Vaccinations

 

 

Rétrospective de l'élevage du Pli du Soleil

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Vaccinations

 

Différents types de vaccination

 

Le vaccin consiste à inoculer chez le patient un agent pathogène atténué ou modifié (le virus est toujours vivant, mais il n’est plus aussi « méchant » qu’auparavant – l’animal a donc normalement le temps de développer ses défenses avant que la maladie ne l’ait affaibli) ou une fraction de l’agent concerné (le virus n’existe plus en tant que tel, aucune maladie ne peut théoriquement être observée et l’animal a tout son temps pour développer son immunité – l’inconvénient, c’est que l’animal doit reconnaître tout le virus avec des morceaux seulement ; la solution consiste à lui présenter un fragment suffisamment pertinent, un peu comme si vous deviez reconnaître le modèle d’une voiture en n’ayant qu’une photo d’une pièce de cette voiture)…Quand un germe pathogène entre en contact avec la défense immunitaire, celle-ci produit des anticorps et garde en mémoire le germe. Cela lui permettra de réagir très rapidement lors de la nouvelle infection avec ce germe

Comme le vaccin a pour but de susciter une immunité en provoquant une réaction, il n’est  pas surprenant de constater certains effets secondaires bénins.

  •  réaction locale,

  •  fièvre

  •  symptômes généraux.

Par ailleurs, il peut y avoir des réactions à certains constituants des vaccins

  • adjuvants aluminiques,

  • antibiotiques

  •  conservateurs

  • etc.

et des réactions locales

  • douleur

  • tuméfaction

  • rougeur

 Un bon vaccin doit susciter une réaction minimale tout en assurant une immunité maximale.

 

  •  la vaccination active (germe modifié)

    • L'antigène dans le vaccin vivant est un virus vivant atténué

    • Il en résulte une stimulation plus importante de la défense immunitaire par rapport à un vaccin mort

    • Mais il peut porter le risque de déclencher la maladie contre laquelle on voulait protéger l'animal vacciné

  • la vaccination passive (anticorps) :

    • Protège rapidement mais moins longtemps

    • un exemple naturel : le  colostrum

  • la vaccination combinée

    • Il s'agit d'un vaccin qui protège le chien contre plusieurs maladies en même temps  :

 

Immunisation

 

Pour ce qui est de la date de vaccination, il faut d’abord expliquer comment un chiot est protégé contre les maladies. C’est tout le problème de l’immunité transmise par la mère et celle qu’il développe personnellement… En fait, le nouveau né provient d'un environnement «  quasi stérile » et malgré tout, il doit immédiatement affronter le microbisme ambiant :

  • il acquiert en quelques heures la flore commensale maternelle au contact des voies génitales, mamelle et peau ;
  • son système immunitaire est totalement constitué, mais quelques jours sont nécessaires à sa mise en route (une dizaine de jours pour les interactions entre lymphocytes). Il faut compter plusieurs semaines (environ 3 mois) avant que le jeune ait une réponse anticorps similaire à celle de l'adulte et suffisamment efficace pour le protéger contre les infections.

Plus l'immunité de la mère est efficace contre les germes présents au moment de la naissance, meilleure est la protection du jeune (il s'agit d'une immunité passive). Une déficience de l'immunité est à craindre en cas de modifications de l'environnement (transport et départ du lieu de naissance... ). Au contraire, la vaccination de la mère avant ou pendant la gestation vis-à-vis d'infections néonatales augmente la protection spécifique du jeune.

 

L'immunité maternelle passive DECLINE progressivement pendant que l'immunité active du jeune PREND LE RELAI. Il existe malheureusement une période critique autour du sevrage où le taux d'anticorps global est faible. Il faut tenir compte de la présence d'anticorps maternels lorsqu'on veut vacciner tôt le jeune (En effet, les anticorps maternels peuvent neutraliser les antigènes vaccinaux et rendre le vaccin INEFFICACE) ! L’inverse peut également être observé : lorsqu’une vaccination est réalisée trop précocement, elle peut induire une « auto consommation » des anticorps maternels ; on observe alors une disparition rapide de la protection passive, avant même que l’animal n’ait eu le temps de produire ses propres anticorps… Dans de telles conditions, et en particulier lorsque le chiot est soumis à un environnement à risque (ex. il n’existe pas un élevage ou un particulier qui sort avec ses chiens chez qui il n’y a pas de Parvovirose), l’animal développera une maladie TRES RAPIDEMENT alors même qu’il vient d’être vacciné… (paradoxal mais tellement vrai avec la Parvovirose aujourd’hui).

Le système immunitaire maternel pallie au déficit temporaire du jeune en lui apportant une immunité passive (non modifiable, correspondant aux anticorps produits par la mère dans les semaines précédant la naissance) qui le protégera dans les premières semaines (environ 6 semaines) :

  • transfert d'anticorps maternels à travers le placenta dans la fin de la gestation (primates, rongeurs…, mais pas chez le chien) ;
  • transfert d'anticorps maternels sécrétés en grande quantité dans le lait des 3 premiers jours = colostrum. Le petit en tétant absorbe des anticorps qui diffusent depuis l'intestin jusqu'à l'ensemble des tissus. Ce transfert est très limité dans le temps (premières 48h) et une mauvaise tétée peut totalement compromettre les défenses du jeune (la faiblesse du jeune ou le refus de la mère occasionne jusqu'à 10% de défaut de transfert : l'éleveur doit tout faire pour favoriser une prise de colostrum correct, y compris conserver du colostrum au congélateur pour fournir un biberon si nécessaire). Il existe du colostrum artificiel commercialisé.

 

 

Chez le chiot

 

  • La défense immunitaire des chiots dépend des anticorps maternels

  • Au plus tard, 48h après la naissance, les anticorps maternels seront digérés par le chiot, donc dégradés et  ils deviendront  inactifs.

  • Seul, ce qui aura été absorbé par le chiot auparavant sera efficace

  • Un chiot qui n'aura pas reçu suffisamment d'anticorps avec le colostrum sera en dessous du titre protecteur plus tôt

  • Un titre d'anticorps maternel trop élevé dans le sang du chiot ne permettra pas de provoquer une réponse immunitaire vaccinale

  • Cette lacune immunologique explique des cas d'impétigo ou de Parvovirose chez des chiens correctement vaccinés

  • Le moment idéal pour la première vaccination varie donc d'une portée à l'autre, d'un chien à l'autre dans une même portée,

  • L'immunisation de base se compose  donc de plusieurs vaccinations, le système immunitaire étant stimulé plus fortement lors d'un rappel  (2à 5 semaines d'intervalle )

Stratégie de vaccination en collectivité canine

Dr Samuel Buff

 

Vaccination et immunité de l'effectif

 

Pour décrire l’importance (la prévalence) d’une maladie dans un effectif à un moment donné, on utilise souvent l’image de l’iceberg : les animaux infectés inapparents (partie immergée) sont beaucoup plus nombreux que les animaux présentant des signes cliniques (partie émergée). Pour la plupart des agents pathogènes précédemment décrits, l’infection est le plus souvent passagère. L’intérêt de la vaccination est d’augmenter les défenses spécifiques de chacun des individus et de diminuer ainsi soit le nombre d’animaux infectés, soit le nombre d’animaux souffrant des conséquences cliniques de l’infection, ce qui revient en somme à « faire fondre l’iceberg ».

La loi de Charles-Nicolle énonce que le risque d’épizootie dans une population devient quasiment nul lorsque 70 à 80 % des individus de cette population sont correctement immunisés. Cela tient au fait qu’il y a moins d’individus infectés, donc moins de malades, moins d’excréteurs et moins d’individus réceptifs pouvant perpétuer l’infection. Ainsi, la probabilité qu’un agent infectieux en dose suffisante rencontre un individu sensible tend vers zéro dans un effectif dont la plus grande partie des animaux sont immunisés. On observera tout au plus quelques cas sporadiques.

 

Objectif de la vaccination des chiots

 

L’acquisition de l’immunité est un phénomène complexe qu’il est quasiment impossible de traduire en chiffres définitifs, qu’il s’agisse du nombre d’animaux protégés, de l’intensité de la protection ou de la durée de protection. Tout dépend de l’âge des animaux et de leur passé immunitaire, du pouvoir pathogène des souches qui circulent et du type de vaccin administré, sans compter les variations individuelles ; le tout évoluant dans le temps. Les données scientifiques présentées dans les chapitres précédents permettent cependant de faire un pari raisonné sur les différents paramètres.

Avant d’établir un programme de vaccination, le dialogue entre le vétérinaire et l’éleveur, ainsi que l’analyse approfondie de la situation sanitaire devront permettre de savoir lesquels, parmi les objectifs suivants, sont prioritaires.

 

Enrayer une épizootie (lutte en milieu infecté)

 

Ceci sous-entend qu’il y a eu des cas diagnostiqués dans l’élevage et qu’il s’agit de combattre une maladie clairement définie. L’un des moyens pour combattre notamment les maladies virales est la vaccination en milieu infecté. L’objectif est de réduire l’incidence de la maladie, sinon d’éradiquer l’infection.

Il est à noter que la vaccination en milieu infecté n’a pas de valeur curative, elle ne doit être mise en œuvre que sur les animaux encore sains.

 

Prévenir l’ensemble des maladies infectieuses pouvant atteindre l’élevage

 

Ceci sous-entend que l’élevage, a priori indemne de toute infection peut être confronté à l’ensemble des agents infectieux. C’est le cas pour des élevages ouverts sur l’extérieur : élevages-pensions, élevages d’effectifs très important à fort flux de reproducteurs, refuges, … L’objectif est alors moins précis, il s’agit d’augmenter de manière globale le niveau sanitaire, notamment par la vaccination. Il s’agit d’obtenir le plus grand nombre possible d’animaux ayant un taux de protection convenable.

 

Prévenir l’infection lors d’un événement ponctuel (expositions, ventes)

 

Le risque d’infection peut être faible tant que l’animal ne quitte pas l’élevage, et n’apparaître qu’au moment des premiers contacts avec l’extérieur, avec par ordre de risque croissant, la vente au particulier, la participation à des expositions, la vente à des plates-formes d’animaleries. Ces événements ont généralement lieu à l’âge de deux à trois mois. Même si l’éleveur n’a dans ce cas aucune prise sur le risque d’infection, l’apparition de maladies chez les chiots nuit à la réputation de son élevage. Les chiots sont également susceptibles d’infecter l’élevage après retour d’une exposition.

Il est utile de distinguer ces différents objectifs lors du dialogue avec le vétérinaire. Ceci permettra de faire la part des choses entre les efforts consentis pour maintenir l’élevage en bonne santé d’une part, et pour livrer des chiots robustes d’autre part. L’analyse des risques encourus aura également l’avantage d’ouvrir la discussion sur les autres moyens de prévention (déparasitage, hygiène, conduite d’élevage).

Il peut aussi être nécessaire de fournir des explications à l’acheteur, qui a souvent du mal à comprendre pourquoi de multiples injections ont été effectuées, et quelles injections restent à faire. La part des vaccinations entre l’éleveur et l’acheteur est une pierre d’achoppement fréquente dans la transaction, qui mériterait d’être plus souvent prise en compte dans la réflexion.

 

Stratégies de vaccination

 

Une fois définis la situation sanitaire, le risque infectieux encouru et les moyens de vaccination disponibles, il est possible d’établir un programme de vaccination en fonction de l’objectif visé. Il ne saurait être question ici de donner des protocoles définis, mais seulement des critères de choix quant aux vaccins à utiliser et aux rythmes d’injection.

 

Vaccination des mères

 

Dans tous les cas de figure, il paraît indispensable de vacciner les reproductrices. Celles-ci sont de préférence vaccinées peu de temps (2 à 4 semaines) avant la saillie. Si l’éleveur s’assure de la qualité de la première buvée pour chaque chiot, ceci permet de prévenir les infections néonatales et de couvrir le chiot dans les premières semaines de vie. La mère continue d’excréter des immunoglobulines (de type A sécrétoires) tout au long de la lactation, ce qui contribue en plus à la prévention des gastro-entérites infectieuses chez les chiots.

L’utilisation des vaccins conçus pour la vaccination sous immunité colostrale est possible chez la femelle reproductrice. En principe, ce type de vaccin devrait permettre une réponse immunitaire accrue chez la mère, et donc éventuellement une quantité supérieure immunoglobulines (de type G) transmises par voie colostrale. Cependant, aucune donnée expérimentale ne nous est actuellement connue pour étayer ces hypothèses.

 

Age de première injection

 

La vaccination des chiots est une étape cruciale pour leur assurer une jeunesse heureuse et une bonne santé.

Quand et comment vacciner un chiot demeure compliqué, et doit être adapté d’un animal à l’autre. Seul votre vétérinaire pourra assurer le choix du vaccin le mieux adapté pour vos chiots. Pour comprendre la vaccination des chiots, il est important de comprendre comment ils sont est protégés des maladies pendant les premières semaines de leur vie.

 

La protection des anticorps maternels.

 

Un chiot nouveau né n’est pas naturellement protégé des maladies. Cependant, il a reçu au travers du placenta des anticorps en provenance du sang maternel qui lui assurent une première protection. A un second niveau, l’immunité est assurée par les anticorps colostraux, c’est à dire issus du colostrum. Il est indispensable que le chiot absorbe suffisamment de ce premier lait au cours de ses premières 24 heures de vie, sans quoi il ne sera pas convenablement protégé contre les maladies : au delà de cette limite de 24 heures, la muqueuse digestive du chiot est naturellement renouvelée et ne laisse plus passer les anticorps maternel contenus dans le colostrum.

L’ensemble des anticorps ainsi absorbés par le chiot – via le placenta ou via le colostrum – constitue l’immunité première du chiot, basée sur les anticorps d’origine maternelle. Il convient de rappeler ici que les anticorps produits par la mère ne concerneront que des pathologies pour lesquelles elle a été convenablement vaccinée, ou encore les pathologies qu’elle aurait pu contracter à une autre période de sa vie.

Par exemple, une chienne non vaccinée contre la Parvovirose et n’ayant eu aucun contact avec cette affection, ne possèdera aucun anticorps dirigé contre la Parvovirose : elle ne pourra donc en transmettre à ses chiots ; ceux-ci seront donc très facilement susceptibles de développer une Parvovirose.

 

Fenêtre de sensibilité

 

L’âge auquel le chiot peut développer sa propre immunité est proportionnel à la quantité d’anticorps qu’il a reçu de sa mère. Un taux sanguin d’anticorps maternels élevé bloquera l’efficacité du vaccin. Lorsque ce taux chute naturellement, l’immunisation du chiot par un vaccin est alors possible. Les anticorps maternels circulent dans le sang du chiot nouveau-né pendant une période de quelques jours à quelques semaines.

La période durant laquelle le taux sanguin d’anticorps maternels est à la fois trop bas pour assurer la protection efficace du chiot, et trop haut pour autoriser la mise en place d’une immunité vaccinale, s’appelle « fenêtre de sensibilité ».

En dépit de toute vaccination, le chiot pourra, pendant cette période, contracter et développer n’importe quelle maladie.

 

Quand les chiots doivent-ils être vaccinés ?

 

La période de sensibilité est différente d’une portée à l’autre, mais également d’un individu à l’autre au sein d’une même portée. Une étude croisée sur différents chiots, visant à déterminer l’âge auquel ils sont capables de développer une protection vaccinale complète, montre que la notion de période de sensibilité est particulièrement importante :

·       à l’âge de six semaines, 25 % des chiots pourront être convenablement immunisés ;

·       à neuf semaines, c’est à dire au moment de la vente, cette proportion ne sera que de 40 % ;

·       ce pourcentage monte à 60 % à l’âge de seize semaines, et n’atteindra 95 % que lorsque les chiots auront dépassé l’âge de dix-huit semaines.

Toutefois, la proportion de chiots capables de développer une réponse immunitaire parfaitement satisfaisante sera considérablement augmentée dès lors le vétérinaire aura recours à un vaccin utilisable en présence de l’immunité colostrale (il s’agit là des toutes dernières générations de vaccins utilisables chez le chiot).

A défaut de pouvoir utiliser de tels vaccins, la plupart des spécialistes s’accordent à dire qu’il faudrait donc réaliser trois injections en primo vaccination, avant de répéter l’opération annuellement. Selon les cas, il sera parfois nécessaire de mettre en place un protocole plus complexe : seul votre vétérinaire pourra déterminer avec vous le choix le plus judicieux.

 

Rythme de répétition des injections sur l’ensemble des chiots

 

Comme nous venons de l’expliquer, il ne s’agit pas d’injections de rappels, mais d’injections répétées sur l’ensemble des chiots jusqu’à ce que le risque d’avoir un chiot non protégé soit nul. Cette stratégie est largement préconisée par les fabricants de vaccins, ceux-ci vérifiant systématiquement l’innocuité de tels protocoles. Faut-il faire des vaccinations toutes les semaines, tous les 15 jours, ou tous les mois ? Avec des vaccins adaptés à la vaccination sous immunité colostrale ou des vaccins « classiques » ? Outre les contraintes matérielles, il faudra tenir compte des objectifs de la vaccination et du contexte infectieux.

A partir de l’âge de 6 semaines, chaque injection suit la loi du « tout ou rien » : soit l’animal élabore une réponse (en 1 semaine), soit il ne répond pas à la vaccination. Ce sont les animaux qui ne répondent pas et qui sont à la limite du seuil de protection conféré par les anticorps d’origine maternelle qui poseront problème. En effet, ceux-ci risquent à très court terme de ne plus avoir de protection du tout, et ce jusqu’à une nouvelle injection de vaccin.

En milieu fortement infecté, le laps de temps entre deux injections doit donc être réduit au minimum, une limite inférieure raisonnable étant de 15 jours. Dans ces conditions, même si un animal est infecté, on ne risque pas l’épizootie dans l’effectif, car la plupart des autres animaux sont encore sous immunité maternelle ou déjà vaccinés.

Si l’élevage est moyennement exposé et que les adultes sont bien vaccinés, on peut envisager de ne répéter les injections que toutes les 3 ou 4 semaines.

Pour les chiots participant à une exposition, il est souhaitable d’effectuer une injection de vaccin conçu pour la vaccination sous immunité colostrale une semaine avant la manifestation.

Quelque que soit le protocole adopté, on ne protégera jamais tous les animaux pendant la période de 0 à 3 mois, l’âge de 2 mois étant particulièrement critique dans tous les cas cités.

 

Aspects pratiques et juridiques de la vaccination en élevage

 

D’un point de vue légal, les vaccins vétérinaires sont définis à l’article L607 du Code de la Santé Publique comme « Médicaments Vétérinaires Immunologiques ». Au titre de « matières virulentes et produits d’origine microbienne destinés […] à la prévention […] des maladies des animaux », ils font l’objet de dispositions réglementaires particulières (Art. L617-6 du CSP, Alinéa a) :

  •  il est interdit d’en importer à partir de pays tiers, sous peine d’amende ;
  • leur délivrance par un pharmacien n’est autorisée que sur présentation d’une ordonnance rédigée par un vétérinaire 
  • le vétérinaire lui-même n’a le droit d’en délivrer « qu’aux détenteurs des animaux auxquels il donne personnellement ses soins ou dont la surveillance de la santé lui est confiée » ; la rédaction d’une ordonnance est obligatoire, sauf dans le cas où le vétérinaire administre lui-même la prescription.

En somme, en élevage canin, le vétérinaire pourra prescrire des vaccinations exécutables par l’éleveur (sauf la vaccination antirabique), sous réserve qu’il ait rédigé une ordonnance et qu’il y ait indiqué très clairement :

  • le nom et la quantité de la spécialité prescrite ;
  • l’identité des animaux visés ;
  • le mode d’utilisation, en termes simples et précis.

L’éleveur devra cependant toujours conserver à l’esprit que l’injection d’un vaccin n’est pas toujours anodine, en particulier si l’on considère les risques d’accidents ou les effets secondaires éventuels.

Seuls les vaccins multivalents qui disposent d’une AMM peuvent être administrés en une seule injection. De même, certaines spécialités monovalentes d’un même laboratoire sont incompatibles pour l’injection dans la même seringue. En cas de doute, il convient de se renseigner auprès du laboratoire.

Les vaccins, qu’ils soient vivants ou inactivés, sont des produits biologiques : la date de péremption vaut pour les vaccins stockés à 4°C.

Le fait de remplir un carnet de vaccination engage, sur le plan commercial, celui qui exécute la vaccination. Pour des raisons de pharmacovigilance (qualité des lots mis sur le marché), il est essentiel de veiller à la bonne concordance entre les vaccins administrés et les vignettes collées dans le carnet.

L’identité de l’animal vacciné doit également figurer clairement sur le carnet pour éviter tout litige de nature commerciale : rappelons ici que pour les carnivores domestiques, le tatouage est obligatoire pour toute transaction ou cession à titre gratuit.

Dans le contexte de l’élevage d’animaux de race, ces détails peuvent prendre beaucoup d’importance : la signature et le cachet du vétérinaire qui exécute la vaccination engageront pleinement sa responsabilité …

 


 

Polémique

 

La vaccination est remise en cause. On se demande souvent :

  • Est-ce que la vaccination est là pour enrichir les laboratoires ?
  • Est ce toujours utile ?
  • Est-ce qu’on est protégé largement plus qu’on ne le pense (espacement des  vaccins préconisé)
  • Est-ce que la vaccination fragilise l’organisme au lieu de le  protéger ?
  • Est-ce que les campagnes anti-vaccins, ne seraient pas là pour entraîner les personnes à refuser les vaccins et se transformer en cobayes de  laboratoires pour savoir si ce que l’on fabrique actuellement est  toujours fiable et quels sont les transformations à apporter
  • Quels sont les risques encourus si un grand nombre de personnes (ou d’animaux) ne sont plus vaccinés ?
  •  En choisissant de faire ou de ne pas faire vacciner un enfant, est ce que  nous prenons la bonne résolution ?
  •  Des vétérinaires britanniques affirment que les propriétaires de chiens et de chats,  font faire chaque année  des vaccins inutiles et parfois dangereux. D’après eux : "l’immunité procurée par la vaccination dure bien plus longtemps que la durée indiquée (un an généralement). Ils accusent donc l’industrie pharmaceutique vétérinaire de « tromperie, fraude par omission et dol. » De nombreux vaccins dont ceux prescrits contre la maladie de Carré, la fièvre féline et la parvovirose seraient efficaces plus d’un an, parfois même… à vie. De plus, dans cette lettre, ils dénoncent des risques liés aux événements post-vaccinatoires, tels que les troubles auto-immunitaires, les infections passagères et même des risques de cancer chez le chat ! "
  • Des compagnies pharmaceutiques vétérinaires signalent  : "qu’à cause d’un manque de moyens dans leurs recherches, un vaccin ne peut garantir une immunité que pour une période limitée, généralement d’un an."
  • Intervet affirme de son côté : « Nous basons nos recommandations sur la science et à l’heure actuelle, la science nous dit que nous ne savons pas combien de temps dure l’immunité sur un individu en particulier. Nous savons par contre que certains animaux ont besoin d’être vaccinés plus souvent que d’autres, et les recommandations relatives à nos vaccins se basent sur ces animaux-là. »

 

  •  Aux Etats-Unis, l’Association Américaine Médicale Vétérinaire a publié une enquête  : Une mesure  du taux d’anticorps chez des chiens a été faite pour des vaccins contenant les valences suivantes :

    • Maladie de Carré,

    • adenovirus canin 1 (CAV1),

    • adenovirus canin 2 (CAV2),

    • parvovirus 

    • parainfluenza canine (CPIV).


Ils ont observé que la durée de protection de ces vaccins atteignait ou dépassait les 48 mois chez la majorité des chiens.

Quant aux passions déchaînées par les vaccins, voici ce qu'en dit Gérard : " il faut se rendre compte qu'il s'agit d'une mesure préventive. Fort heureusement, la plupart des personnes auxquelles on a administré ce médicament préventif qu'est le vaccin ne vont jamais connaître les maladies y correspondantes. Et là réside tout le problème; l'homme ne se rend vraiment compte de la chance qu'il a eu que lorsqu'il est directement confronté à une situation de crise. Or, le but de la vaccination est justement d'éviter ces situations de crises. Il va de soi que le vaccin, comme tout autre médicament car médicament il est, peut causer des complications; les fameux effets secondaires (adverse outcomes des auteurs anglais)."

 

Témoignages à propos de réactions post vaccinales

 

Ma chienne Léonberg a fait sa première crise d'épilepsie juste après le rappel de ses vaccins, elle avait 1an. Depuis, elle a des crises assez souvent et à chaque rappel, elle refait systématiquement une crise.

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Ma chienne a eu une réaction de type épileptique après son dernier vaccin. Elles se sont accélérées et intensifiées  de façon suffisamment grave pour que nous soyons obligés de la faire euthanasier. Je ne comprends pas car il n'y a pas de chien épileptiques dans sa lignée, du moins à ma connaissance. Mon vétérinaire m'a dit que cela n’a rien a voir avec le laboratoire mais c’est une réaction vaccinale qui peut arriver chez les humains comme chez les chiens.

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Après son rappel de vaccin, ma chienne a eu un comportement étrange. Elle s'est mise à boiter plus elle s'est couchée et elle tremblait de la tête aux pieds. Quand j'ai essayé de la faire lever, elle semblait paralysé sur un côté. Le lendemain il n'y avait pas de séquelles

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Après la vaccination contre la rage ma chienne a eu un choc anaphylactique, heureusement à quelques mètres de la sortie de chez le vétérinaire.

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Statistiques

en 2006

50% des chiens ne sont pas vaccinés

60% des chats ne sont pas vaccinés

il faut une couverture vaccinale de 70% pour éviter la réapparition de maladies et d'épizooties

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Dans son édition du 01/07/2006 le "Véterinary Record" présente les résultats d'une étude sérologique effectuée sur 26 chiens adultes régulièrement vaccinés

83% sont protégés contre la maladie de Carré plus d'un an après la vaccination

64% sont protégés contre la parvovirose plus d'un an après la vaccination

59% sont protégés contre la rage plus d'un an après la vaccination

certains sont protégés plusieurs années après la vaccination

 

FAQ

Question : peut on vacciner une chienne gestante?

Réponse : Voir Gestation  


Question : J’ai  acheté un chiot Léonberg en France (avec certificat de naissance) et il n’a pas de primo vaccination. Je viens de rechercher les textes de lois et si je trouve l’obligation d’identification ainsi que celle du départ après 8 semaines je ne trouve rien qui se rapporte à une obligation de vaccination  autre que la rage pour franchir les frontières à partir d’un certain âge. Il y a bien une responsabilisation du producteur pour les vices rédhibitoires mais rien pour la prévention (que cela soit pour le chien comme pour le chat) Avez-vous trouvé un texte de lois qui indiquerait l’obligation de la primo-vaccination avant 8 semaines ?

Réponse : Il n’y a en effet pas d’obligation légale à faire procéder à la vaccination des chiots avant leur départ. Seule demeure celle de procéder à l’identification des animaux, à la charge du cédant (qu’il s’agisse d’une vente ou d’un don).

Pour ce qui concerne les vices rédhibitoires, la responsabilité du vendeur s’entend pour une durée maximale de 30 jours suivant la vente, et suppose l’antériorité de la contamination par rapport à la vente. C’est la raison pour laquelle il existe un délai différent pour chacune des maladies infectieuses concernées au-delà duquel l’acheteur ne peut plus présumer que la maladie a été contractée à l’élevage. Ces délais sont aujourd’hui si courts (ils correspondent à la durée minimale d’incubation) que certains vendeurs ne voient pas d’intérêt à faire vacciner leurs produits, … et considèrent avec attention les économies réalisées par rapport au risque encouru. C’est purement mercantile, … mais il n’est pas toujours possible d’aller contre la nature humaine.


Question : Les vaccins de mes chiens ne sont pas à jour : Est-ce que je peux faire vacciner  mon mâle qui a été très fatigué par le vermifuge, ma femelle qui va être saillie bientôt et est-ce que je peux leur faire faire aussi la rage ou il vaut mieux attendre?

Réponse : Je pense que vous pouvez effectivement attendre 1 petite semaine avant de faire vacciner le mâle. Le mieux serait toutefois de traiter tous les chiens avec de l’ascapipérazine (par exemple ASCATENE comprimés) avant de les faire vacciner pour éviter que l’organisme ne soit « spolié » par les parasites et que la réponse immunitaire soit moins bonne… Pour la gestation, en principe,  il n’y a aucun risque à faire un vaccin maintenant ou plus tard (c 'est à dire pendant la gestation). Pour la rage non plus mais votre vétérinaire le décidera en fonction de l'état général des animaux.


Question : Quand un chien est petit, le vétérinaire peut il donner une dose plus faible de vaccin?

Réponse : Il n’est pas vrai qu'un chiot de petite race puisse recevoir une moindre dose vaccinale que le chiot de grande race. Quelle que soit leur taille, la dose à administrer est la même si l’on veut obtenir une immunité satisfaisante.


Question : Quand la vaccination devient-elle efficace ?

Réponse : Le vaccin ne protège pas immédiatement. Les antigènes administrés doivent être reconnus, puis le système immunitaire doit les mémoriser. Dans la plupart des cas, la protection ne démarrera pas avant le cinquième jour post-vaccination, et il faut généralement quatorze jour pour que cette protection soit correcte. Plusieurs injections sont en général nécessaires à la mise en place d’une immunité complète. D’autre part, les vaccins vivants modifiés et ceux administrés par voie intra-nasale permettent une mise en place plus rapide de l’immunité.


Question : Pourquoi certains vaccins « rendent-ils malades » ?

Réponse : De nombreux animaux contractent, malgré la vaccination, la pathologie pour laquelle ils sont vaccinés. On parle alors de défaut de réponse vaccinale : il s’agit en fait non pas d’un problème lié au vaccin, mais plutôt d’un incompétence du système immunitaire face au vaccin.

Le parvovirus constitue un parfait exemple de ce problème. Comment est il possible qu’un chiot vacciné puisse développer et mourir de parvovirose ? En fait, l’incompétence du système immunitaire (incapacité à répondre de façon satisfaisante) procède de plusieurs origines telles que l’interférence avec les anticorps maternels, le nombre insuffisant de cellule immunitaire, des troubles génétiques, voire des problèmes liés au vaccin lui-même.

La plupart du temps, il s’agit d’une interférence liée aux anticorps maternels : le chiot était en période de sensibilité.


Question : Peut-on vacciner un animal malade ou convalescent ?

Réponse : Seul le vétérinaire peut choisir en fonction des risques et des bénéfices possibles de la vaccination. Après un examen clinique détaillé, voire des analyses complémentaires, il adoptera la meilleure décision. De plus, la valeur d’un symptôme est différente entre un chiot et un adulte. Pour ce dernier, une pathologie respiratoire superficielle sans fièvre, une diarrhée sans déshydratation ou encore une pathologie cutanée sans trouble immunitaire ne constituent généralement pas un obstacle à la vaccination.


Question : La vaccination d’un chien traité aux corticoïdes est-elle efficace ?

Réponse : Un traitement court, à faible doses de glucocorticoïdes (comme la prédnisolone), n’entrave généralement pas la prise vaccinale. Un animal traité à fortes doses de glucocorticoïdes, dans le cadre d’un traitement immunosuppressif, ne répondra pas correctement à la vaccination et verra même les risques de complications liés à l’utilisation d’un vaccin vivant atténué augmentés.


Question : Pourquoi fait-on plusieurs injections lors d’une primo vaccination ?

Réponse : Pour obtenir la meilleure réponse immunitaire, un animal doit généralement recevoir une primo vaccination basée sur deux (ou trois) injections de vaccin espacées de deux à quatre semaines. Cette primo vaccination « imprègne » le système immunitaire et les rappels annuels ne font que maintenir cette « imprégnation » en renforçant la réponse immunitaire. Si la période entre les deux injections de primo vaccination est augmentée sensiblement, le système immunitaire sera mal « imprégné », et si les rappels annuels sont irréguliers, la réponse immunitaire sera très largement diminuée. Ainsi, si le protocole vaccinal fait état d’un retard de deux à trois mois, ou encore si le statu vaccinal du chien est inconnu (absence de carnet de vaccination), l’attitude la plus raisonnable sera de réaliser une primo vaccination sérieuse : deux injections espacées de deux à quatre semaines.


Question : Peut-on renouveler la vaccination d’un animal qui a déjà fait une réaction post vaccinale importante ?

Réponse : Dans ce cas la décision est individuelle : l’ampleur de la réaction, les risques, l’âge et le statu de santé de l’animal, le risque d’exposition à la maladie, sont autant de facteurs à évaluer pour décider.

Par exemple, un adulte toujours correctement vacciné, vivant en appartement, sans aucun contact avec d’autres congénères, et ayant présenté une réaction vaccinale importante, pourrait ne plus être vacciné pour la Maladie de Carré.

Si par contre l’exposition à une maladie particulière devient importante, on pourra être amené à renouveler la vaccination. Il est alors préférable d’utiliser des vaccins monovalents à trois semaines d’intervalle, et plutôt une forme intra-nasale qu’un vaccin vivant atténué, si c’est possible.

Il est évident que dans tous les cas, seul le vétérinaire sera à même de réaliser cette vaccination : dès lors qu’il aura été prévenu de l’existence d’une telle réaction post-vaccinale, il pourra gérer au mieux les risques : la mise en place d’un cathéter intra-veineux pour la réalisation d’un éventuel traitement d’urgence, ou bien l’administration d’anti-histaminiques avant l’injection vaccinale pourront être nécessaires. Enfin, la surveillance de l’animal (monitoring cardiaque, par exemple) pourra durer de trente minutes à une demi journée selon les cas.


Question : Existe-t-il une meilleure méthode pour administrer un vaccin ?

Il faut avant tout se conformer aux indications du fabricant, la zone d’injection est en général clairement spécifiée. Les vaccins à application intra nasale ne doivent jamais être injectés, et les injectables ne doivent jamais être administrés dans les yeux, le nez ou la bouche. Il est préférable lorsque c’est possible de choisir un vaccin intra nasal plutôt qu’un injectable. D’autre part, lorsque cela n’est pas prévu par le fabricant, il ne faudra pas mélanger des vaccins différents : il faudra donc les administrer séparément, en des points distincts.


Question : Existe-t-il un type de vaccin meilleur que les autres ?

Réponse : Le type optimum dépend de la situation. En général, l’immunité induite par un vaccin vivant atténué se développe plus rapidement et avec plus de force qu’avec un vaccin tué. D’autre part, les nouveaux vaccins recombinants induisent moins de réactions post vaccinales, tant en fréquence qu’en intensité.

 


Question : Quel est le taux réel des réactions secondaires vaccinales chez les chiots en général?  Quels sont les effets de la stérilisation sur les réponses immunitaires ? 

 

Réponse : Voici un article concernant les effets de la stérilisation sur les réponses immunitaires.


Adverse events diagnosed within three days of vaccine administration in dogs.

(Moore GE, Guptill LF, Ward MP, Glickman NW, Faunt KK, Lewis HB, Glickman LT.
Department of Veterinary Pathobiology, School of Veterinary Medicine, Purdue University, West Lafayette, IN 47907-2027, USA.)

OBJECTIVE: To determine incidence rates and potential risk factors for vaccine-associated adverse events (VAAEs) diagnosed within 3 days of administration in dogs. DESIGN: Retrospective cohort study. ANIMALS: 1,226,159 dogs vaccinated at 360 veterinary hospitals. PROCEDURE: Electronic records from January 1, 2002, through December 31, 2003, were searched for possible VAAEs (nonspecific vaccine reaction, allergic reaction, urticaria, or anaphylaxis) diagnosed within 3 days of vaccine administration. Information included age, weight, sex, neuter status, and breed. Specific clinical signs and treatments were reviewed in a random sample of 400 affected dogs. The association between potential risk factors and a VAAE was estimated by use of multivariate logistic regression. RESULTS: 4,678 adverse events (38.2/10,000 dogs vaccinated) were associated with administration of 3,439,576 doses of vaccine to 1,226,159 dogs. The VAAE rate decreased significantly as body weight increased. Risk was 27% to 38% greater for neutered versus sexually intact dogs and 35% to 64% greater for dogs approximately 1 to 3 years old versus 2 to 9 months old. The risk of a VAAE significantly increased as the number of vaccine doses administered per office visit increased; each additional vaccine significantly increased risk of an adverse event by 27% in dogs < or = 10 kg (22 lb) and 12% in dogs > 10 kg. CONCLUSIONS AND CLINICAL RELEVANCE: Young adult small-breed neutered dogs that received multiple vaccines per office visit were at greatest risk of a VAAE within 72 hours after vaccination. These factors should be considered in risk assessment and risk communication with clients regarding vaccination.

 

 

Effectivement, les auteurs rapportent que « les chiens stérilisés (gonadectomisés) ont 27% à 38% plus de chances que les chiens intacts de faire une réaction au vaccin (réactions allergiques, urticaire, choc anaphylactique) dans les 3 jours suivants la vaccination ».

 Toutefois , les auteurs de ce travail rapportent  également un taux de 38,2 réactions pour 10000 vaccinations, qui peut à mon avis être considéré comme suffisamment robuste aux vues du nombre de cas étudiés (3439576 doses administrées) et de la durée de l’étude (3 ans d’observation après la vaccination). Au bilan, l’on peut effectivement considérer que les risques sont particulièrement FAIBLES et  que les laboratoires qui conçoivent les vaccins ont bien étudié leur dossier. Il y a bien d’autres traitements pour lesquels le taux d’effets indésirables est largement supérieur !

... Que la proportion d’incidents soit supérieure chez les animaux stérilisés par rapport à ceux qui ne le sont pas n’a plus guère d’importance. Toutefois, l’on peut se poser la question de savoir si l’augmentation de l’incidence des réactions post-vaccinales est réellement liée à la stérilisation, ou si elle n’est pas liée à l’induction antérieure d’une anesthésie (j’entends par là qu’elle pourrait être liée au fait que l’animal n’est plus « pharmacologiquement naïf » à partir du moment où il a subit une intervention chirurgicale – quelle qu’elle soit).


Question : Pourriez vous confirmer que chez le chien se dessine de plus en plus ce que l'on sait depuis quelques temps chez l'homme, à savoir que les intervalles entre les rappels (annuels à l'heure actuelle) tendent à s'espacer du point de vue scientifique; c'est ainsi que la vaccination contre la Parvovirose protègerait pendant 7 ans environ à condition d'utiliser le vaccin vivant atténué. Je rappelle que chez l'homme (le système immunitaire devrait être sensiblement le même si je ne m'abuse?), les intervalles suite à une vaccination adéquate sont de l'ordre de 10 ans et que dans le cas particulier de la vaccination antitétanique, les preuves se condensent de plus en plus que la protection serait alors acquise pour toute la vie vu la ré immunisation due à l'interaction avec la nature (terre du jardin; promenades; etc.).Qu'en est-il des effets adverses tel que. dépression (paradoxale) de l'immunité?

Réponse : Pour répondre convenablement à la  question, il convient de prendre en compte le contexte épidémiologique : en particulier, l’animal vacciné sera-t-il exposé prochainement à l’agent pathogène ?

 Si l’on prend le cas du chien de Mme JEVISSEULEALACAMPAGNE, il y peu de chance que l’animal soit exposé à un parvovirus dans les mois qui viennent, en particulier si la propriétaire ne possédait pas de chien auparavant, et s’il n’y en a pas dans le voisinage immédiat : dans ce cas là, les seules sources de contamination possibles sont les visiteurs qui viennent avec leur propre chien (porteur sain, … sinon éventuellement malade) ou ceux qui viennent de passer dans un élevage contaminé, qui ont traîné sur un salon vente de chiots et qui n’ont pas pris la précaution de changer de vêtement avant de venir la voir, …

Le chien de Mme JEVISSEULEALACAMPAGNE ne sera donc quasiment jamais exposé au virus ; tout au plus le jour où il aura l’occasion de se balader en ville, là où d’autres chiens ont eu l’indélicatesse de laisser une trace de leur passage (trace potentiellement contaminée et contaminante). Dans de telles conditions, la protection vaccinale classique sera largement suffisante, et le rythme de renouvellement de la vaccination (injection de rappels) pourrait être espacé…

Néanmoins, il conviendra de se souvenir de la prévalence globale de l’affection concernée sur le territoire concerné : ainsi, les recommandations qui peuvent être faites aux USA ne sont pas nécessairement les mêmes que celles que l’on pourrait préconiser en Europe (en France, ou dans certains pays de l’Est, en Vendée ou en Région Rhône Alpes). Si l’on considère le cas d’un parvovirus, le risque me paraît de nouveau suffisamment important pour qu’il ne soit pas acceptable de négliger la vaccination ; la situation n’est pas la même pour une hépatite de Rubarth (que l’on ne rencontre presque plus aujourd’hui). Avec le même raisonnement, le législateur considère désormais qu’une vaccination anti-rabique n’est plus obligatoire en France (pays officiellement reconnu indemne), alors qu’elle est toujours obligatoire et nécessaire pour raisons de santé publique dans d’autres pays d’Europe.

 Si l’on considère maintenant le cas d’un chien récemment acheté par Mr JAIUNGRANDCHENIL, le risque d’exposition au parvovirus est particulièrement important. Il n’existe presque plus de collectivités canines (élevages amateurs, passionnés ou professionnels) ou de rassemblements de quelque nature que ce soit (expositions, séances de travail) dans laquelle il ne soit pas possible de mettre en évidence une circulation de parvovirus… TOUS possèdent une souche ou une autre qui résiste dans les coins humides, dans la terre, dans les anfractuosités d’un muret, … si ce n’est sous l’état de virus à l’intérieur d’un chien suffisamment bien portant pour résister plus ou moins à la maladie.

Le chiot que l’on introduit chez Mr JAIUNGRANDCHENIL devra posséder des défenses immunitaires irréprochables au moment de son introduction dans l’élevage, sous peine de développer rapidement une maladie. L’espacement des vaccinations chez ce chien, comme chez tous les autres qui vivent ensemble, peut entraîner une diminution suffisante du niveau de protection pour permettre l’expression de la maladie chez l’un d’entre eux.

A partir de ce moment, c’est la catastrophe qui s’installe : le premier chien commence à faire une diarrhée, expulse dans le milieu extérieur une quantité astronomique de virus, et contamine l’ensemble de ses congénères… Si ceux-ci pouvaient jusque là résister à un niveau de contamination ambiant faible (généralement parfaitement contrôler par des mesures d’hygiène appropriées), ils ne peuvent plus aujourd’hui contenir le développement de la maladie. Très vite, l’ensemble de l’élevage de Mr JAIUNGRANDCHENIL souffrira des conséquences parfois mortelles d’une telle affection, sans parler des conséquences économiques à plus long terme…

En matière de parvovirose, j’aurais tendance à préconiser un rappel à 6 mois pour les chiots vivant en collectivités et à maintenir un rappel annuel sur les adultes. En matière de maladie de Carré, je reste persuadé qu’il est encore utile de prendre les mêmes précautions, tandis que pour l’hépatite de Rubarth, force est de constater que la situation (au moins en France) a suffisamment bien évolué ces dernières années. Pour d’autres affections (leptospirose, tétanos, toux de chenil, … il convient d’étudier le problème au cas par cas)…

 N’oublions pas non plus que ces préconisations dépendent également de la nature des vaccins employés : les vaccins atténués (c'est-à-dire vivants) permettant le développement d’une immunité généralement meilleure que celle obtenue avec des vaccins tués. Dans le même ordre d’idée, un chiot qui aurait survécu à une parvovirose n’aura très probablement jamais besoin d’une vaccination, la qualité de sa réponse immunitaire étant incomparablement meilleure que celle que l’on obtient avec toute forme de vaccination actuellement… Malheureusement, la protection offerte par les vaccins actuellement commercialisé ne concerne qu’une seule (parfois 2) des 3 souches de parvovirus connues (CHV2, CHV2A et CHV2B). Hors, on rencontre aujourd’hui de plus en plus souvent en collectivités la seule souche qui n’est pas utilisée dans les vaccins. De fait, la protection dite « croisée » (celle qui permet de reconnaître un virus de la famille des parvovirus, mais pas forcément de le type CHV2, CHV2B et CHV2A, un peu comme si vous reconnaissiez une voiture d’un camion, sans pouvoir faire la différence entre une marque ou une autre) permet de limiter l’infestation (« Aujourd’hui, on filtre toutes les voitures allemandes ») sans pour autant garantir une protection complète (« Chef, c’est une BMW ou bien c’est une FIAT Toledo ? » - si votre douanier ne voit pas suffisamment clair, il y a des chances qu’une erreur apparaisse : le vaccin anti-CHV2 laissera de la même façon passer un virus CHV2B ou un virus CHV2A, même si la plupart du temps, il considèrera que ce sont bien tous des virus de la famille CHV…).

 Il existe également des « vaccins » qui permettent tout juste une stimulation du système immunitaire ou dont le niveau de protection est parfaitement insuffisant. C’est le cas pour la leptospirose (2 sérovars vaccinaux – ceux qui sont dangereux pour l’homme – mais un peu plus de 400 sérovars rencontrés sur le terrain, et une réponse immunitaire limitée à moins de 6 mois le plus souvent) ou l’herpes virose (la vaccination n’empêche ni la contamination, ni le portage chronique du virus)… Lorsque le risque est grand, il convient de prendre suffisamment de précautions. C’est ainsi que pour la rage, nous considérons que le risque de contamination existe chez tous les étudiants vétérinaires (un chien qui mord, un chat qui griffe, c’est vite arrivé au cours d’une consultation, surtout quand le manque d’expérience est flagrant, … et personne ne sait a priori si l’animal est parfaitement sain). Afin de ne prendre aucun risque (je rappelle si besoin était que la rage est SYSTEMATIQUEMENT mortelle lorsque le diagnostic est posé – signes cliniques), la vaccination anti-rabique est rendue obligatoire pour tous les étudiants vétérinaires, et les vaccinations de rappels sont prévues régulièrement. Néanmoins, un contrôle sérologique est réalisé tous les 1 à 5 ans selon les personnes concernées, de façon à vérifier si le taux d’anticorps qu’ils possèdent est encore suffisant avant que l’injection de rappel ne soit éventuellement réalisée. Cette procédure est lourde, mais elle a l’avantage de limiter le nombre de vaccinations au strict nécessaire. Elle a l’inconvénient pour la sécurité sociale d’être naturellement plus onéreuse que l’injection d’une dose vaccinale… Mais aucun risque n’est pris : ni pour le patient au moment de réaliser un vaccin qui n’est pas forcément nécessaire à ce moment là, ni pour le risque de développer une maladie mortelle chez un patient dont le niveau d’anticorps serait devenu insuffisant (contrôles suffisamment rapprochés).

Vous comprendrez aisément qu’il n’est le plus souvent pas envisagé de procéder de la sorte pour nos animaux, sinon d’un point de vue technique, au moins pour des raisons financières. En effet, rien (ou presque) ne vous empêche de demander un titrage des anticorps anti-carré, anti-parvo, anti-hépatite, anti-… pour vous assurer préalablement que le niveau de protection de votre animal est encore suffisant pour lui épargner l’administration inutile d’une dose vaccinale… Vous pouvez également choisir d’oublier cette possibilité et de retenir celle qui consiste à lui offrir une protection suffisante, pour un certain coût. Le débat est ouvert, … mais il faut également bien avoir conscience qu’il convient d’assumer les conséquences financières des choix qui sont réalisés. Samuel (2005)

 


Question : A la suite d'une vaccination, ma chienne a une grosse boule au dessus de l'omoplate. J'ai deux avis vétérinaires  : le premier dit qu'elle fait une réaction à l'injection, comme de nombreux chiens, et il propose de l'opérer. le deuxième dit aussi que c'est une réaction, mais qu'il ne faut pas opérer, il suffit juste de faire une ponction, donner des antibios et tout doit disparaître. Donnez moi votre avis, merci  beaucoup

Réponse : cela va vous faire un troisième avis!.

Les Léos font très facilement une réaction aux produits des piqûres ou à la façon dont elles sont faites. Cela peut aller d’une boule de dimension moyenne à la dimension d’un œuf. Souvent on peut frictionner avec de l’alcool . Il faut compter environ 1 mois pour que tout se résorbe. Quelquefois, cela se transforme en abcès, mais tout se répare très bien.


Question : que vous pensez du vaccin avant les 6 à 8 semaines ??? mon vétérinaire  préconise de  faire vacciner les chiots avant la date réelle(15 jours)  ce qui fait que le jour du vrai vaccin celui se diffuse et se met en place beaucoup plus rapidement que ceux qui vaccine à date normale

Réponse : La vaccination doit toujours être réalisée « EN FONCTION DU CONTEXTE ». Il est ainsi parfois utile d’anticiper la date de vaccination classiquement proposée pour apporter une meilleure protection aux chiots. Cette démarche doit néanmoins être à la fois REFLECHIE (quel est le contexte, quels sont les avantages et les risques ?...) et jamais utilisée « simplement pour faire comme chez le voisin, ou comme la dernière fois ».


Question : Les chiots vaccinés à 8 semaines doivent avoir un rappel dans les 3-4 semaines suivant la primo-vaccination. Pendant ce laps de temps peuvent ils être socialisés tout en évitant certains endroits plus " à risque " que d'autres?.

Réponse :

Il ne faut pas oublier  que des chiots vaccinés à 8 semaines, sur lesquels un rappel a été réalisé 3 à 4 semaines plus tard ne sont pas systématiquement protégés. Pour ceux qui ont bénéficiés d’un transfert d’immunité colostrale important, il y a de fortes chances que le taux d’anticorps persistant à 12 semaines soit encore suffisamment important pour limiter la réponse vaccinale des chiots… L’expérience montre alors que ces chiots en grandissant développent souvent une parvovirose aux alentours du 5e-6e mois, tout simplement parce que le niveau de protection offert par le vaccin était insuffisant. C’est l’une des raisons pour lesquels il est parfois conseillé de renouveler un rappel vers le 4e-5e mois afin de s’assurer d’une parfaite protection des individus qui sont plus exposés au virus (chiots vivant en collectivités, quelque soit leur taille).

Paradoxalement, à vouloir trop bien faire, les chiots issus d’une mère parfaitement protégée sont peut-être ceux qui sont les plus sensibles aux environ du 6e mois…

En plus de cela, il apparaît aujourd’hui que les parvovirus les plus souvent isolés en collectivité ne sont plus ceux que l’on rencontrait autrefois. Aujourd’hui, il est fréquent d’identifier un CPV2B alors que les vaccins n’offrent pas une réelle protection contre cette souche (CPV2 dans les vaccins)… On observe ainsi de plus en plus souvent des parvoviroses non vaccinales sur des individus parfaitement vaccinés. Samuel (2005)

 


Question : J'aimerais avoir votre avis à propos de la primo-vaccination : toux de chenil et parvovirose à 6 semaines. Mon vétérinaire est passé à la maison pour les faire aujourd'hui. Les chiots ont 43 jours. Je sais que les vétérinaires ne sont pas d'accord entre eux. Certains sont pour et d'autres non.

Réponse :  le rapport spécial de l'American Animal Hospital Association (AAHA),  organisation qui publie aux USA les recommandations sur la vaccination  canine (le dernier officiel datant de 2003; le suivant sera publié en  2006, suite aux recommandations élaborées cette année) recommande fortement la primovaccination du chiot en matière de parvovirose (la première entre 6 et 8 semaines avec un rappel entre les semaines 9 et 11  et un autre entre les semaines 12 et 14). Par contre, les études semblent  démontrer une inefficacité du rappel annuel; la vaccination du chiot lui  conférerait une protection jusqu'à l'âge de 7 ans, mais uniquement dans le  cadre du vaccin vivant atténué et non pas de son homologue inactivé. La  recommandation propose un rappel tous les 3 ans. L'industrie recommande  néanmoins un rappel à un an(intérêt pécunier?).Quant à la toux de chenil, dont l'agent est entre autres le Bordetella  Bronchoseptica (un autre agent en est le virus parainfluenza du chien); la  vaccination n'est pas systématiquement recommandée. L'indication en  serait  donc réservée à des chiens à risque voire même à haut risque. En effet,  d'une part, cette vaccination serait responsable d'une affaiblissement du  système immunitaire du chien et d'autre part, il s'agit d'une maladie de  l'appareil respiratoire supérieur qui est auto-limitante (comme la grippe pour l'homme sain)et qui habituellement guérit d'elle-même dans le cas  d'un chien en bonne santé par ailleurs. Enfin, il existe un traitement  antibiotique très efficace pour Bordetella Bronchoseptica. Comme cette  vaccination perd son efficacité après un an, il faut bien entendu  revacciner tous les ans si on veut avoir une protection immunitaire.

Parmi les vaccins hautement recommandés par l'AAHA figurent:

  • La rage

  • la parvovirose

  • l'hépatite (canine adenovirus-2)

  • la maladie de carré (canine adenovirus-2)

En tout cas, les vaccinations pourraient remplir des pages et des pages de commentaires; j'ai essayé de réduire au maximum. Gérard (2005)

2ème réponse :

Les commentaires de Gérard sont intéressants, mais ils ne tiennent malheureusement pas compte de tous les aspects de la vaccination chez l’animal de compagnie ou le chiot issus d’un élevage… Néanmoins, comme il l’indique fort justement, « les vaccinations pourraient remplir des pages et des pages de commentaires ». Cette remarque signifie avant tout qu’il n’est pas possible de résumer ici ce qui est enseignau cours des 5 années d’études d’un vétérinaire, …

Toutefois, je vous propose d’apporter quelques nuances qui me paraissent utiles. 

La vaccination doit avant tout tenir compte de ce que l’on appelle le contexte « épidémiologique », c'est-à-dire de la nature des risques encourus par l’animal, en fonction de son âge, son milieu d’origine, sa destination, … et la nature des agents infectieux auxquels il sera exposé.  

  • On ne vaccine pas de la même façon un chiot destiné à vivre seul, chez une grand-mère qui vit isolée en pleine campagne, … et celui qui sera amené à côtoyer régulièrement d’autres chiens, éventuellement contaminés, en particulier lors de regroupements divers tels que des manifestations canines (expositions, journées de travail, salons vente, …).
    La situation pourrait être comparée à celle que l’on rencontre chez l’homme pour qui l’on ne propose une vaccination contre la fièvre jaune que lorsque certains voyages sont envisagés. Il est inutile de procéder à la vaccination de chaque enfant si un départ pour les tropiques n’est pas envisagé : cela coûterait trop cher au contribuable et serait parfaitement inutile pour tous ceux qui ne rencontreront a priori jamais l’agent pathogène correspondant.
    De la même façon, un chiot qui n’est pas destiné à une exposition à Bordetella bronchiseptica ne sera pas redevable d’une vaccination régulière pour la toux de chenil… A l’inverse, celui qui vivra en collectivité mériterait une attention plus particulière sur ce point (le risque de transmission étant alors considérablement augmenté).

     
  • On ne vaccine pas de la même façon un chiot et un animal adulte, un jeune chien en croissance et un chien qui a atteint l’âge raisonnable des vétérans. Chez l’homme, la situation est comparable avec celle de la grippe pour laquelle la vaccination systématique d’un individu adulte en bonne santé n’est pas nécessaire. A l’inverse, celle des personnes âgées est préférable, en particulier si l’on tient compte du fait qu’à partir d’un certain âge, les défenses immunitaires sont moins performantes, les capacités de l’organisme à soutenir la fatigue causée par le virus sont amoindries, … le risque de « conséquences funestes » devient de plus en plus présent.

     
  • Le vétérinaire devrait également tenir compte du passé vaccinal de la mère lorsqu’il conçoit un protocole vaccinal pour un chiot. Ainsi, il cherchera à limiter les interactions entre les anticorps d’origine maternelle (ceux qui sont présent chez la mère du fait de sa propre vaccination et qui son transmis au chiot lors de la prise de colostrum – la première tétée) et ceux qui devraient se développer chez le chiot du fait de sa propre vaccination. Ce point est primordial car c’est sur lui que repose la qualité de la protection du chiot dans sa première année de vie. Ainsi, lorsqu’une vaccination est réalisée trop précocement chez un chiot dont la mère est convenablement protégée, la réponse vaccinale sera insuffisante s’il a bien tété sa mère à la naissance. S’il n’a pas convenablement tété sa mère, ou bien si celle-ci n’était pas suffisamment protégée, le chiot ne possèdera que très peu d’anticorps d’origine maternelle : il y aura donc peu d’interférences avec la réaction vaccinale, le niveau de protection du chiot sera d’emblée meilleur…
    Sur cette règle générale viennent aussi se greffer des modulations liées à la nature biologique des réponses observées : la nature n’est pas le reflet d’une science exacte pour laquelle les effets d’une action sont systématiquement prédéterminés. Ainsi, pour un même contexte vaccinal, on sait que moins de 56% des chiots vaccinés à 8 semaines uniquement seront totalement protégés, que moins de 76% des chiots vaccinés à 12 semaines seulement seront totalement protégés, … et qu’il faut attendre 16 semaines pour protéger convenablement plus de 90% des chiots avec une seule vaccination… Ces données doivent également être modulées en fonction du vaccin utilisé (souche et formulation, en particulier).
    Si dans certains contextes, une réponse vaccinale de 56% est jugée satisfaisante, elle peut s’avérer insuffisante dans un contexte d’exposition aux agents pathogènes différent. Tout l’art du vétérinaire est de concevoir un protocole qui permette de répondre à ces différents points : quelle protection, pour quelles maladies, pour quel animal, pour quel avenir … et quels risques d’exposition ultérieurs…

  

Pour ce qui concerne la Parvovirose, rappelez vous également qu’il n’existe aujourd’hui plus aucune collectivité (petite ou grande, propre ou salle) qui ne soit pas touchée (le virus y circule en continu dans l’année). La vaccination doit donc être envisagée avec précautions, très attentivement, … mûrement réfléchie, sous peine de se trouver un jour ou l’autre confronté à une explosion de la maladie ; elle sera SYSTEMATIQUEMENT accompagnée de mesures d’hygiène adaptées (nettoyage ET désinfection régulières). En effet, l’un ne peut être envisagé sans l’autre… Samuel 

 

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