Stérilisation

 

 

Rétrospective de l'élevage du Pli du Soleil

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Stérilisation ou contraception?

 

 

Quelques éléments avancés (scientifiques ou non) ou quelques constatations et leur évolution au cours des années

 

  • Au début du XX e siècle, l'âge conseillé pour la stérilisation  était de 3 à 6 mois pour une femelle et dès 4 semaines pour le mâle puis, il est passé à 6 à 9 mois, de préférence avant ou juste après les premières chaleurs pour la femelle.

  • Aux Etats Unis, on conseille la stérilisation comme moyen de protection de l'animal par rapport au comportement et au confort humain. Une étude, dans ce pays montre que:

    • la stérilisation  de plus en plus précoce (avant l'âge de 3 mois) est conseillée par les associations de protection des animaux comme prévention contre les abandons, un animal entier étant plus souvent abandonné par rapport à un animal stérilisé.

    • 56% des portées de chiens et 68% des portées de chats ne sont pas souhaitées

    • les personnes pensent que la stérilisation évitera le chevauchement sur la jambe du maître ou des invités pourtant, le chevauchement n'est pas toujours d'origine sexuelle,

    • la stérilisation est demandée pour éviter le marquage urinaire et l'agressivité mais on sait que  la stérilisation ne peut jouer que sur les comportements qui dépendent des secrétions hormonales elle ne résout pas tous les troubles de comportement

     

  • Il est prouvé qu'une portée n'apporte aucun bénéfice à la chienne en termes de santé ou de comportement. Les inconvénients sont  médicalement connus : risques lors de la mise bas, désordres hormonaux, tumeurs mammaires etc.

  • Au niveau comportemental et émotionnel un chien entier serait stimulé par les odeurs des chiennes en chaleurs. Il aurait  tendance à hurler ou fuguer, créant des problèmes de voisinage ou , ou à stresser s'il ne peut pas les rejoindre au point d'être gravement malade.

  • les propriétaires des femelles (et le voisinage) ne sont pas toujours prêts à assumer le vagabondage de la femelle en chaleurs, les bagarres entre mâles ou l'arrivée des mâles motivés devant chez eux, ni la portée sauvage.

  • la recherche de partenaires peut mettre les chiens en danger (accidents, blessures etc..)

  • la stérilisation ou la castration favorise une cohabitation harmonieuse quand on a plusieurs chiens.

  • La stérilisation ou la castration ne résout pas les problèmes liés à l'anxiété ou au manque d'éducation.

  • "Quand un chien mord ou présente un trouble du comportement comme l'HSHA ou une sociopathie, la castration est généralement déconseillée car elle fige les comportements et rend la thérapie future aléatoire"  V Duphot (la Dépêche vétérinaire n° 958)

  • les risques d'infection utérine sont plus élevés chez la chienne lorsque ses défenses immunitaires commencent à diminuer (vers 6 ou 7 ans pour une léonberg) . C'est à ce moment que la plupart des affections liées au cycle sexuel peuvent survenir (métrites, pyomètre...)

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La pilule

Administration

Tous les jours ou tous les 2 jours jusqu'à la date supposée des futures chaleurs

Les effets indésirables à long terme:

  • infections utérines

  • diabète

  • tumeurs mammaires

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Contraception par injection

Administration

  • 1 à 2 mois avant la date supposée des futures chaleurs

  • 2 à 3 injections par an

Les effets indésirables:

  • sur le long terme,  à peu près identiques à ceux de la pilule

  • risques d'échec liés à la modification de l'intervalle entre de phases de chaleurs en fonction de la race et de l'âge

  • pour les femelles que l'on veut mettre à la reproduction

    • risque de supprimer définitivement les chaleurs si administré à une femelle avant ses premières chaleurs

    • retour des chaleurs tardif (1 an ou plus) lors de l'arrêt du traitement

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Stérilisation chirurgicale

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Chez la jeune chienne, la stérilisation chirurgicale est recommandée   :

  • pour la prévention sur l'apparition des tumeurs mammaires

  • pour prévenir la récurrence des lactation de pseudo gestation. En cas de répétition, le risque d'apparition de tumeurs mammaire est plus important

  • les chiennes stérilisées au moment ou dans les 2 ans qui précèdent l'exérèse des tumeurs mammaires ont une survie moyenne plus longues que les chiennes non stérilisées

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Choix de la stérilisation

  • Ovariectomie

  • Ovario hystérectomie

  • Implants sous cutanés

  • stérilisation précoce des chiots avant l'âge de 3 mois pour limiter la reproduction canine intempestive

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Stérilisation précoce, avant l'âge de 12 semaines

Dr Samuel BUFF

(texte écrit en 2005)

La controverse demeure encore aujourd'hui importante, quand aux indications et surtout les conséquences d'une stérilisation chirurgicale précoce du chiot (ou du chaton), c'est à dire dès lors qu'elle est envisagée avant l'âge de 4 mois. 

Il existe désormais un nombre important de publications relatives aux faibles conséquences d'une stérilisation chirurgicale très précoce. Malheureusement, il convient de constater que les praticiens qui ont déjà réalisé de telles interventions sont rares en Europe - et plus encore en France -, le plus souvent par manque de formation...La stérilisation très précoce et définitive d'un chiot ou d'un chaton sexuellement immature consiste à réaliser une castration pour les mâles et une ovario-hystérectomie pour les femelles, en général vers l'âge de 6 à 12 semaines. Au delà de la seule "stérilisation" des animaux, ces interventions semblent offrir plusieurs avantages.

Une étude déjà ancienne menée par Schneider et al. (Schneider R, Dorn CR, Taylor DO. Factors influencing canine mammary cancer development and postsurgical survival. J Natl Cancer Inst 1969;43: 1249-1261)démontre clairement que les chiennes ovario-hystérectomisées avant l'apparition de leurs premières chaleurs sont beaucoup moins susceptibles de développer une tumeur mammaire, cette susceptibilité augmentant considérablement dès lors que l'intervention est retardée. Ainsi, le risque d'apparition de tumeurs mammaires est environ 200 fois moins élevé chez les chiennes ayant été stérilisées avant apparition de leurs premières chaleurs, par rapport aux chiennes qui n'ont subit aucune intervention. Si l'intervention a lieu après les premières chaleurs, l'avantage n'est plus que de 12,5 fois ; il diminue à moins de 3,8 fois lorsque l'intervention est réalisée après deux ou trois cycles et devient nul dès lors que l'intervention est envisagée après le quatrième cycle ou après l'âge de 2,5 ans (le risque est alors de 26%). En moyenne, une chienne non stérilisée développe une tumeur mammaire 3 à 7 fois plus souvent qu'une chienne stérilisée. Cette étude a longtemps été remise en cause par les détracteurs de la stérilisation précoce, arguant qu'il ne s'agissait que d'une vision "américaine" et désormais "ancienne" de la situation.

Une étude rétrospective récemment réalisée sur 1842 chiens démontre que ces chiffres sont toujours d'actualité (Spain CV, Scarlett JM,
Houpt KA. Long-term risks and benefits of early-age gonadectomy in dogs. J Am Vet Med Assoc 2004;224: 380-387).
Quoiqu'il en soit, il est évident pour tous que le risque d'apparition de pathologies ovariennes ou utérines, en particulier le risque de pyomètre, est définitivement résolu par la réalisation d'une ovario-hystérectomie.

Chez la chatte, les tumeurs mammaires sont largement rencontrées (3e rang des tumeurs chez le chat), présentent un caractère de malignité très important (90%) et sont souvent diagnostiquées tardivement si l'on considère l'état du bilan d'extension (métastases fréquentes). Ainsi, bien que l'avantage de la stérilisation précoce ne soit pas aussi net chez la chatte que pour la chienne, il semble toutefois que le risque d'apparition de tumeurs mammaires soit environ 7 fois supérieur lorsque l'ovario-hystérectomie n'a pas été réalisée.

Enfin, chez le chien mâle, le risque d'apparition de troubles prostatiques tels que l'hyperplasie bénigne de la prostate, les prostatites infectieuses et les complications urinaires particulièrement difficiles à traiter qui les accompagnent, est considérablement réduit par la castration. Les tumeurs testiculaires sont également fréquentes chez le chien (2e rang des tumeurs rencontrées). Après castration, le risque d'orchites ou de tumorisation est bien évidemment nul.

Les contre-indications souvent évoquées à la réalisation d'une stérilisation précoce sont les troubles de croissance, la surcharge pondérale, les dermatites péri vulvaires, les vaginites, les modifications endocrinologiques ou dermatologiques qui s'en suivent, une diminution de la compétence immunitaire, la sténose urétrale, les troubles du comportement et le risque anesthésique.

Il faut cependant reconnaître que si certaines de ces observations semblent liées à la stérilisation, il n'existe aucune preuve évidente dans la littérature qu'elles en soient directement la conséquence. Au contraire, plusieurs études semblent indiquer qu'il n'existe parfois aucun lien avec l'existence ou non d'une stérilisation précoce.

Le risque anesthésique est ainsi minimal dès lors que l'on prend un minimum de précautions (en relation directe avec la physiologie du patient pédiatrique). Il semble même qu'une intervention précoce soit facilitée par une meilleure visualisation des organes - du fait de leur taille et de l'absence de graisse - réduisant ainsi le temps opératoire et améliorant la récupération post anesthésique. Plusieurs protocoles anesthésiques ont été proposés, qui tiennent tous compte des différences physiologiques et de l'immaturité des animaux alors présentés. L'intubation est recommandée autant que possible pour les femelles. Si le vétérinaire se souvient qu'il s'agit d'une intervention "de convenance" et qu'aucun animal en mauvais état général ne devrait être anesthésié, les risques anesthésiques sont comparables à ceux qui sont rencontrés pour des animaux plus âgés. Les techniques chirurgicales mise en œuvre sont les mêmes que pour des animaux plus âgés, à quelques différences près.

Les complications post-chirurgicales sont rares. Certains auteurs ont décrit une inflammation locale (10% des cas) apparaissant dans les 1 ou 2 jours suivant l'intervention. Dans une étude épidémiologique plus large, il a été observé une diminution significative du risque de complications post-intervention pour les animaux les plus jeunes, avec 6.5% de complications mineures (inflammation et douleur locale principalement) pour les animaux opérés avant l'âge de 12 semaines, contre 10.8% pour ceux qui ont subit l'intervention après l'âge de 23 semaines.

La testostérone et les œstrogènes, même s'ils ne sont pas indispensables, jouent un rôle sur la croissance, la maintenance et le vieillissement du squelette. Un déficit pour ces hormones entraîne un retard de fermeture des cartilages de croissance d'environ 9 semaines chez le chien. Un retard de fermeture a été également décrit chez le chat. Les conséquences cliniques en sont une différence significative dans la longueur des os, observée chez le chien comme chez le chat, en faveur des individus stérilisés à 7 semaines, par rapport à des individus stérilisés à 7 mois. Chez nos Léonbergs, la stérilisation précoce pourrait entraîner une augmentation de la croissance en hauteur, avec une éventuelle augmentation du risque de disjonctions du cartilage de croissance (fracture de type Salter-Harris). Le risque de prédisposition à ce type de fracture n'a malheureusement jamais été exploré, quelque soit la race.

Notons également que le développement musculaire est androgène dépendant chez le chat mâle, et qu'une stérilisation entraîne systématiquement la perte de la masse musculaire excédentaire chez le chat pubère, quelque soit l'âge auquel l'intervention est pratiquée.

Les observations cliniques et les études réalisées montrent également que les individus stérilisés présentent facilement (50% des cas) une augmentation pondérale conséquente (prédisposition à l'obésité). Celle-ci serait due à une diminution des besoins métaboliques, une altération du niveau de satiété, ainsi qu'une diminution de l'activité physique, principalement liées aux modifications hormonales après stérilisation. La seule étude publiée chez le chien n'a pourtant pas permis de démontrer une augmentation de l'incidence de l'obésité après stérilisation. Même si l'étude n'a pas été menée au delà de l'âge de 15 mois, aucune différence n'a été observée entre des animaux non stérilisés et ceux qui l'on été à l'âge de 7 semaines ou de 7 mois. A l'inverse, à l'âge de 2 ans, une très nette tendance à l'obésité a été observée chez le chat (mâle ou femelle) stérilisé à 7 semaines ou à 7 mois, principalement liée à une diminution significative des besoins métaboliques. Pour ma part, je reste persuadé qu'il est plus facile d'adapter le régime alimentaire d'un animal stérilisé précocement que celui d'un chien glouton stérilisé après qu'il ait pris de mauvaises habitude.

Pour ce qui concerne le niveau général d'activité des individus stérilisés, les résultats présentés sont souvent contradictoires. Sans oublier que le niveau général d'activité et les comportements sont largement influencés par des facteurs environnementaux, les études aujourd'hui disponibles ne semblent pas mettre en évidence de modification sensible en relation avec la précocité de la stérilisation.
Le développement des organes génitaux externes est modifié chez les individus stérilisés précocement. En effet, dès lors que la stérilisation est réalisée avant l'âge de 7 mois, le développement de la vulve, des mamelles, du pénis et du prépuce est nettement diminué, sans qu'aucune incidence clinique ne soit réellement observée. Lorsque la stérilisation est réalisée à l'âge de 7 semaines, les conséquences chez le mâle sont encore plus marquées, avec le maintient d'un aspect particulièrement juvénile. Contrairement à une idée parfois reçue, le développement de l'urètre pénien est identique chez le chat, quelque soit l'âge de l'intervention, et la stérilisation précoce demeure sans conséquence sur une éventuelle prédisposition à la formation de calculs urétraux.

Les vaginites pré-pubères constituent - à mon avis - la seule véritable contre-indication connue. Les cas de vaginites sont facilement observés chez les jeunes chiennes, et rétrocèdent généralement spontanément dès l'apparition des premières chaleurs. Il est désormais clair qu'une stérilisation réalisée alors même que la chienne présente un frottis vaginal contaminé par des poly-nucléaires a pour conséquence systématique l'évolution vers la chronicité de l'infection vaginale, avec pour corollaire une très faible réceptivité aux thérapeutiques que le vétérinaire pourrait être alors amené à mettre en place.

Aussi il me paraît souhaitable que le vétérinaire qui envisage de stériliser précocement une chienne réalise un examen gynécologique attentif préalablement à toute intervention chirurgicale, et qu'il sursoit éventuellement à la dite intervention jusqu'aux premières chaleurs, date après laquelle on observera le plus souvent une rémission spontanée de ces cas de vaginites pré-pubères. A l'occasion, il pourra prescrire une toilette gynécologique régulière (a minima quotidienne) et procéder à une tonte soignée de la zone périnéale et péri-vulvaire. L'usage d'une antibiothérapie à cet âge (c'est à dire avant les premières chaleurs) n'est pas indiqué et ne pourrait que favoriser l'apparition des antibiorésistances.

Enfin, il est aujourd'hui évident que les chiennes stérilisées après la puberté peuvent développer une incontinence urinaire directement liée à la diminution du taux d'œstrogènes circulant (celle ci à pour conséquence une perte de la tonicité du sphincter urétral externe). L'incidence de ces incontinences urinaires œstrogène-dépendantes consécutives à une stérilisation varie selon les auteurs de 2.1% à 20.1%, leur apparition s'échelonnant de quelques jours à plusieurs années après la chirurgie. A l'heure actuelle, aucune augmentation de la prédisposition au développement d'une incontinence urinaire n'a été décrite chez les chiennes stérilisées avant leur puberté par rapport aux chiennes stérilisées plus tardivement, au contraire. Il semble ainsi que l'incidence de l'incontinence urinaire chez les chiennes stérilisées avant l'âge de 7 mois soit 2 fois moindre que celle des chiennes stérilisées après cette limite. D'autre part, même si les symptômes d'incontinence - lorsqu'ils sont observés - sont plus nets lorsque les chiennes ont été stérilisées précocement, ils sont également plus facilement réductibles lors du traitement (Stocklin-Gautschi NM, Hassig M, Reichler IM, Hubler M, Arnold S. The relationship of urinary incontinence to early spaying in bitches. J Reprod Fertil Suppl 2001;57: 233-236).

 

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La stérilisation systématique représente-t-elle un véritable avantage pour l'animal?

Dr Samuel BUFF

(Texte écrit en 2008)

 

 

S’il existe encore une controverse importante sur les indications et les conséquences d’une stérilisation chirurgicale très précoce du chiot ou du chaton, la stérilisation systématique des animaux de compagnie fait depuis peu l’objet d’un consensus plus large (ACT & SFT, 2008). Il est aujourd’hui évident que les animaux de compagnie qui ne sont pas destinés à reproduire devraient être stérilisés. Pour autant, la décision de stériliser chirurgicalement ou médicalement un animal devrait être prise individuellement, en prenant en considérant l’ensemble des facteurs en cause, tels que l’âge de l’animal, sa race, son sexe, sa destination d’usage éventuelle, ses conditions d’hébergement et son caractère… Il apparaît de plus en plus que la formulation de règles générales relatives à la stérilisation définitive (ovariectomie, ovario-hystérectomie ou castration) ne représente pas la meilleure des solutions pour la santé et le bien être des animaux concernés et/ou de leurs propriétaires. Chacun des points suivant devrait être systématiquement évalué individuellement, en tenant compte de l’animal et de son environnement.

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Les stéroïdes sexuels sont quasi-exclusivement produits par les ovaires ou les testicules. Une stérilisation chirurgicale définitive (ovariectomie, ovario-hystérectomie ou castration) entraine donc une privation de l’ensemble de l’organisme de leurs effets bénéfiques pour la santé de l’animal. Si les avantages de la stérilisation sont souvent plus nombreux que ceux d’une exposition physiologique aux stéroïdes sexuels, cela n’est pas systématiquement le cas. De même que la réalisation d’une stérilisation très précoce (c'est-à-dire avant la puberté) peut entraîner une augmentation du risque lié à certaines affections, la décision de ne pas faire stériliser un animal de compagnie devra toujours être laissée à l’appréciation du propriétaire.

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Inconvénients et avantages de la stérilisation pour la santé de l’animal

 

La réalisation d’une stérilisation définitive peut entraîner chez l’animal un certain nombre d’inconvénients. Ainsi chez le chien et la chienne, on observe une augmentation de l’incidence des hémangiosarcomes, des ostéosarcomes et des carcinomes (transitional cell carcinoma) ; chez le chien, le risque d’adénocarcinomes de la prostate est également légèrement augmenté. L’incidence des cas d’obésité est augmentée tant chez le chien que chez le chat, qu’il s’agisse des mâles ou des femelles. L’incidence de l’incontinence urinaire est augmentée chez la chienne si l’intervention est pratiquée après le 5e mois, sinon les premières chaleurs ; il en va de même pour les infections chroniques du tractus urinaire chez la chienne. Chez le chat, l’incidence des infections du bas appareil urinaire semble corrélée à l’obésité, de même que celle des fractures épiphysaires chez le chat mâle. Chez le chien, l’incidence des ruptures du ligament croisés et celle des cas de dysplasie de la hanche semble augmentée par la stérilisation (en particulier lorsqu’elle est réalisée après le 5e mois chez la chienne). Quel que soit le sexe, les cas d’hypothyroïdisme et de thyroïdites auto-immunes sont plus fréquents après stérilisation. Chez les chattes, et dans une moindre mesure chez le chien mâle, l’incidence des diabètes sucrés semble augmentée après stérilisation.

De nombreuses publications démontrent néanmoins l’intérêt d’une stérilisation définitive sur la santé de l’animal. Ainsi, les chiens et les chats stérilisés voient sensiblement diminué le risque d’apparition de tumeurs mammaires, testiculaires ou ovariennes. Le risque de développement des tumeurs mammaires est en effet directement lié au nombre de cycles, et le risque de malignité est particulièrement élevé (60% chez la chienne, 90% chez la chatte). Le risque de tumorisation et le taux de mortalité correspondant sont moins importants pour l’ovaire que pour le testicule, même si le taux de malignité des tumeurs testiculaires est généralement plus faible. Le risque de développement des métropathies augmente sensiblement avec l’âge, tant chez la chienne que chez la chatte. Chez le chien mâle, le développement physiologique de l’hyperplasie prostatique avec l’âge, sous dépendance des stéroïdes sexuels, contribue considérablement à l’augmentation de l’incidence des prostatites, des kystes et des abcès associés. Enfin, l’incidence des hernies inguinales ou périnéales, ainsi que celle des adénomes périnéaux, est diminuée chez les chiens castrés.

Il apparaît donc aujourd’hui que les stéroïdes sexuels peuvent avoir un effet positif sur la santé de l’animal, même si ces effets varient en fonction de l’âge, de la race et du sexe. Le choix d’une stérilisation définitive ne doit pas pour autant être systématiquement rejeté : il doit faire l’objet du consentement éclairé du propriétaire, motivé par l’exposé individuel et circonstancié des avantages et des inconvénients de la stérilisation pour l’animal en fonction de chacune des étapes de sa vie…

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Effet de la stérilisation sur le comportement

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Chez les mâles, la stérilisation définitive semble contribuer à une diminution des agressions intra-spécifiques (entre chiens et entre chats) liées à la compétition pour les ressources territoriales et les femelles cyclées. Chez le chat, elle entraîne également une diminution des comportements de marquage. Dans les deux espèces, les comportements de fugue semblent moins fréquents après stérilisation, de même que les consultations pour accident de la voie publique. Néanmoins, la stérilisation semble augmenter le degré de timidité et les comportements de fuite chez le chat (mâles et femelles). De même, les agressions dirigées contre les personnes semblent moins fréquentes chez les chiennes non stérilisées. Enfin, chez le chien et la chienne, les troubles des fonctions cognitives sont moins fréquents chez les individus non stérilisés.

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Notion de prestation de soins de qualité

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L’ACT et la SFT ont récemment acté qu’il n’était pas dans l’intérêt de l’animal que le législateur décide de l’intérêt ou non d’une stérilisation définitive en fonction de sa destination d’usage (reproducteur ou non) et de son âge… et que de telles prescriptions ne pouvaient en aucun cas officiellement répondre à un intérêt médical basé sur la prise en considération des besoins de l’animal, de ceux de son propriétaire, ou de ceux dictés par l’environnement. Il existe en effet des situations pour lesquelles le risque de complications anesthésiques et/ou chirurgicales est trop important (troubles de la coagulation, troubles du rythme, …). De même, il existe manifestement des situations pour lesquelles les soins post-chirurgicaux adaptés ne pourront être assurés, en particulier chez les particuliers.

D’autre part, l’ACT et la SFT considèrent que la réduction du pool d’individus appartenant à une même race, liée à la stérilisation systématique des individus non destinés à la reproduction, ne peut que nuire gravement au développement des connaissances relatives aux affections rencontrées dans certaines races, … de même qu’au développement de la recherche médicale et/ou chirurgicale correspondante. Plus largement, cet état de fait pourrait avoir un impact sévère sur l’amélioration des connaissances liées à toutes les affections communes entre l’homme et l’animal.

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Impact potentiel sur la santé publique

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Il a été également acté par l’ACT et la SFT que le fait d’imposer une stérilisation définitive à tous les propriétaires d’animaux appartenant à une population donnée (âge et race, en particulier) entraînait aux USA une diminution sensible du nombre de présentations des mêmes animaux chez le vétérinaire, essentiellement par peur des répercussions légales et financières d’un défaut d’observance des prescriptions réglementaires. De fait, les animaux concernés sont généralement moins bien vaccinés (ex. rage) et moins bien déparasités, ce qui peut avoir à terme des répercussions importantes en matière de santé publique.

L’instauration de programmes de stérilisation systématique ne parviendra jamais à réduire le problème de surpopulation des animaux errants, tout simplement parce que les animaux sont généralement laissé à eux mêmes pour des raisons liées à leur caractère, à leur santé ou pour des raisons économiques, … mais par en fonction de leur statut reproducteur. Dans certains pays de l’Union Européenne où la gonadectomie de convenance est réputée illégale (comme la Norvège), le problème de surpopulation des animaux errants n’existe pas… Cela confirme que le problème repose plus sur les différences culturelles liées à la notion d’animal de compagnie, sur la responsabilité des propriétaires et la capacité des instances nationales à mieux éduquer le public.

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La réalisation d’une stérilisation définitive doit aujourd’hui prendre en compte tous les avantages et inconvénients qui en découlent. Elle doit faire l’objet d’une information suffisamment exhaustive du propriétaire à qui seul appartient la décision de faire stériliser son animal. Elle devrait prendre en considération l’âge, le sexe, l’environnement de vie et la destination d’usage de l’animal, … mais aussi tenir compte du récent développement des alternatives thérapeutiques en la matière (ex. implants d’analogues de GnRH aujourd’hui disponibles, vaccins anti-GnRH peut-être dans un futur proche, …).

 

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Implants contraceptif pour chien.

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Les implants de GnRH (ou plutôt d’analogues de GnRH) représentent la dernière évolution commercialement disponible en matière de contraception des carnivores domestiques. La desloreline est ainsi disponible en Europe sous le nom de Suprelorin® depuis 2008. Elle était précédemment commercialisée en Nouvelle Zélande par la société PepTech® qui a mis au point la matrice de l’implant permettant un relargage sur une durée prolongée.

Le principe est simple. La GnRH est une hormone dont la production est pulsatile et qui stimule la production hypophysaire de FSH et de LH : elle représente d’une certaine façon l’horloge de la fonction sexuelle chez la femelle comme chez le mâle. Lorsque la production endogène (c'est-à-dire celle de l’organisme) est masquée par la présence d’un analogue à forte concentration, … l’organisme perd tout simplement le sens du temps de la fonction sexuelle… et cesse progressivement de fonctionner. Il n’y a donc plus d’activité sexuelle, … jusqu’à ce que cette inhibition cesse. C’est la raison pour laquelle cette interruption est bien temporaire, donc la « stérilisation » ainsi obtenue considérée comme réversible.

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Utilisation de l'implant comme contraceptif pour un chien mâle

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Les études réalisées chez le chien mâle au cours de ces 20 dernières années ont montré que l’effet de la GnRH était parfaitement réversible, … et que l’on ne retrouvait pas les effets secondaires décrits avec les progestatifs. L’implant peut ainsi être inséré sous la peau comme les puces électroniques servant à l’identification, … et sera progressivement dégradé : il n’y a pas lieu de le retirer (ce qui d’ailleurs est impossible avec la dernière formulation de Suprelorin®). En quelques semaines, la spermatogenèse sera progressivement interrompue : la disparition des spermatozoïdes de l’éjaculat n’est donc pas immédiate ! Dans sa formulation commerciale disponible en Europe, Suprelorin® revendique une efficacité de 6 mois. Il s’agit d’une durée d’efficacité minimum, au-delà de laquelle la production de testostérone est de nouveau observée chez 80% des animaux. Cette production de testostérone s’accompagne dans les mois qui suivent d’un retour à la normale de la production de spermatozoïdes dans l’éjaculat. Toutefois, si la durée minimale est de 6 mois pour 80% des animaux, … elle est également d’au moins 18 mois pour 5% des individus.

C’est la raison pour laquelle il ne me semble pas raisonnable de proposer une telle solution pour des chiens destinés à reproduire ultérieurement. Ce risque n’est pas lié aux implants de GnRH, … puisqu’il est également observé avec la proligestone par exemple (4,5 mois d’efficacité en moyenne chez les chiennes, … mais 27 mois d’inhibition chez 5% des individus). C’est un problème récurent en matière de contrôle de la fonction reproductrice : la différence importante entre la durée moyenne d’efficacité, … et la durée maximale potentielle !

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Utilisation de l'implant comme contraceptif pour un chien femelle

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Chez la femelle, les implants de GnRH peuvent également être utilisés pour le contrôle de la cyclicité, … sans tous les désagréments que l’on observe avec les progestatifs, quand il ne s’agit pas d’une véritable toxicité. En effet, les dérivés de la progestérone utilisés pour la contraception canine sont TOUS des promoteurs de cancer, en particulier pour le tissus mammaire. La GnRH ne présente pas ces inconvénients, … ni ceux liés à la modulation de l’axe cortico-surrénalien.

Attention toutefois, la pose d’un implant de GnRH s’accompagne toujours d’une période transitoire de quelques jours pendant laquelle la fonction de reproduction est stimulée. Chez le mâle, cette stimulation peut entraîner parfois une augmentation des symptômes ayant motivés l’interruption de la fonction sexuelle (prostatisme, par exemple) ou une exacerbation de l’irritabilité de certains individus (attention aux chiens dits potentiellement dangereux, en raison de leur agressivité), … mais la période transitoire ne dure guère plus de 7 jours. Chez la femelle, cette stimulation peut entraîner des manifestation de chaleurs et une croissance folliculaire menant parfois à l’ovulation. C’est la raison pour laquelle l’implant ne devrait être posé que sur des femelles en anoestrus, … ou associé transitoirement à des progestatifs administrés par voie orale (donc non rémanents). A défaut, le risque d’un début de gestation existe, avec toutes les complications découlant d’une perturbation ultérieure importante de la fonction endocrine sexuelle (la production des hormones nécessaires pendant la gestation).

L’implant de desloreline est aujourd’hui officiellement commercialisé pour une utilisation chez le chien mâle… mais l’état des connaissances scientifiques sur ce produit permet raisonnablement d’envisager son utilisation chez les femelles, voire d’autres espèces. Cette prescription est toutefois réalisée « hors AMM », c'est-à-dire sous la seule responsabilité du vétérinaire, le laboratoire ne pouvant officiellement être incriminé en cas d’effet secondaire.

Samuel (2008)

 

 

 

FAQ

 

Question : Est ce que ma chienne fera de l'ostéoporose si elle est stérilisée très jeune?

Réponse : La stérilisation d'une chienne très jeune, n'entraîne pas d'ostéoporose, mais, comme l'écrit Samuel plus haut dans cette page "la  testostérone et les œstrogènes, même s'ils ne sont pas indispensables, jouent un rôle sur la croissance, la maintenance et le vieillissement du squelette. Un déficit pour ces hormones entraîne un retard de fermeture des cartilages de croissance d'environ 9 semaines chez le chien. Un retard de fermeture a été également décrit chez le chat. Les conséquences cliniques en sont une différence significative dans la longueur des os, observée chez le chien comme chez le chat, en faveur des individus stérilisés à 7 semaines, par rapport à des individus stérilisés à 7 mois. Chez nos Léonbergs, la stérilisation précoce pourrait entraîner une augmentation de la croissance en hauteur, avec une éventuelle augmentation du risque de disjonctions du cartilage de croissance (fracture de type Salter-Harris). Le risque de prédisposition à ce type de fracture n'a malheureusement jamais été exploré, quelque soit la race."

 Il ne faut pas oublier que le poids de la chienne augmente et le risque de disjonction au niveau articulaire pourrait (éventuellement) être plus élevé mais cela n'a pas encore été démontré ni dans un sens positif, ni dans un sens négatif


 

Question : qu'est ce qui est le mieux, la stérilisation complète (ovario hystérectomie) ou simplement l'ablation des ovaires (ovariectomie)?

Réponse : D'après une étude qui a été faite en 2006 (B. van Goethem, Making a rational choice between ovariectomy and ovariohysterectomy in the dog : a discussion of the benefits of either technique) Une ovariectomie semble préférable si l'utérus est sain : durée plus courte de l'intervention et  moins de risques d'hémorragie.


 

Question : J'ai un mâle et une femelle Léonbergs et je ne voudrais pas qu'ils reproduisent. J'ai lu ce que vous avez écrit pour la castration du mâle, Sans abuser de votre temps, qu'en est-il de la stérilisation des femelles ?

Réponse Les risques à prendre en compte sont différents chez la femelle. L’avantage de la stérilisation chirurgicale (retrait des ovaires, associé ou non à celui de l’utérus) réside dans la disparition des affections de l’utérus (métropathies en tout genre et pyomètre en particulier, fréquent chez les chienne ayant dépassé 6 ans – c'est à dire supérieur à 60%, à chaque cycle) et la diminution importante du risque de tumeurs mammaires (200 fois moins de risque si l’intervention est réalisée avant les premières chaleurs, mais seulement 3-8 fois moins de risque si l’intervention est pratiquée aux troisièmes chaleurs). Si l’on ne considère que ces chiffres, l’intérêt est grand de faire stériliser une chienne, et d’autant plus si elle est jeune. Malheureusement, la stérilisation chez la chienne est associée au risque d’incontinence urinaire. La littérature donne un risque moyen de 3 à 5% toutes races confondues, avec une incidence allant jusqu’à 10-12% chez le boxer qui semble particulièrement sensible. Je n’ai pas de chiffres consolidés à vous proposer pour le Léonberg, mais l’expérience personnelle que nous en avons eu avec Capucine est qu’une incontinence n’est pas toujours aussi simple à gérer que ce qu’il en est dit dans les ouvrages… en tout cas que lorsque l’on a du mal à traiter efficacement la chienne, il faut avoir certains jours le cœur bien accroché pour supporter les odeurs que cela suppose.

Je comprends donc que certains propriétaires hésitent à faire pratiquer une stérilisation précoce sur une chienne… même si les chiffres sont plutôt en faveur de l’intervention pour ce qui concerne l’état de santé de l’animal. A l’inverse, je déconseille le recours aux progestatifs (la « pilule » ou les injections) pour interrompre ou supprimer les chaleurs, à la fois parce que de tels traitement favorisent à long terme l’apparition des tumeurs mammaires et les affections de l’utérus et parce qu’ils perturbent souvent la fonction de reproduction des femelles destinées à porter un jour des chiots… Dans ce domaine, les progrès de la médecine devraient déboucher sur la commercialisation de nouvelles molécules moins dangereuses (prévues pour la mi-2005 normalement en France).  Samuel


Question : l'implant, peut-il être utilisé pour une mise au repos d'un chien pour soigner une maladie ou un problème physique ?

Réponse : La pose d’un implant de GnRH constitue une alternative particulièrement séduisante pour le traitement de certaines affections relevant d’une stérilisation chez des sujets dont l’état général ne permet plus d’envisage une anesthésie sans une prise de risque trop importante. Par exemple, un chien de 14 ans souffrant de troubles prostatiques nécessitant habituellement une castration sera moins exposé à un risque létal avec la pose d’un implant !


Question : J'hésite entre faire stériliser ma femelle ou lui faire poser un implant. J'ai lu que l' implant sous-cutané  de GnRH supprime les chaleurs de chiennes pendant 1 an mais :

·        Le produit est contre-indiqué chez les chiennes destinées à la reproduction (adultes et pré-pubères). Des études de laboratoire, au cours desquelles des chiennes ont reçu simultanément 3 implants pendant une période de 12 mois, ont révélé une réduction du nombre de chiots vivants à la naissance et au sevrage comparé à des témoins non traités.

·        En l’absence d’informations cliniques, ne pas traiter les chiennes de moins de 3 kg et les chiennes de races géantes de plus de 45 kg.

·        Chez les chiennes dont la fonction ovarienne a été bloquée avec succès pendant une durée de douze mois, un second traitement peut être administré pour continuer la prévention de l’œstrus. Il n’y a pas de données disponibles concernant des animaux traités plus de deux fois.

·        Le produit administré à la dose recommandée, est inefficace chez les chiennes âgées de 7 ans et plus.

·        Il peut entraîner des vaginites chez la chienne.

Réponse : Le rapport scientifique d’évaluation de cette spécialité est public. Il est disponible à l’adresse suivante http://www.emea.europa.eu/vetdocs/PDFs/EPAR/gonazon/025903en6.pdf et représente la synthèse officielle qui est à l’origine de l’autorisation de mise sur le marché.

 L’utilisation sur des chiennes de plus de 45kg n’est pas interdite. Le comité qui a examiné le dossier conclu que la dose efficace pendant 18 mois sur des beagles était comprise entre 16 et 32 µg/J. Cette dose et les effet obtenus sont toutefois indépendants du poids de l’animal. Ce même comité précise qu’il n’est pas acceptable de conclure à un effet certain sur des chiennes de plus de 45kg avec l’administration d’un seul implant (p25 du rapport). Cela ne signifie pas que l’utilisation simultanée de 2 implants est inefficace, ni qu’elle pourrait représenter un éventuel danger… En l’absence de données, il est plus raisonnable de s’abstenir du point de vue du laboratoire.

 L’administration simultanée de 3 implants (au lieu d’un seul) conduit effectivement a des effets secondaires sur la production lactée dans les premiers jours qui suivent la mise bas lorsque les chiennes ont été saillies moins de 3 mois après le retrait de l’implant. Aucun effet n’est plus observé lorsque les chiennes sont saillies plus de 3 mois après le retrait de l’implant. De même, aucun effet n’a jamais été constaté sur le taux de gestation, la durée de la gestation, le taux de mortalité à la naissance, le taux d’anomalies chez les chiots et les aptitudes maternelles… quelque soit la date de mise à la reproduction après le retrait de l’implant (p28 du rapport). Là encore, il s’agit d’un principe de précaution ! En la matière toutefois, il convient de noter que les effets nocifs des molécules habituellement utilisées pour la prévention des chaleurs chez la chienne sont nettement plus importants.

 La synthèse des données relatives au traitement de chiennes de plus de 7 ans est exposée en pages 36-37 du même rapport. Les raisons de cette apparente inefficacité demeurent inexpliquées. Le retour en chaleurs est effectivement observé pour 62% des chiennes avant le terme de 12 mois retenus comme objectif de l’étude, mais il demeure toutefois plus tardif que pour les chiennes non traitées… Le comité d’examen du dossier conclue (p41) que l’efficacité chez les chiennes de plus de 7 ans n’a pas été démontrée de façon satisfaisante (“ Efficacy in bitches of 7years and older had not been satisfactorily demonstrated ”). D’un point de vue sémantique, cela est sensiblement différent d’un « traitement inefficace ». Cela signifie surtout que les conditions d’utilisation doivent être mieux documentées ! Cela veut également dire que le vétérinaire doit tenir le propriétaire informé d’un risque de retour en chaleurs prématuré lorsque la chienne a plus de 7 ans.

voici une présentation faite  lors du dernier congrès de l’ACCD (Alliance for Contraception in Cats and Dogs). http://www.acc-d.org/2006%20Symposium%20Docs/2Driancourt.pdf

 Je vous inviterais volontiers à prendre connaissance plus largement du proceeding de ce dernier congrès qui est fort intéressant http://www.acc-d.org/2006%20Proceedings

 Samuel (2008)


Question : Qu’en est-il des autres produits (hors implants) utilisés pour stériliser provisoirement une femelle ? C’est la même chose que la pilule pour les femmes ?

Réponse : Les molécules habituellement utilisées pour prévenir l’œstrus chez les carnivores domestiques sont des progestatifs. En raison de leur très fort effet potentialisateur sur les progestatifs, les œstrogènes ne sont jamais associés chez les chiennes et les chattes. En effet, l’utilisation conjointe de ces 2 molécules entraine plus facilement encore l’apparition de métropathies (atteintes de l’utérus), parmi lesquelles le pyomètre qui est la forme la plus grave.

Tous les progestatifs sont également connus aujourd’hui pour leurs effets sur le métabolisme glucidique (effet diabétogène), le métabolisme de l’hormone de croissance (augmentation de la production de GH, pouvant parfois conduire à des troubles graves), le métabolisme hépatique, la mamelle (très forte augmentation du risque de développement des tumeurs mammaires), … au-delà des effets sur les organes reproducteurs (hyperplasie glandulokystique de l’utérus, aplasie ovarienne, …). En somme, il conviendrait aujourd’hui de considérer ces molécules comme des poisons que l’on préfère utiliser, plutôt que d’avoir à assumer les conséquences de leur non-utilisation.

Je ne sais pas si les effets de ces molécules sont aussi important chez la femme, mais il ne fait nulle doute que chez l’animal, les doses aujourd’hui proposées dépassent très largement les doses minimales efficaces. Malheureusement, le coût que représenterait la réalisation de nouvelles études dans le cadre du dossier d’AMM ne pourrait pas être supporté par les propriétaires. Et comme tout le monde connait les effets « indésirables » de ces molécules, personne ne procède plus à leur recensement auprès de la pharmacovigilance.

Chez la femme, nous noterons toutefois que les rapports de ces dernières années font état d’une meilleure connaissance des effets secondaires des molécules utilisée pour la contraception. Et l’on voit progressivement voire le jour des résultats démontrant qu’il serait peut-être plus prudent à long terme de trouver des solutions alternatives moins toxiques pour la gent féminine…Samuel


Question : j'ai donne des croquettes  light à ma chienne après sa stérilisation (grande marque) même quantité que les croquettes précédentes et elle n'a pas gardé son poids, elle a pris 8 kg.

Réponse : Si l’on se contente de croquettes « light » distribuée sèches, il arrive souvent que la quantité ingérée soit toujours importante et que la diminution de l’apport calorique (croquette) soit compensée par une augmentation parfois de la quantité consommée… D’où l’intérêt éventuel de faire gonfler les croquettes avant de les distribuer.


Question : ma chienne a  trop de kilos aussi depuis qu'elle est stérilisée.

Réponse : La stérilisation induit une diminution de 20 à 30% du métabolisme de base. Cela signifie qu’il faut absolument réduire de 30% la quantité de calories ingérées quotidiennement. Toutefois, le volume de la ration ne peut que rarement être diminué dans les mêmes proportions, car la réaction de satiété dépend de la quantité (poids, volume) d’aliment ingérée et du temps passé pour s’alimenter. Il faut donc trouver un moyen pour distribuer un aliment plus humide que sec, l’eau apportant du volume sans les calories…


 

Question : Je suis très ennuyée car ma Léonberg de 8ans1/2 a été saillie par mon jeune Léo qui n'est pas encore confirmé. S'il y a des chiots, ils n'auront pas de papiers, mais c'est surtout les problèmes de santé pour ma chienne qui m'inquiète.

Réponse : plus la chienne est âgée plus les risques liés à une gestation augmentent. Une bonne solution consisterait à la faire stériliser assez rapidement. Cela limitera les risques d’intervenir sur une chienne âgée gestante, éventuellement fatiguée, si les traitements alternatifs pour la faire avorter devaient s’avérer moins efficaces que prévus.


Question :  Ma chienne est stérilisée. Elle ne perdait plus ses poils et là, il y a une grosse mue. Est ce normal?

Réponse : En général, une femelle Léonberg, stérilisée a moins de mues et par conséquent une fourrure plus abondante et plus longue. Mais il y a la possibilité de faire une très grosse mue environ tous les 2 ans. ce n'est pas scientifique, mais souvent vécu par les propriétaires


Question  : qu'est ce qui est mieux pour ma chienne, on m'a dit qu'il vaut mieux la stériliser plutôt que de lui donner la pilule.

Réponse : Je confirme tout l’intérêt de la stérilisation chirurgicale et l’importance des effets secondaires néfastes des molécules actuellement utilisées pour la neutralisation des cycles sexuels chez les animaux.


Question : Ma femelle Léonberg de 12 mois vient, peut être de se faire saillir alors que cela n’est pas souhaité.. Comme je voulais la faire stériliser plus tard, mon vétérinaire me propose de ne pas attendre pour  la faire avorter mais faire l’intervention maintenant.

Il me semblait que cela pouvait être risqué (hémorragie possible). Si proche des chaleurs. Est-ce que je me trompe ?

 Réponse : Certes, la vascularisation est un peu plus importante, mais cela ne représente pas un risque insurmontable : c’est au vétérinaire de juger ce dont il en ressort. Il faut néanmoins savoir que le problème peut effectivement devenir réel lorsque la chienne est particulièrement grasse… Sinon, je pense qu’il n’y a pas plus de risque à faire stériliser la chienne rapidement que de procéder à un avortement plus tardivement. D’autre part, pour une Léonberg, dans ce cas, l’avortement tardif me semble peu raisonnable à envisager, eu égard au prix de l’Alizine® et à la quantité nécessaire chez une chienne de grand format

 

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