est-à-dire que l’on vaccine aujourd’hui les chiens contre les leptospires que l’on a jugées les plus dangereuses pour nous.

 L’objectif est d’éviter que le chien ne constitue un réservoir de transmission (via les urines) pour nous… Et l’intérêt d’une vaccination adaptée en fonction du contexte de l’élevage revêt un caractère particulièrement important. Des analyses sérologiques peuvent être réalisée régulièrement pour savoir si un chien est touché ou non, et de quelle souche il est atteint. La plupart du temps, on considèrera que le niveau de protection croisée d’une souche à l’autre est suffisant, mais avec plus de 200 souches, les tests de virulences n’ont pas tous été réalisés.


Question : faut il vacciner le chien plus souvent contre la leptospirose? les chiens de mes amis ne sont pas vaccinés comme le mien.

Réponse : Un vaccin existe (chez l’homme, la personne qui exerce la profession d’égoutier est par exemple vacciné de manière préventive vu le contact avec les rats). Comme il s’agit d’une bactérie, l’immunité que confère ce vaccin n’est pas aussi bonne et aussi durable qu’avec un vaccin antiviral. 

En France, on propose :

  •  Pour des animaux qui sortent régulièrement  dans des  zones que l’on considèrera comme des zones « à risque faible », vaccination chaque année –  ex. chiens  de chasse…

  • Pour le chien de « Mme Untelle », un rappel tous les ans  est très largement suffisant parce qu’il n’est quasiment jamais exposé au  risque.

  • Pour les chiens vivant en collectivités, et plus particulièrement  ceux qui  résident près de zones « à risque » - ex. champs, marécages – il est vraisemblablement préférable de procéder à une vaccination plus  fréquente. En effet, la réponse immunitaire étant de faible qualité,  il arrive assez souvent que les chiens soumis à une forte pression infectieuse tombent malade entre 2 vaccins.

 Un chien vacciné annuellement ne tombe bien entendu pas malade mais est toujours susceptible de présenter une leptospirose à l’état infra clinique (donc très peu apparente voire pas apparente du tout). C’est ainsi qu’un chien vacciné trop souvent risque de devenir un porteur « sain » et peut transmettre la leptospirose à un chien non vacciné ou bien vacciné de manière discontinue. C’est  la situation rencontrée le plus souvent dans les élevages  présentant des troubles de la reproduction sans autres symptômes.  La vaccination est donc une arme à double tranchant ! Vu le faible pouvoir immunisant du vaccin, il est recommandé de faire au moins un rappel par an tout en sachant que le vaccin risque de ne pas protéger le chien pour une année entière. Malheureusement, il n’y a pas moyen de savoir s’il vaut mieux vacciner tous les 6 mois, ou plutôt tous les 9 mois. Samuel


Question : je fais vacciner mon chien tous les ans. Je viens de lire sur internet qu'il vaudrait mieux le faire tous les 6 mois

Réponse :

Avec la leptospirose canine, le problème s'est qu'il y a  beaucoup plus de sérovars (types de leptospires = bactéries) que  ceux contre lequel le vaccin est efficace et on ignore s'il y a des  immunités en croix (on vaccine contre la souche A et en même  temps le vaccin s'avérerait efficace aussi contre la souche B  par exemple). J'ai bien peur que la diminution de l'intervalle  de vaccination y change grand chose. Gérard

En effet, la diminution de l’intervalle de vaccination ne devrait pas changer grand-chose pour le chien, d’autant que la réponse immunitaire sur ce vaccin est relativement faible. La seule raison pour laquelle il est proposé de descendre à 6 mois est liée au risque de contamination pour l’homme via le chien. Les deux sérovars pour lesquels le vaccin est conçu sont ceux qui sont – si ma mémoire est bonne – les plus dangereux pour l’homme. Ce qui est certain, c’est qu’un chien même vacciné correctement peut très bien faire une lepto avec les 400 et quelques autres souches qui sont actuellement recensées. Samuel

 

 

Références

Abgueguen P., Pichard É. Leptospiroses. EMC (Elsevier SAS, Paris), Traité de Médecine Akos, 4-1161,

Dr Samuel Buff (articles vétérinaires)

La dépêche vétérinaire n°1315  (septembre 2015)

 

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