Parvovirose

 

 

Rétrospective de l'élevage du Pli du Soleil

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Parvovirose ou gastro-entérite hémorragique

Vices rédhibitoires   Virus minute

 

Gastro-entérite virale

 

Les gastroentérites ou les simples entérites virales du chien sont dues à des virus semblables à ceux de l'homme. les plus fréquents sont les coronavirus qui  provoquent des diarrhées, des vomissements et quelque fois une entérocolite douloureuse qui peut entrainer une torsion d'estomac par stress chez le Léonberg

Elles se soignent bien. La consultation d'un vétérinaire est indispensable, ne serait ce que  pour éliminer toute suspicion de parvovirose.

 

Présentation

 

Elle est apparue en France en 1979 via les Etats Unis.

La parvovirose canine est l'affection la plus couramment rencontrée en élevage canin; elle est inscrite sur la liste des vices rédhibitoires.

Il s'agit d'une maladie très contagieuse, caractérisée par une  diarrhée souvent hémorragique (de simples traces de sang suffisent néanmoins) et profuse, causée par un agent pathogène appelé parvovirus canin ou CPV2. depuis 1986, deux variants ont été identifiés : CPV2A et CPV2B, le dernier étant aujourd'hui le plus couramment isolé. les discussions scientifiques font depuis état de l'émergence d'autres variants plus ou moins formellement identifiés.

La vaccination régulière a permis de limiter le développement de cette maladie. cependant malgré la vaccination, certains chiens contractent encore la parvovirose et en meurent parfois. il reste plus de choses à découvrir que nous n'en connaissons à ce jour sur le virus et le contrôle de la maladie. la méconnaissance de la maladie, de sa prévalence et des vaccinations effectuées sont autant d'obstacles à une meilleure gestion de la pathologie et de son développement en élevage.

 

La première cause de défaut d'efficacité vaccinale est due à l'interférence avec un taux d'anticorps maternels trop élevé

  • Il existe une certaine analogie entre la parvovirose du chien, le typhus du chat et le virus de l'entérite du vison

  • La parvovirose atteint uniquement les canidés : chiens, coyotes, loups, ratons laveurs...)

  • Il s'agit d'une grave inflammation des intestins qui est surtout observée chez les chiots et les jeunes chiens. De violents vomissements et une diarrhée sanguinolente en sont la conséquence. Les animaux malades doivent être hospitalisés et traités pendant une longue durée. La Parvovirose mène souvent à la mort

 

Durée d'incubation

 

  • La période d'incubation chez l'animal est de 3 à 14 jours après la première exposition. l'excrétion du virus actif dans les selles débute dès le troisième jour après le premier contact, souvent avant la survenue du moindre symptôme et se poursuit pendant une à deux semaines après le début de la maladie.

  • Le parvovirus peut survivre dans le milieu extérieur-vêtements, gamelles, sol de cage, etc...- pendant 5 mois, voire davantage si les conditions sont favorables (ambiance humide et fraiche, pelouses par exemple). Insectes et rongeurs peuvent jouer le rôle important de vecteurs dans la transmission de la maladie. Tous les parvovirus sont très stables e très résistants en milieu hostile (comme les pH acides). l'exposition aux rayons ultraviolets, à l'hypochlorite de sodium, au chlorure de diméthylbenzyle ammonium peut inactiver le parvovirus. Tous ces produits doivent bien sur être utilisés correctement en respectant les concentrations et les temps de contact pour être efficaces.

Facteurs de dissémination

 

Tout ce qui est en contact avec le chien contaminé

  • Selles d'animaux atteints

  • urines

  • pelage

  • flairage d'un chien contaminé

  • forte résistance du virus dans le milieu extérieur

    • entrée de visiteurs dans l'élevage

    • expositions ou regroupements de chiens

    • objets souillés

    • sol

    • habits

Symptômes

 

  • Il existe une grande variabilité dans la gravité des symptômes exprimés par les animaux atteints de parvovirose. la plupart des adultes atteints présentent des symptômes frustres voire absents. la grande majorité des cas classiques est observée chez des chiens de moins de six mois, les plus sévères affectant des chiots de moins de 12 semaines.

  • Il existe de plus une différence significative de réponse à l'infection à parvovirus et à la vaccination selon les races : il semblerait que les Rottweilers, les Dobermans, les Pinschers et les Labrador retrievers soient plus sensibles que les autres race.

  • La forme la plus commune de la maladie est la forme intestinale connue sous le non d'entérite à parvovirus. elle se caractérise par des vomissements souvent importants, une diarrhée profuse, une déshydratation marquée et l'émission de selles fétides contenant du sang plus ou moins modifié - rouge ou noir-, les cas les plus graves présentent une fièvre marquée. La forme aiguë d'entérite à parvovirus existe dans toutes les races et à tout âge.

  • La maladie évolue rapidement et la mort peut survenir en deux jours. la présence associée de surinfection bactérienne, d'autres virus ou de parasites accroît la gravité de la maladie, assombrit le pronostic et ralentit la récupération ultérieure.

Diagnostic

 

  • Tous les cas de diarrhée hémorragique, avec ou sans vomissement, ne sont pas du au parvovirus, et nombre de chiots malades sont souvent suspectés à tort d'être atteints de parvovirose.

  • Le seul diagnostic fiable est celui qui est confirmé d'un test sanguin visant à établir un titrage des anticorps (sérologie), il existe des tests réalisables sur selles.

  • Tester tout cas suspect est le seul moyen d'établir un diagnostic sérieux et un traitement approprié.

 

Prophylaxie

 

Si les adultes vaccinés ont développé une immunité naturelle, il n'en est pas de même pour les chiots

  • Quarantaine lors d'entrée de nouveaux chiens dans l'élevage

  • isolement des chiots en période sensible

  • réchauffer les chiots contaminés

  • réhydrater es chiots contaminés (perfusion, eau à la seringue sans aiguille)

  • désinfecter (attention aux semelles de chaussures). le virus est assez résistant mais est détruit par l'eau de javel

  • désinfection des mains

  • Le traitement de la parvovirose est avant tout symptomatique : il vise à restaurer les quantités de liquides perdues par les vomissements et la diarrhée. la réanimation de chois est basée sur une réhydratation intraveineuse. dans les cas les moins graves, la fluido thérapie  peut être effectuée par voie sous-cutanée ou orale. Une antibiothérapie appropriée permettra de contrôler le développement des affections bactériennes opportunistes.

  • L'administration d'anti-vomitifs est souvent nécessaire pour juguler les pertes liquidiennes. une restriction alimentaire complètera le traitement médical.

  • En tout état de cause, seul le vétérinaire pourra assurer un traitement optimum, et malgré tout le soin apporté, la mortalité reste importante.

  • La récupération sans traitement tient du miracle.

 

Immunité et vaccination

 

Lorsqu'un chiot guérit d'une infection à parvovirus, son immunisation face à une éventuelle réinfection est, semble-t-il, d'un minimum de 20 mois et probablement pour la vie entière. après récupération, le virus n'est plus excrété dans les selles.

De nombreux vaccins à parvovirus vivant atténué sont disponibles sur le marché. certains auteurs ont évoqué le fait que les virus ainsi modifiés pouvaient à l'occasion retrouver une certaine virulence et être à l'origine de maladie. Toutes les études effectuées dans ce sens démontrent qu'il est totalement impossible qu'un virus vaccinal puisse engendrer une pathologie. tous les vaccins commercialisés présentent une totale innocuité.

La première cause de défaut d'efficacité vaccinale est due à l'interférence avec un taux d'anticorps maternels trop élevés. Les anticorps maternels  sont issus du colostrum que le chiot ingère dans les 24 premières heures de sa vie. la durée de la protection maternelle est proportionnelle à la quantité d'anticorps effectivement transférée au chiot au travers du colostrum. un taux élevé d'anticorps maternels dans le sang du chiot bloquera l'efficacité du vaccin. Si le taux est suffisamment bas, l'immunisation aura lieu normalement (cf. Notion de période sensible).

Votre vétérinaire pourra, avec votre collaboration, établir le protocole vaccinal le plus approprié aux conditions actuelles et particulières de votre élevage.

La parvovirose est un problème fréquent en élevage canin et cause des pertes importantes par la mortalité et la morbidité qu'elle entraîne. Etant donnée la capacité du virus à résister dans les milieu et à être transmis par les mains, les vêtements, plus généralement par les insectes ou les rongeurs, il est virtuellement impossible de protéger un élevage de tout contact avec l'agent pathogène.

Les nombreux vaccins à parvovirus vivant atténué commercialisés sont sûrs et efficaces mais quel que soit le protocole vaccinal mis en œuvre, tout chiot présente une fenêtre de sensibilité durant laquelle le taux d'anticorps maternels est insuffisant à le protéger mais bloque le développement de la réponse vaccinale. l'utilisation de certains nouveaux vaccins peut écourter cette période à risques.

Un traitement rapide, adapté, permettra à votre vétérinaire d'accroître les chances de survie d'un chiot malade. la mise en place d'un vrai dialogue avec lui, facilitera la prise en compte complète des risques et la définition d'un protocole vaccinal efficace.

 

 

 

FAQ

 

Question : Une petite Léo de 3 mois est décédée de parvovirose, les maîtres étaient en exposition quelques jours auparavant. Je ne comprends pas, la parvovirose ne fait elle pas partie des vaccins injectés avant le départ des chiots ? du moins dans la primo-vaccination ?

Réponse : Le vaccin protège contre certaines souches seulement. Avec l'arrivée de chiens de pays étranger, autrefois en fraude et souvent en très mauvais état et maintenant légalement, en meilleur état, mais avec des variantes au niveau des souches pour les maladies contagieuses, nos animaux jeunes, âgés ou en état de faiblesse ne sont pas protégés malgré les vaccins.

C'est pour cela que j'insiste  en disant qu'il faut faire attention et ne pas fréquenter les regroupements canins lorsqu'on a une chienne gestante ou des chiots à la maison, c'est un minimum!!! C'est aussi pour cela que je demande un "vide sanitaire"  de 15 jours lorsqu'on vient chez moi avec des chiens. Ce n'est pas trop contraignant, cela correspond à un weekend à la maison sans aller en expo, au cours d'éducation ou autre regroupement.

Il faut savoir aussi que certaines maladies restent contagieuses plusieurs semaines après que le chien soit soigné mais vous trouvez les chiens en expo dès qu'ils sont sur pied. Les propriétaires des animaux contaminés ou qui sont devenus porteur n'ayant souvent pas conscience du risque qu'ils font prendre aux autres.

Quelques maladies et leurs variantes  tournent en même temps que les regroupements : la parvovirose, la maladie de carré, l'herpes, la toux de chenil.... Bernadette


Question : Quel est la différence entre une gastroentérite à parvovirus et une gastroentérite à rotavirus ?

Réponses : Cliniquement il n’y a quasiment pas de différence – Le parvovirus est un virus à ADN, il a donc un noyau et appartient aux plus petits virus.  

Le rotavirus est un virus de la famille des « ReEOviridae » (REO pour Respiratory Enteric Orphan ; en effet, à l’époque à laquelle on leur a donné ce nom, on pensait que ce type de virus ne pouvait donner que des infections respiratoires ou intestinales ou bien pas d’infection (orphan) du tout) ; contrairement au parvovirus, le rotavirus est un virus non pas à ADN mais à ARN.  Gérard (2009)


Question : Voici le mail que j'ai reçu d'une amie : "ma chienne de 10 mois est décédée du  rotavirus. Elle était en exposition ce weekend. Elle a donné des signes de grosse fatigue, un manque d'appétit et elle ne buvait plus. Elle a eu des diarrhées  malodorantes mélangées à du sang et accompagnées de  vomissements glaireux. Ensuite, elle est devenue comateuse. Mon vétérinaire  m' a dit que cet été il y a déjà eu une épidémie en Belgique et en Allemagne et que le seul moyens pour traiter l'infection c'est des injection  d'interféron ( à partir de ce moment, le chien a 48h  pour s'en sortir). Le virus est foudroyant, le temps d'incubation est de 4 jours."  Voici ma question : Pourquoi est-ce que l'Interféron est utilisé dans un tel cas? Je n'en ai entendu parler que dans des traitements de leucémies et de scléroses en plaques.

Réponses : Là vous me voyez un peu perplexe :   la médecine vétérinaire semble être en train de faire les mêmes « expériences » que la médecine humaine il y a quelques 20 ans déjà  -  d’ailleurs sans grand succès mais avec des déboires financiers importants ! 

L’interféron est en fait un immunostimulateur et peut être utilisé comme antiviral et comme antitumoral (d’où son intérêt en cancérologie humaine et … les déceptions) Je pense que c’est la propriété antivirale qui est ici recherchée  Gérard 2008

A ma connaissance, aucune étude ne vient en démontrer l’intérêt dans le traitement des gastroentérites virales chez le chien, qu’il s’agisse de parvovirose, de rotavirose ou de coronavirose… Mais peut-être ais-je négligé de récentes études dont je n’ai pas eu l’occasion de lire les résultats ?

Avant de lancer que l’IFN serait la seule solution miracle, il ne faut pas  négliger la prophylaxie vaccinale lorsqu’elle existe, … et les bases de l’hygiène (nettoyage, désinfection, quarantaine, …) qui se sont avérées extrêmement efficaces jusqu’à présent lorsqu’elles sont mises en œuvre convenablement. Samuel 2008


Question : comment faites vous la différence entre ce qui est urgent et ce qui ne l'est pas quand vos léos ont mal au ventre?

Réponse : Si cela ne me semble pas présenter une urgence au point de sortir mon vétérinaire du lit ou de le déranger un weekend end :

  •  je fais avaler du Smecta ou du Phosphalugel, je mets un suppositoire de Spasfon, s'il y a des signes de douleurs à cause du risque de torsion d'estomac par stress

  • je mets le chien à la diète

  • je donne du charbon actif

Mais si le chien vomit en jet, s'il y a des selles sanglantes ou tout autre signe qui pourrait m'inquiéter je pense que je dérangerai mon vétérinaire, quitte à lui faire beaucoup d'excuses si j'ai paniqué sans raison.

Quand on vit près de son chien, on réalise le plus souvent la différence entre un problème qui peut attendre et une urgence, mais une consultation vétérinaire est toujours mieux qu'un automédication. Bernadette


 Question : Mon vétérinaire m'a averti qu'il y a une épidémie de gastro-entérite et que je dois faire attention pour ma portée. Quelle prévention puis-je appliquer pour palier à toute contamination de mon élevage et des bébés? C'est l'époque des visites des futurs propriétaires

Réponse :

Pour la gastro, il faut veiller à une bonne hygiène = nettoyage + désinfection réguliers. De préférence, limiter les contacts avec les propriétaires, sinon demander à ce que les gens se lavent les mains avant  d'avoir manipulé les chiots,  et après, ( pour l’image de communication uniquement) mettre des vestes différentes éventuellement ou remonter les manches, prévoir des sur-chaussures… Ce sont de petits détails, mais ils limitent les risques.

La seule véritable solution serait de proscrire toute manipulation des chiots par les futurs acquéreurs. Certains élevages procèdent ainsi en faisant entrer les clients dans une pièce dont l’un des murs est en fait une paroi vitrée qui donne sur la maternité : les acheteurs peuvent voir les chiots évoluer, une personne de l’élevage peut également les leur présenter de l’autre côté de la vitre, … mais toute forme de contact (direct ou indirect) est exclue. Dans de telles structures, cette procédure permet d’éviter au maximum les risques d’épidémie clinique, sans pour autant (de l’avis même des utilisateurs) entraver le processus de vente. 

Pour les produits désinfectants, il n’y a pas de véritable préférence. Il faut néanmoins toujours se souvenir de deux choses :

  • il est inutile de chercher à désinfecter des surfaces ou des matériaux qui ne sont pas parfaitement nettoyés (toujours laver, décrasser … en utilisant un détergent et l’huile de coude avant de désinfecter) ;
  • les désinfectants ne sont efficaces que lorsqu’ils sont utilisés conformément à la notice (respecter les dilutions – inutile d’en mettre plus, c’est souvent inefficace, voire toxique ; attention également aux interférences – ne pas utiliser de l’eau de Javel après un ammonium … ex. « machintruc-ium»).

Attention également : ce n’est pas parce que les chiots ont été vaccinés qu’ils sont totalement protégé (différentes souches  circulent aujourd’hui sur le terrain). Enfin, nous somme restés sur la Parvovirose, mais des gastro peuvent être liées à bien d’autres agents.


Question : On me signale à nouveau un problème post vaccinal : Parvovirose qui se déclenche 2 jours après le vaccin sur toute la portée.

Pour l’ensemble des cas qui m’ont été rapportés l’an dernier et cette année : Les vaccins proviennent de labos différents.

3 cas de Parvovirose proviennent de la même région (sud est) et chez le même vétérinaire. Les  autres sont dans le midi et nord est.

Pour l’ensemble, les problèmes se sont déclarés  2 jours après la primo vaccination, donc après le sevrage

Pour le dernier cas,  qui est très récent, le vétérinaire a fait une primo vaccination de précaution  vers 6 semaines sur des chiots non sevrés ( c’est ce que m’a dit la personne !) et 2 jours après ils étaient tous malades.

Réponse :

Il ne s’agit pas d’un problème « post vaccinal » mais tout simplement d’une parvovirose clinique observée de façon concomitante à la vaccination.

En France, les vaccins parvo n’utilisent pas de virus vivant atténué : il ne peut pas y avoir maladie du fait du vaccin injecté… donc on ne peut pas parler de réaction post vaccinale. Le problème est que le délai d’obtention d’une immunité suffisante à assurer la protection du chiot (après le vaccin) et le délai d’évolution de l’infection chez l’animal déjà contaminé (il n’existe aujourd’hui presque qu’aucun élevage qui ne soit pas contaminé par le parvovirus) sont tels que la maladie évolue plus vite que la protection. Il faut donc réaliser une vaccination suffisamment tôt (en général 8 à 10 jours avant la date moyenne d’apparition des symptômes) pour qu’elle puisse protéger le chiot. Malheureusement dans ce cas, le chiot possède un certain nombre d’anticorps d’origine maternelle (colostrum) qui le protègent mais qui entravent de façon proportionnelle la mise en place de sa nouvelle immunité (vaccinale) : la vaccination doit donc être renouvelée suffisamment fréquemment pendant cette période dite « critique ». On considère ainsi que moins de 60% des chiots sont protégés à l’issue d’une vaccination à 8 et 12 semaines, 87% à l’âge à l’issue d’un troisième rappel à 16 semaines…

La vaccination ne fait donc pas tout : l’hygiène est primordiale dans ce domaine. Il convient d’éliminer le virus (le parvovirus est extrêmement résistant) en procédant à des nettoyages fréquents (utilisation de détergents sur surfaces préalablement débarrassées des matières organiques) associés à une désinfection régulière (ATTENTION … désinfecter une surface sale ne sert absolument à rien !). 

La vaccination doit enfin être envisagée dans le contexte de l’élevage concerné : grosse collectivité canine avec risque avéré ou particulier procédant à peu d’échanges avec l’extérieur (expositions, visites d’acheteurs ou d’amis, visites canines…). Les programmes « tout fait » n’apportent généralement pas la protection souhaitée et ne tiennent pas compte du niveau d’infestation, de la qualité de la protection maternelle, des procédures d’hygiène mise en œuvre, … bref de tout ce qui contribue à la présence ou l’absence de signes cliniques (maladie) dans un contexte d’infestation certain (je rappelle qu’il n’existe plus … sinon presque plus … d’élevage – même chez des particuliers – où il n’y a pas de parvovirus)…Samuel (2005(


Question : Serait il exact que la Parvovirose pourrait être une "mutation" du typhus du chat? A l'étranger certains vétérinaires utilisent un sérum contre le typhus du chat pour prévenir la Parvovirose

Réponse : Le typhus du chat, est aussi appelé la « Panleucopénie féline ». Cette maladie est due à un virus de la famille des Parvovirus, et provoque une gastro-entérite hémorragique souvent létale ; l'équivalent chez les chiens correspond effectivement à la parvovirose canine. Il est également aujourd’hui très probable que le CPV2 soit né d’une mutation du FPLV ou d’un virus très proche…  

D’autres mutations ont également été observées. Néanmoins, l’utilisation d’un sérum dirigé contre le FPLV pour la prévention d’une affection à CPV2 me semble douteuse ! Il existe pour cela des vaccins bien plus efficaces chez le chien  Samuel (2005)


Question : Comment faire pour protéger mes chiens de la parvovirose?

Réponse Pour ce qui concerne la parvovirose, il  n’existe aujourd’hui plus aucune collectivité (petite ou grande, propre ou sale) qui ne soit pas touchée (le virus y circule en continu dans l’année). La vaccination doit donc être envisagée avec précautions, très attentivement, … mûrement réfléchie, sous peine de se trouver un jour ou l’autre confronté à une explosion de la maladie ; elle sera SYSTEMATIQUEMENT accompagnée de mesures d’hygiène adaptées (nettoyage ET désinfection régulières). En effet, l’un ne peut être envisagé sans l’autre… Samuel (2005)


Question : Des vétérinaires Andalou rapportent que les différents vaccins contre la parvovirose  ne protègent plus que de manière  insatisfaisante. Les mêmes observations auraient été faites en Allemagne.  Parallèlement deux nouveaux types d'antigènes de la parvovirose (CPV-2a et  CPV-2b) viennent d'être isolé en Allemagne, en Suisse et en Autriche! Ce qui aurait abouti à des discussions de devoir modifier les vaccins vivants  atténués pour chiens.

Réponse : Attention aux informations fournies et à la nature exacte des interprétations possibles. Il existe donc depuis longtemps déjà plusieurs variants du parvovirus canin parmi lesquels le CPV2, le CPV2a et le CPV2b. Leur identification dans différents pays n'est donc pas surprenante au regard des nouvelles méthodes actuellement disponibles (outils génétiques, et PCR en particulier). Je m'étonne pourtant des résultats qui semblent annoncés pour le variant CPV2a en Allemagne, en Suisse et en Autriche, ... mais je ne suis pas forcément à jour de la bibliographie la plus récente sur ce sujet. Quoiqu'il en soit, par exemple, nous n'avons jusqu'à présent jamais identifié de variant CPV-2a en France. Pour ce qui concerne les vaccins, il n'existe aucun vaccin en France qui apporte une protection contre le CPV-2a. De même, la plupart des vaccins commercialisés sont réalisés à partir d'une souche CPV-2, mais pas CPV-2b, même s'ils affichent parfois qu'ils apportent une protection contre le variant 2b. En fait, dans ce cas, le laboratoire fait appel à ce que l'on appelle la "protection croisée", c'est-à-dire la capacité que possède un organisme stimulé par une fraction d'un variant CPV-2 à se protéger contre tous les CPV (2a et 2b compris, en théorie) à condition que l'on accepte que la qualité de la protection offerte est moins bonne que si la stimulation est réalisé à l'aide d'une fraction de chacune des souches possibles. Bref... il est effectivement nécessaire que les laboratoires modifient rapidement les souches utilisées pour que le niveau moyen de protection de la population soit satisfaisant. D'autant plus d'ailleurs que les problèmes d'épisodes infectieux récurent que nous rencontrons actuellement correspondent à des infections par le CPV-2b... De là à dire que le CPV-2b est nouveau sur le territoire français, il y une démarche scientifique particulièrement longue à fournir ... qui démontrerait très certainement qu'il n'en est rien. Il s'agit tout simplement d'une amélioration des moyens de détection, ainsi qu'une sélection progressive des souches virulentes en milieu globalement protégé.  Avant, les chiens faisaient une parvovirose, sans que l'on se pose la question de savoir s'il s'agissait d'un CPV2 ou d'un CPV2b.  Aujourd'hui, lorsque des chiens font une parvovirose, et en particulier parce qu'ils sont globalement bien vaccinés, on se pose la question de savoir s'il ne s'agirait pas d'un CPV-2b (ou -2a). Cette tendance est également soutenue par le fait que les producteurs de vaccin n'apprécient pas toujours que l'on puisse dire que la protection contre la souche CPV-2 (ni 2b, ni 2a) est
insuffisante... Finalement, on ne trouve donc que ce que l'on veut bien chercher. Samuel (2004)

 

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