Vaginites

 

 

Rétrospective de l'élevage du Pli du Soleil

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Problèmes du système reproducteur de la femelle

 

Métrites, vaginites, pyomètres.....

 

Définition

  • Vaginite : inflammation du vagin

  • Métrite : inflammation de l’utérus

  • Pyomètre à col fermé : accumulation de pus dans l’utérus

  • Pyomètre à col ouvert : accumulation de pus dans l’utérus avec écoulement à la commissure vulvaire

Causes

  • Quelques semaines après les chaleurs de la chienne

  • Après une mise bas

  • Germe responsable : Escherichia coli

Symptômes

Le chien n'est pas obligé d'avoir tous ces symptômes.

  • Pertes vulvaires purulentes

  • Mauvaise odeur

  • Hémorragie utérine

  • Abattement

  • Vomissement

  • Anorexie

  • Le chien boit beaucoup

  • Douleur abdominale

  • Utérus dilaté

  • Ventre gonflé

  • Fièvre

Témoignage

 

Tendresse a un pyomètre à col ouvert

Ualougo a un pyomètre à col ouvert

 

Diagnostic et examens complémentaires

 

  • frottis

  • Palpation abdominale

  • Radiographie

  • Echographie

  • Endoscopie vaginale

  • Analyses sanguines. un nombre élevé de neutrophiles peut traduire une infection  (valeur moyenne 60-75%)

  • Cytologie vaginale

  • Analyses urinaires

 

Traitements

Divers traitements sont possibles

  • Traitement chirurgical : ovariohystérectomie

  • Traitement médical :

    • Antibiothérapie (en général, insuffisant)

    • prostaglandines

    • aglépristone ( Alizine)

Complications

 

FAQ

 

Question :  Est-il fréquent d'avoir un pyomètre sans fièvre et sans augmentation de la soif. Ma chienne est soignée pour une hypothyroïdie, elle a été en chaleurs il y a deux mois. Depuis quelques jours elle ne mange plus et a des pertes blanchâtres à la vulve. Les examens de sang montrent une forte anémie, des leucocytes très augmentés et d'autres valeurs très mauvaises. Dans un premier temps elle est sous perfusion, car son état ne permet pas d'opération. Le vétérinaire craint que l'infection ne cache un hémangiosarcome ou autre tumeur. Les yeux sont enfoncés et le poil vraiment vilain.

Réponse : Voici un tableau résumant les principaux signes cliniques associés, ou prétendument associés, au pyomètre chez la chienne :  

écoulement vulvaire 65-98%
dépression, léthargie >75%
anorexie 65-75%
polyurie 5-30%
polydypsie 30-50%
état fébrile <6%

 Vous constaterez qu’il est rarement observé d’augmentation de la température corporelle, et que l’augmentation de la prise de boisson (polydypsie) est moins souvent observée que l’augmentation de la fréquence des mictions (polyurie)… Lorsque le pyomètre se développe et que le col de l’utérus est ouvert, l’état général est rarement altéré et les pertes vulvaires sont abondantes. Dans le cas contraire, lorsque le col reste clos, le développement du pyomètre se fait sans modification de l’état général jusqu’au moment où l’on observe une altération brutale de celui-ci avec instauration d’un état de choc. Ce phénomène est observé lorsque l’accumulation de toxines bactériennes au sein de l’utérus ne peut plus être jugulée par l’organisme qui décompense alors brutalement. Le pronostic vital est alors rapidement compromis et nécessite une prise en charge thérapeutique (médicale ou chirurgicale) rapide de l’animal !...

 Si une perfusion et une antibiothérapie adaptée sont rapidement instaurées (c'est à dire dès que l’animal est présenté en consultation), l’insuffisance rénale observée ne nécessite pas systématiquement que l’intervention chirurgicale soit entreprise le jour même et peut être reportée au lendemain sans risque pour le patient. Cette temporisation permet parfois de récupérer des constantes suffisamment stable pour que l’anesthésie soit envisagée avec un meilleur pronostic. La leucocytose est parfois impressionnante, mais en dessous de 26000 blancs, l’antibiothérapie n’est pas strictement nécessaire. Des protocoles de traitement strictement médical  ont d’ailleurs été évalués sans antibiotique lorsque la leucocytose n’était pas trop importante. De la même façon, l’atteinte rénale qui est observée correspond en fait à une situation très particulière liée à la présence des toxines bactériennes. Il ne s’agit donc pas d’une véritable insuffisance rénale au début, … qui disparait dès lors que le traitement par perfusion est instauré.  

Je croise les doigts pour que le tableau clinique de votre chienne ne se dégrade pas dans les prochaines heures, et que les troubles associés (hypothyroïdie) ne viennent pas empêcher l’instauration d’une thérapeutique efficace. Samuel


Question : ma chienne est thyroïdienne, elle est sous traitement et je n'envisage pas de la faire reproduire. Elle a fait un pyomètre 2 mois après ses chaleurs. J'ai préféré un traitement plutôt qu'une stérilisation comme me le conseillait mon vétérinaire. Maintenant elle va mieux. Mes amies me disent que j'aurais dû la faire stériliser parce que cela va recommencer aux prochaines chaleurs. Qu'en pensez vous?

Réponse : La stérilisation permet de régler définitivement le problème du pyomètre. Si un traitement médical est instauré parce que l’état de santé ne permet pas d’envisager une anesthésie avec un pronostic de réveil suffisant, il faut savoir que le taux de réussite est d’environ 80% et que le risque de récidive du pyomètre lors des prochaines chaleurs est supérieur à 70%... En effet, le pyomètre se développe toujours à partir d’un déséquilibre entre les hormones (œstrogènes et progestérone) produites par l’ovaire. Si l’utérus peut effectivement être médicalement purgé du pus qu’il contient, le traitement ne modifie en rien le comportement de l’ovaire : au cycle suivant, le déséquilibre ayant conduit au développement du pyomètre précédent sera toujours présent ! Le mieux consiste donc à faire stériliser la chienne dès que son état le permet. Samuel


Question : Ma femelle  a été saillie. Echo  chez mon véto avec vieil appareil donc 2 visites pour être sûr

  • à 30 jours : des ampoules grosses et des petites
  • à 38 jours : les ampoules ont grossies mais le véto dit qu’elles sont vides.  Le taux de progestérone est à 48,5

La résorption  c’est quand il n’y a plus d’ampoules ? Les ampoules vides cela existe ?

Réponse : Lorsqu’il y a résorption embryonnaire, on observe en premier lieu un comblement de l’ampoule fœtale avant qu’elle ne disparaisse. L’observation d’une image liquidienne qui augmente en taille avec le temps est plutôt compatible avec une dilatation pathologique de l’utérus (hydromètre ou pyomètre). Il me semble souhaitable que la chienne soit présentée en consultation pour un autre avis, en particulier si l’on observe une altération de son état général… Samuel


Question : La chienne fait un pyomètre.  Elle a été mise sous alisine  et elle a évacué beaucoup de saletés. Elle va mieux maintenant. Est-ce que son avenir de reproductrice est en jeu ? Faudra-t-il une intervention chirurgicale ? etc……

Réponse : Le développement d’un pyomètre est directement dépendant d’un dysfonctionnement ovarien. Celui-ci persiste malgré le traitement… Ce qui signifie que si l’on peut effectivement préserver l’utérus avec un traitement à l’aide d’aglépristone (Alizine®) associée avec des prostaglandines, le risque de récidive n’en demeure pas moins extrêmement élevé. Il convient donc de mettre systématiquement à la reproduction toute chienne qui aurait été traitée médicalement pour un pyomètre, à moins d’assumer – pour elle – le risque de complications lors des prochains cycles… ou de la faire stériliser Samuel


Question : Ma chienne en était à 2 mois après ses chaleurs quand elle a eu de pertes abondantes de couleur noire et vert foncé . Mon vétérinaire l'a opéré en urgence d'un pyomètre et a trouvé un avorton décédé. Pourtant à l'écographie, elle était vide. Vous avez une idée?

Réponse : Un pyomètre en même temps qu’une gestation ? Particulièrement surprenant quand on sait que la gestation protège justement l’utérus contre le développement d’un pyomètre… Par contre, les pertes décrites correspondent parfaitement à celles qui peuvent être observées lors du décollement placentaire précédent un avortement (ou une mise bas d’ailleurs). Sans analyse, la cause de l’avortement restera indéterminée. Samuel


Question : je suis la propriétaire d'une Léo de bientôt 3 ans mais qui n'a fait que 2 fois ses chaleurs. Entre les premières et les deuxièmes, une pause de dix mois c'est écoulée. Dois-je compter sur le même délai pour les prochaines chaleurs, ou dois-je m'y attendre plus tôt. Ya -t-il un risque pour la santé de ma chienne? Quel est votre avis à ce sujet ?

Réponse :

J’ai discuté de votre question avec Samuel , voici  une interprétation de ce qu’il m’a répondu :

il n'y a pas de raison particulière à ce que le cycle soit régulier à 10 mois, plutôt qu'à 7 mois... Il n’y a aucun moyen de dire si ce sera le cas ou non.  Il ne faut pour autant pas s'inquiéter de cet intervalle pour la chienne, cela ne peut que diminuer les risques de tumeurs mammaires ou de métropathies.

Une chienne qui fait des chaleurs tous les 7 mois produit 70 à 80 jours de Progestérone, c'est à dire qu'elle passe près d'un 1/3 de sa vie sous progestérone. Hors la Pg est promoteur de cancers, qu'elle soit d'origine naturelle ou externe : c'est l'imprégnation en progestérone qui crée le risque de tumeurs

Pour les pyomètres, c'est la fréquence des cycles qui prédispose au problème. Quand la chienne ovule, la progestérone produite conduit au développement d'un pyomètre: Plus les chaleurs sont fréquentes, plus l'utérus est sensibilisé par les œstrogènes produits par l'ovaire. Les chiennes qui font des chaleurs tous les 4 mois sont très exposées!: De même que les chiennes qui prennent de l'âge, puisque l'ovaire a tendance à fonctionner de façon plus irrégulière ou anarchique C'est pour cela que l'on considère qu'une chienne de plus de 6 ans à un risque de développer un pyomètre de 60% des cas pour chaque cycle... 

Question : ce que vous venez d'écrire, est-ce valable pour tous les mammifères ou uniquement pour nos chiens domestiqués ? Est-ce que cela est valable par exemple pour les loups ?

Réponse : Cette remarque n’est vraie que pour les canidés,… sauvages y compris – ex. les loups. En ce qui concerne les autres mammifères, il ne peut y avoir de report complet de ces observations. Toutefois, le rôle promoteur de cancers des progestagènes semble confirmé dans de nombreuses espèces lorsque les doses utilisées sont importantes. Pour ce qui concerne l’hyperplasie glandulokystique et son évolution en pyomètre, il s’agit d’une particularité de la chienne : dans toutes les autres espèces, les pyomètres sont d’origine infectieuse exclusivement. Samuel


Question : 2 mois après ses chaleurs, ma chienne a eu un écoulement vulvaire très épais. 2 jours après, elle n'avait plus rien et cela sans traitements particuliers à part un nettoyage externe de la vulve. Une analyse a été faite et je vous envoie les résultats.

Réponse : Il s’agit d’une pousse poly-bactérienne (Strepococcus canis, Enterococcus faecium, E. coli & Bacille corynéforme), qui confirme l’absence d’affection particulière. C’est une flore bactérienne normale, … pour laquelle aucun autre traitement ne doit être envisagé. Samuel


 

Question : Je viens de recevoir les résultats pour ma chienne qui a fait une infection après la saillie : Isolement de Streptococcus canis et d'Escherichia coli (2 souches) Est-ce que c'est courant chez les chiennes ? et d'où cela provient -il ? Sinon, elle va bien et n'a plus de pertes visibles

Réponse : Escherichia coli, streptocoques, staphylocoques…  sont des bactéries « banales » de la flore vaginale.

Je mets quelques liens :

Je suppose que cela peut proliférer lorsque les conditions d’hygiène ne sont pas au top lors d’une insémination, ou lorsqu’il y a une irritation ou une blessure ou lorsque le chien est stressé…..

Je sais que pour les chiots, nous pouvons les contaminer si nos mains ne sont pas très propres (attention aux enfants qui sortent des toilettes sans se laver les mains, c’est redoutable sur une portée !!)  Bernadette 2007


Question : Ma chienne a eu des pertes gluantes mais pas de fièvre ni de mauvaises odeurs. J'ai pensé qu'elle commençait une vaginite, mon vétérinaire a aussitôt parlé d'un pyomètre parce qu'elle en est à 2 mois après ses chaleurs. Il n'a rien vu à la radio ni à l'échographie mais il voulait faire une ovariectomie le lendemain. J'ai refusé et il m'a donné pour un mois d'antibiotique. Je n'ai rien donné et j'ai consulté un autre vétérinaire qui a fait analyser un prélèvement des pertes. Conclusion : Il s’agit d’une pousse poly-bactérienne (Strepococcus canis, Enterococcus faecium, E. coli & Bacille corynéforme), qui confirme l’absence d’affection particulière. C’est une flore bactérienne normale, … pour laquelle aucun autre traitement ne doit être envisagé, simplement un nettoyage externe de la vulve et surveiller la température. Elle n'a plus rien . Savez vous ce qui s'est passé?

 Réponse : Je ne sais malheureusement pas pourquoi elle a eu ces pertes que je n’ai jamais eu l’occasion d’observer moi-même. Peut-être s’agit-il d’un résidu de macération des écoulements utérins qui s’accumulent parfois dans le vagin pendant les chaleurs, … ou bien les pertes qui sont généralement constatées 10-15 jours après l’accouplement. La chienne a peut être une conformation vulvaire plutôt « obstruée », je ne vois qu’une telle stagnation possible, … et un défaut d’évacuation pendant ou après les chaleurs. Samuel (2009)


Question : Sur une femelle saillie il y a  25 jours environ, il est facile de faire la différence, à l’échographie, entre un pyomètre ou une gestation ?

Réponse : Oui dans la très grande majorité des cas… Les seules exceptions sont liées à un matériel désormais désuet, mais parfois encore utilisé par certains vétérinaires plus habitués à une pratique rurale que canine : dans ces cas, il n’est pas toujours évident de faire la différence entre une gestation et certaines hyperplasie glandulokystiques de l’endomètre susceptibles d’évoluer vers un pyomètre. Samuel (2005(


Question : J'ai adoptée 2 chiennes de 2 mois. Pour l'instant elle ne sont ni vaccinée, ni traitée contre puces et tiques, ni vermifugées. Le particulier qui les avait n'a pas jugé bon de le faire. Je cherche 1 véto qui puisse venir chez moi car je ne peux me déplacer. A ce jour aucun véto n'a accepté de le faire.

Le problème c'est que j'ai constaté par hasard que l'une d'entre elle présente au niveau de la vulve un liquide un peu épais blanc voir jaunâtre et je me demande si elle n'aurait pas 1 infection vaginale ou urinaire.

Elle n'a pas l'air de se plaindre ou de souffrir et ce liquide n'a pas l'air de couler mais ça m'inquiète . Que puis-je faire en attendant de trouver 1 véto qui accepte de s'occuper d'elle????Merci de me répondre rapidement

Réponse: En attendant de trouver un vétérinaire, vous pouvez nettoyer la partie externe avec de la bétadine diluée.

Il est compréhensible que le vétérinaire ne se déplace pas pour voir 2 chiots Il vaut mieux que la visite se fasse dans son cabinet qui est équipé pour faire des examens plus approfondis si nécessaire. Par exemple, pour vos 2 chiennes il faudra qu’il vérifie par des analyses s’il s’agit d’une simple cystite de jeune chienne ou si cela a déjà évolué, faute de soins, vers une pathologie plus grave. Il faudra aussi qu’il vaccine  et identifie les 2 chiennes car c’est obligatoire.

Pour allez chez le vétérinaire, vous avez peut être des voisins qui pourraient vous rendre ce service ou la personne qui vous a donné les chiots, ou autrement vous prenez un taxi.


Question : je crois que ma chienne Léonberg (8 ans)  fait une métrite. Je l'ai retrouvée avec du sang plein la culotte. Mon vétérinaire l'a mise aussitôt sous antibiotiques et il fera une échographie demain.. Il me dit qu'une opération n'est pas urgente mais qu'il vaudrait mieux y penser  Pourriez vous me donner des renseignements sur cette maladie?

Réponse : 

  • Si l’utérus s’avère dilaté à l’échographie, c’est qu’il s’agit d’une accumulation de pus, donc d'un pyomètre. Le traitement antibiotique ne permettra jamais seul de régler le problème mais il permet d’éviter la septicémie.

  • S’il n’y a aucune dilatation de l’utérus, le pronostic est bon. Il s’agirait d’une vaginite particulièrement importante, à moins qu’il ne s’agisse d’une infection du tractus urinaire.

A son âge, le recours à la chirurgie paraît souhaitable, car les risques de récidive à chaque période de chaleurs sont grands. Néanmoins, si son état général ne permet pas d’envisager une anesthésie sans trop de risque, une préparation médicale peut être envisagée. Elle consiste à « purger » l’utérus d’une partie de son pus, tout en soutenant les fonctions vitales de l’animal (perfusion pour l’élimination des toxines bactériennes et antibiothérapie concomitante).

Votre vétérinaire est le mieux placé pour le diagnostic différentiel des affections possibles et pour vous proposer la solution la plus adaptée car il connaît bien votre chienne.
 


Question : Ma chienne a une métrite mucomètre sans fièvre, sans infection, son utérus est de taille normale. On pourrait la soigner par un traitement , mais j'ai opté pour l'intervention.

Réponse : Puisqu’il n’y a pas de pus, il s’agit bien d’un mucomètre ou un hydromètre… S’il n’y a pas à vraiment dire d’urgence à intervenir, le recours à la chirurgie est en effet le plus raisonnable. En effet, ces accumulations liquidiennes dans la lumière de l’utérus évoluent le plus souvent vers le processus infectieux, c'est-à-dire le pyomètre. A partir d'un certain âge, il est plus raisonnable de prévenir toute récidive plutôt que de traiter médicalement presque à chaque cycle.


Question : ma chienne a été stérilisée à 7 mois, elle a 4 ans et elle a toujours eu un peu de pertes et elle attire les mâles. Mon vétérinaire me dit qu'il s'agit d'une vaginite persistante liée à la stérilisation

Réponse :   Si la chienne a été stérilisée alors qu’elle présentait une vaginite (même modérée, voir infra clinique), il n’est pas exclu que celle dont elle souffre depuis si longtemps soit tout simplement la même qui est désormais chronique… D’autre part, si elle souffre d’une maladie, il n’est pas exclu non plus que ses défenses immunitaires soient suffisamment diminuées pour l’empêcher de se défendre d’une petite infection vaginale… d’où la chronicité de la vaginite 


Question :Je viens d'emmener ma chienne chez le vétérinaire, elle est en chaleur depuis un certain temps avec des pertes très abondantes. Je trouve  qu'elle sent mauvais. elle boit beaucoup mais mange bien .A par cela c'est la pleine forme. Le vétérinaire soulève la queue verdict : métrite!!

Trois traitements sont possibles selon lui :

  • Antibiothérapie: 20% de chance de guérison

  • Alysine70% de chances de  guérison mais coût très élevé

  • Opération ovariohystérectomie: la meilleure solution selon lui car ma chienne fera systématiquement des métrites à chaque chaleur, mais elle risque d'y rester pendant l'opération.

Comme elle n'a pas de fièvre, mange bien, et est en forme nous essayons les antibiotiques.

Le vétérinaire nous précise bien en partant qu'il est persuadé que nous allons revenir rapidement pour l'opération car selon, lui la situation va empirer. Je vous laisse imaginer dans quel état d'esprit nous nous trouvons. Je tiens à préciser qu'il n'y a eu aucun examen de fait pas même une palpation.

Avez vous eu déjà ce genre de soucis? Quelle en a été l'issue?

Réponse :

S’agit-il d’une métrite ou d’un pyomètre ? Les métrites sont caractérisées par une inflammation de l’utérus, sans accumulation liquidienne à l’intérieur. Elles ne peuvent être différenciées de la simple vaginite que par la réalisation d’une échographie ou d’une endoscopie vaginale (ce dernier examen est d’ailleurs le seul qui permette le véritable diagnostic). Un pyomètre est caractérisé par une accumulation de pus dans l’utérus, associé ou non à un écoulement à la commissure vulvaire (on parle alors de pyomètre à col fermé ou ouvert). Le diagnostic de certitude est obtenu par échographie (une radiographie ou une bonne palpation abdominale orientent toutefois le plus souvent le vétérinaire sur la bonne piste…). Ces deux affections sont généralement observées après les chaleurs, mais lorsqu’elles s’accompagnent d’une hémorragie utérine, les pertes observées peuvent facilement prendre l’aspect de celles d’une chienne en chaleurs…

 

Le traitement chirurgical est le plus simple à proposer car il permet de traiter le problème et d’éviter toute forme de récidive… Malheureusement, il suppose que la chienne n’était pas destinée à reproduire : difficile de faire des chiots quand on n’a plus d’utérus. L’alternative consiste à administrer des molécules qui permettent l’évacuation de l’écoulement purulent. L’antibiothérapie seule est généralement insuffisante (les concentrations d’antibiotique obtenues localement, c'est à dire dans l’utérus, sont trop souvent insuffisantes). Les résultats sont alors très décevants.

Il existe pourtant aujourd’hui des possibilités de traitement en associant des prostaglandines (molécules qui vont permettre l’évacuation des sécrétions utérines en augmentant les contractions de l’organe) et un compétiteur de la progestérone (la diminution de l’activité de la progestérone induit très rapidement - 24 à 36 heures - l’ouverture du col de l’utérus ; si celui-ci était déjà ouvert, le traitement assure le maintien de cette ouverture pendant près d’une semaine, ce qui permet l’utilisation des prostaglandines). Les résultats sont de l’ordre de 80 à 90%...

 

Attention néanmoins : s’il s’agit d’un pyomètre, il faut bien avoir conscience que le taux de récidives est très important. En effet, les disfonctionnements ovariens qui sont à l’origine des pyomètres chez la chienne ne sont pas pour autant traités. Aux chaleurs suivantes, si la chienne n’est pas mise à la reproduction (si elle n’est pas gestante), elle a toutes les chances de refaire un pyomètre…

Prenez rendez vous avec un autre vétérinaire qui confirmera ou non le verdict de celui là  Samuel (2004)

 

Complément d'information : Nous avons demandé conseil à un deuxième vétérinaire :

Palpation, échographie, endoscopie vaginale, numération formule sur place. Verdict: VAGINITE

Donc lavement vaginal avec antibiotique  local, traitement homéopathique PVB de BOIRON, et  nous avons continué les antibiotiques prescrits.  il aurait été préférable de  faire un antibiogramme pour être sur de l'antibiotique  mais c'était trop tard, ... Mais il y avait peu de chance que le germe en cause soit résistant, d'après le vétérinaire.

Ma chienne est  guérit  !


Question : ma chienne fait un pyomètre, elle a été mise sous alizine et elle a évacué beaucoup de saletés. Elle va mieux maintenant. Est-ce que son avenir de reproductrice est en jeu ? Faudra-t-il une intervention chirurgicale ?

 Réponse : Le développement d’un pyomètre est directement dépendant d’un dysfonctionnement ovarien. Celui-ci persiste malgré le traitement… Ce qui signifie que si l’on peut effectivement préserver l’utérus avec un traitement à l’aide d’aglépristone (Alizine®) associée avec des prostaglandines, le risque de récidive n’en demeure pas moins extrêmement élevé. Il convient donc de mettre systématiquement à la reproduction toute chienne qui aurait été traitée médicalement pour un pyomètre, à moins d’assumer – pour elle – le risque de complications lors des prochains cycles…


Question : En parcourant votre site, j'ai mal compris une phrase...N'y aurait-il pas un mot qui serait passé à la trappe?"Il convient donc de mettre systématiquement à(l'écart de?) la reproduction toute chienne qui aurait été traitée médicalement pour un pyomètre, à moins d’assumer – pour elle – le risque de complications lors des prochains cycles…" Le cas échéant excusez moi du dérangement.

Réponse : Non, il n’y a pas d’erreur sur la nécessité de faire reproduire les chiennes qui ont été traitées médicalement dès le cycle suivant. Si elles ne sont pas gestantes, elles risques de redévelopper un pyomètre (pour chaque cycle). Il faut donc bien avoir en tête cette contrainte avant d’envisager la mise en œuvre d’un traitement exclusivement médical au lieu d'une ovariohystérectomie. Parfois, le traitement médical permet d’envisager plus sereinement la chirurgie et sera donc proposer pour limiter dans un premier temps les complications anesthésiques en particulier sur des chiennes fortement affaiblies.


Question : une chienne peut-elle développer un pyomètre avant ses premières chaleurs ? Je croyais que non, et vous précisez bien que le pyomètre se développe après.

Réponse : Le pyomètre est généralement une affection des chiennes qui prennent de l’âge. En fait, le pyomètre ne se développe que s’il y a un dysfonctionnement de l’ovaire (production d’œstradiol excessive dans le temps associée à une augmentation physiologique ou non de la sécrétion de progestérone). Hors, ces dysfonctionnements sont particulièrement fréquents chez les chiennes âgées (près de 60-70% des cycles après 6 ans). Mais le raccourci consistant à dire que les pyomètres n’existent que chez les vielles chiennes est faux… Au moment des premières chaleurs par exemple, il n’est pas rare que la mise en place de la cyclicité se fasse de façon délicate. Par exemple, les pertes pourront être anormalement longues, même si elles sont plutôt discrètes : un tel cas de figure correspond typiquement à une sécrétion d’œstradiol mal contrôlée… et plutôt prolongée dans le temps. C’est normal chez une jeune chienne, mais cela peut se traduire parfois par un pyomètre.

De la même façon, la plupart des gens considèrent que le pyomètre est toujours observé 6 à 8 semaines après les chaleurs. C’est vrai dans la majorité des cas, mais cela n’est pas systématique. Des pyomètres ont été décrits jusqu’à 16 semaines après l’œstrus précédent, tout comme d’autres ont été observés pendant la période de transition entre l’œstrus et le metoestrus (c'est à dire dès la fin des chaleurs)…Samuel (2004)


Question :  En médecine, en matière de d'endométrite ou de pyométrite humaine la meilleure antibiothérapie risque fort d'être sans effet thérapeutique SANS évacuation du pus et éventuellement de l'organe purulent car détruit en grande partie ...Qu'en est il en médecine vétérinaire?

Réponse : Chez la chienne, la réalisation d’un prélèvement des secrétions purulentes ne pose généralement pas de problème, sauf éventuellement lorsque l’on a affaire à un pyomètre à col fermé. Malheureusement, la mise en œuvre d’un traitement local (drainage de l’utérus, infusion d’antibiotique par voie trans-cervicale – c'est à dire les voies naturelles ; … relève de techniques aussi délicates à réaliser que l’insémination intra-utérine

Au-delà, il faut bien se rendre compte que l’accumulation de pus observée sur les pyomètres est parfois spectaculaire : il n’est pas rare que la masse de l’utérus engorgé représente 20 à 30% du poids corporel de l’animal. Même si le spectre de l’antibiotique utilisé est compatible avec le profil de résistance du (rarement des) germe(s) rencontré(s), le facteur de dilution de l’antibiotique administré même localement est si important que l’on n’arrive jamais vraiment aux concentrations efficaces. Le problème est le même avec les bovins : lors de métrites aiguës, seul le drainage s’avère efficace, les antibiotiques ne servent pas vraiment à grand-chose, sinon à faire « satisfaire » à l’éleveur… à lui donner le sentiment que le traitement proposé est bien le bon. Là encore, le recours aux prostaglandines est souvent envisagé, mais une évacuation par rinçage (il est cette fois ci rendu possible par la taille du col dont l’ouverture permet le passage du bras du vétérinaire) est parfois préférable. Chez la jument, on utilise souvent l’ocytocine qui est paradoxalement efficace. Je dis « paradoxalement » parce que normalement, chez les mammifères, cette molécule ne devrait pas entraîner les contractions que l’on observe chez la jument (l’ocytocine est alors administrée par voie intra utérine).

A chaque espèce un traitement adapté à l’étiologie et à la physiopathologie de l’affection rencontrée. Même s’il existe de nombreuses similitudes, en particulier sur les mécanismes d’action des agents pathogènes ou des molécules que l’on utilise, il y a parfois des différences sensibles qui modifient considérablement la stratégie à mettre en œuvre. Samuel (2004)

 

 

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